Vous avez raison. Renvoyer quelques pauvres hères issus d’un pays dans le chaos est bien lamentable.
Les réfugiés venus de pays en guerre ont toujours représenté des flux très faibles, ils étaient jusqu’alors acceptés sans problèmes. La stratégie de Chirac visait à isoler le FN, celle de Sarkozy cherche à le phagocyter. Cela a fonctionné pour les présidentielles mais plus aujourd’hui.
Les électeurs FN se sont éloignés de Sarkozy et ce gouvernement a réussi l’exploit de placer les thèmes de l’extrème-droite au centre du débat politique dans une fuite en avant où les plus « droitistes » de l’UMP rivalisent de bêtise. Cela ne profite ni à l’UMP qui perdra les régionales, ni à la gauche empêtrée dans un débat qui n’est pas le sien, seul le FN se refait une santé.
Je pense à cette amie, née dans un Vietnam en guerre, revenue au Pakistan où ses parents meurent, arrivée en France vers 1980 sans parler un mot qui a appris le français en 6 mois, fait une licence d’anglais et une formation technique de bon niveau. Elle a aujourd’hui une famille, un bon métier, la nationalité française ( acquise difficilement), ce parcours serait-il possible actuellement ?
Le meilleur spécialiste sur la question est andré Chervel. Lire son ouvrage : L’Orthographe en crise.Et si l’Histoire montrait le chemin ? ed Retz 2008 79p 4,5 euros. Et aussi : Histoire de l’enseignement du français du XVII au XX, ed Retz, 2006,831p, 46 euros. Cet agrégé de grammaire, docteur ès lettres a prouvé que l’orthographe s’est fossilisée au XIXème quand elle est devenue l’instrument de la promotion de l’instituteur. Jusqu’à la fin du XVIIIème, les auteurs usaient d’une très grande liberté avec l’orthographe, on pouvait trouver un mot écrit de 3 ou 4 manières différentes dans un même texte sans que cela choque les lecteurs.
Il propose la suppression des consonnes inutiles pour la prononciation comme c’est déjà le cas dans les langues romanes voisines ( espagnol, portugais, italien, roumain), la suppression des lettres grecques quand la prononciation le permet ( y, h après les t ou les r , le ph ), enfin que tous les noms et adjectifs prennent un s au pluriel à l’exception des mots qui se terminent déjà par un s un x ou z.
Je fréquente épisodiquement ce site depuis 2007 et j’ai vu et lu bien des choses que vous auriez du mal à imaginer. L’auteur ne diffame personne, il se contente de reprendre un article complotiste, en critique quelques passages afin d’illustrer son propos. Où est le problème ?
En fait, cela fait probablement plaisir à Manfred qui a là une bonne occasion de répondre alors que ces écrits ne méritent pas toute cette publicité.
Votre demande d’excuse ressemble un peu trop à celle d’un aîné soucieux d’intimider un jeune coq qui l’exaspère. Sur le fond de l’affaire, vous avez tout faux.
Je ne vois pas ce qu’il y a de scandaleux à critiquer les écrits d’un autre auteur à partir du moment où la critique possède un lien avec le sujet de l’article.
Quant à celui qui proclame que c’est la première fois que cette chose arrive, cela prouve seulement qu’il fréquente le site depuis peu.
Le début est très mauvais. Imputer à la démocratisation de la culture la bonne santé de la théorie du complot n’a pas de sens, de plus votre datation après 68/ Giscard ne correspond à rien. Tout cela suinte un peu trop le mépris facile à la Finkelkraut d’un auteur trop content d’être à Louis le Grand.
La suite s’avère meilleure et vous remarquez à juste titre que le phénomène est ancien.
Les rumeurs et les théories de complots ne sont pas plus nombreuses qu’auparavant, l’Histoire savante en relate des milliers. Ces faits sont simplement plus repérables grâce à internet et à la multiplication des moyens de communication.
La théorie du complot comporte plusieurs avantages : elle donne une explication simple et globale à des phénomènes complexes, elle permet de fédérer rapidement ses adeptes, elle soude et rassure des groupes minoritaires. C’est aussi une vision du monde libérale qui ne croit qu’à l’action des individus, néglige les groupes sociaux et les mouvements de longue durée.
La démocratisation s’est accompagnée d’une montée sans précédent de l’individualisme dans les sociétés occidentales, croire que l’on a raison seul contre tous, développer une pensée paranoïaque est somme toute, une posture contemporaine que l’élévation du niveau moyen de la scolarité n’explique en aucun cas.