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Pierre-Alexandre Xavier

Pierre-Alexandre Xavier

Editeur pour la jeunesse, rédacteur et essayiste spécialisé dans les sujets de société, je travaille sur les nombreuses révolutions numériques qui bouleversent les médias traditionnels.

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  • Premier article le 24/10/2008
  • Modérateur depuis le 29/10/2008
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Derniers commentaires



  • Pierre-Alexandre Xavier Pierre-Alexandre Xavier 10 septembre 2009 14:30

    Personne ne frappe sur le mauvais clou et pour ainsi dire, personne ne frappe sur aucun clou...

    La numérisation ne va pas s’arrêter. Même si la Communauté Européenne venait à faire volte-face et à s’opposer à la numérisation, cela n’arrêtera pas la numérisation. Google poursuivra sa course. Seuls les pays qui se seront opposés verront leur patrimoine prendre un retard considérable et continueront de courir devant la locomotive.
    Le problème que j’évoque est la lâcheté, disons le tout net, des groupes d’édition français et plus généralement occidentaux, face à l’hégémonie grandissante de Google sur le droit d’auteur. Car je soupçonne les grosses maisons d’espérer que Google torde le cou aux auteurs en créant une concurrence directe, sauvage et ouverte entre eux, tout en préservant les droits d’exploitation des éditeurs. Et c’est ce que Google propose de manière assez directe sans même mettre de formes. Mais le prix à payer est l’abandon des circuits classiques de distribution et de diffusion. Et ça les grosses boites d’édition ne sont pas prêtes à lâcher car elle constitue l’essentiel de leurs marges.



  • Pierre-Alexandre Xavier Pierre-Alexandre Xavier 10 septembre 2009 12:22

    Merci pour ces compléments utiles.



  • Pierre-Alexandre Xavier Pierre-Alexandre Xavier 10 septembre 2009 12:19

    Je suis tout à fait d’accord. On peut se demander pourquoi Google ne fait pas comme les boites de nuits et ne produit pas sa propre littérature. Mais la réponse est assez évidente.
    En revanche, je crois que l’extension du français dans le monde n’est en aucun cas dû à Google et que l’intégration des ouvrages de la BNF ou d’autres collections ne changera pas cela. Google fait essentiellement la promotion de la pensée et de la littérature anglo-saxonne. C’est le modèle économique qui veut ça.



  • Pierre-Alexandre Xavier Pierre-Alexandre Xavier 1er septembre 2009 14:59

    @Deneb
    Vous n’envisagez que le côté utilisateur. De l’autre côté, il y a l’auteur.
    Dans l’ordre :
    — Google n’a jamais dit qu’il mettait en ligne l’intégralité des ouvrages, bien au contraire. Relisez à ce propos son accord innovant avec les éditeurs.
    — Vous imaginez des sites miroirs mais cela n’a jamais été la politique de Google et ce serait contre-productif en termes de performances. Google n’a jamais eu intérêt à dupliquer ses services. C’est un concentrateur autant qu’un agrégateur.
    — La BNF est nulle pour le surfeur. Elle est à peine utile au chercheur. Je ne compare pas. Et oui, l’hyperchoix tue le choix autant qu’une position dominante conditionne l’ensemble du marché et des pratiques de ce marché. Et pour ce qui est de la pluralité, lorsque la Chine demande à Google (et aux autres) de censurer chez eux un certain nombre de fils d’actualités, de livres, de blogs, de sites... Google s’exécute.
    — La propriété intellectuelle est par essence immatérielle et elle a toujours eu un sens. Les éditeurs et les groupes médias l’exploitent depuis plus d’un siècle sans pour autant qu’ils aient à la produire matériellement. Mais au détriment de qui ? De celui ou celle qui la produit : l’auteur(e).



  • Pierre-Alexandre Xavier Pierre-Alexandre Xavier 1er septembre 2009 13:09

    Le prix implicite est connu et évident.
    — Accepter les choix éditoriaux de Google, ses coupes, ses sélections.
    — Dépendre du moteur pour les recherches de textes en sachant que le système va privilégier les objets les plus demandés et les plus référencés car générant la meilleure visibilité et le meilleur taux de clic sur les adwords.
    — Accepter l’absence de pluralité, de diversité non par censure mais tout simplement par excès de choix dans un espace unique.
    Tout cela a un prix indirect sur la culture, sur l’éducation, sur l’indépendance d’esprit et de corps. Feindre de l’ignorer c’est participer à la mascarade.

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