« Ces sur réaction peuvent effectivement entraîner des raidissements et je pense à nouveau que la laïcité n’en sortira pas gagnante. »
Vous semblez répéter cette affirmation comme pour vous en persuader vous-même.
Pour ma part, je pense que toute attaque contre la laïcité l’a renforce inexorablement en démontrant, du simple fait qu’elle existe (l’attaque), le besoin incontournable d’un état laïc ferme sur ses principes. En effet, quel besoin une religion aurait-elle de s’attaquer à la laïcité sinon pour investir l’espace politique où elle n’a rien à faire, et par là même, chercher à s’imposer à ceux qui la rejètent, à ceux qui n’en ont cure ou à ceux qui en on une autre ?
Il y a des systèmes politiques qui obligent à se taire. Il y a des systèmes politiques qui obligent à approuver. Il y a des systèmes politiques qui n’obligent à rien du tout. Tu peux penser et dire ce que tu veux, personne n’en a rien à foutre, autant pisser dans un violon. C’est un système du troisième type, celui où nous sommes aujourd’hui et qui n’est pas limité à la France.
Non. L’athée ne croit pas. Pour lui il n’y a pas matière à croyance. (L’athéisme n’est donc pas une croyance parmi les autres. Ne pas croire, ce n’est pas croire à quelque chose. Ou alors, les mots n’ont plus de sens.)
L’agnostique ne croit pas non plus, mais il se demande tout de même s’il n’y a pas matière à croire. A mon sens cette position bien inconfortable n’est pas tenable. Cette interrogation suffit en elle même à en faire un croyant. Un croyant qui refuse de se voir comme tel, certes, mais un croyant quand même. Mieux vaut pour lui de faire le pari de Pascal.