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Pierre-Alexandre Xavier

Pierre-Alexandre Xavier

Editeur pour la jeunesse, rédacteur et essayiste spécialisé dans les sujets de société, je travaille sur les nombreuses révolutions numériques qui bouleversent les médias traditionnels.

Tableau de bord

  • Premier article le 24/10/2008
  • Modérateur depuis le 29/10/2008
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Derniers commentaires



  • Pierre-Alexandre Xavier Pierre-Alexandre Xavier 25 mai 2009 15:23

    Mon argument tient parfaitement et il vous suffit de faire une petite recherche sur Google pour comprendre assez rapidement que la gestion des forêts destinées à la production de papier sont une arnaque. Les essences originales ont été détruites sur les parcs en question, remplacées par des espèces hybrides et parfois même modifiées génétiquement afin de pousser dans des temps records, mais au prix fort en terme de gestion des sols et de ce qui était autrefois la faune et la flore du coin.
    D’autre part, il est de notoriété publique que depuis la moitié du dix-neuvième siècle, l’utilisation de l’acide et du chlore pour le blanchiment du papier a généré un volume titanesque d’ouvrages fragiles qui par alcalinisation précoce tombent en poussière au bout d’environ un siècle. Pour cette raison les grandes bibliothèques mondiales (BNF comprise) passent leur temps à digitaliser au plus vite les ouvrages afin d’en conserver une trace. Ce procédé a certes été remplacé depuis les années 80 mais hélas un peu tard et nous ne saurons qu’à la fin de notre vingt et unième siècle si les nouveaux procédés de blanchiment du papier (d’ailleurs inutile au confort visuel de la lecture) auront passé le cap de la désintégration. La seule chose que l’on sache vraiment est que le procédé de blanchiment à l’oxygène est plus polluant et très coûteux.

    Toutefois, je reste d’accord avec vous sur le point central que le support magnetique ou magnéto-optique n’est en aucun cas la garantie de la persistence des œuvres... Il va encore falloir travailler.



  • Pierre-Alexandre Xavier Pierre-Alexandre Xavier 25 mai 2009 15:12

    En fait, c’est plus compliqué que cela en termes de remplacement (ce que j’évoque dans l’article sans aucune sorte de misérabilisme). Le papier s’est imposé par la nécessité d’un support propre, plus souple et moins facile à falsifier. Je fais court mais c’est l’essentiel. Les fabricants de parchemin étaient aussi les principaux utilisateurs et il n’y avait pas d’utilisateurs libres (comme aujourd’hui). Les papetiers se sont imposés à la fois comme fournisseurs et comme un nouveau segment de marché (pour prendre des termes modernes).
    Pour ce qui est du recyclage, laisse-moi te dire qu’entre la réalité assez sordide (alors que le projet était intelligent) et le greenwashing, il y a un fossé.
    Enfin pour ce qui est du ebook en couleurs et au format A4, c’est déjà dans le commerce chez Fujitsu, et l’an prochain on ne saura plus où donner de l’œil.



  • Pierre-Alexandre Xavier Pierre-Alexandre Xavier 25 mai 2009 15:06

    D’accord sur tous les points que vous évoquez sauf le premier : le combat n’est pas déplacé. Comme je l’ai précisé, c’est aux plus faibles de la chaîne que l’on va imposer des changements radicaux en premier...
    Pour le reste, je retiens l’ensemble pour un nouvel article. La deuxième étape, signalée en conclusion.



  • Pierre-Alexandre Xavier Pierre Alexandre 29 avril 2009 11:51

    Je ne crois pas que cela rejoigne les manœuvres grossières des artisans de la Loi HADOPI. Comme je l’ai écrit, il s’agit de gouverner et non de contrôler. Et jusque ici, les artisans de l’HADOPI tentent par tous les moyens disponibles de juguler une transformation incontournable du marché de la distribution audiovisuelle. Et ils se servent de certaines composantes de l’actuel gouvernement pour parvenir à leurs fins.

    Le directeur de Nordnet est un dinosaure et ses déclarations sont des suppositoires pour enfants.

    Pour vous illustrer les complémentarités des TIC et des GreenTechs, je vous invite à regarder l’exemple de GOOD magazine (http://www.good.is/) créé par J. Greenblat, fondateur entre autres de Ethos Water.
    Pour ceux qui ne lisent pas en Anglais, le principe de Good Magazine est de reverser intégralement toutes les recettes d’abonnement à des projets sociaux dans le réel. Le magazine existe online et offline et sa structure soutient des projets humanitaires et de développement durable.
    Greenblat avait développé auparavant la société Ethos Water dont le principe était de localiser la production et la consommation d’eau en bouteille afin de réduire l’empreinte carbone du commerce de l’eau en bouteille. Il s’agissait également dans ce programme de localiser le recyclage des déchets de ce même commerce.
    A chaque fois, Greenblat utilise les réseaux dématérialisés du Web et ses rapprochements pour soutenir des projets qui autrement ne pourraient absolument pas voir le jour. Dans ce type de schéma, le Web est la plate-forme de travail qui permet d’organiser le projet, de le superviser et de communiquer sur ses progrès.
    Ce n’est là qu’une des nombreuses initiatives (lucratives et non-lucratives), souvent américaines, qui associent le développement durable et les technologies de l’information et de la communication.

    Il n’est pas idiot d’envisager que les gouvernements puissent développer leurs propres structures de support à des projets de technologie verte pour lesquels la seul coordination et conduite du projet propulse les coûts à des sommets astronomiques s’ils sont menés exclusivement du côté privé.
    Plutôt que de se contenter de déléguer des aides et des subventions, l’Etat pourrait proposer des Data Centers mutualisés pour les jeunes entreprises, des hébergements et des lignes spécialisées institutionnelles pour soutenir la création de nouveaux segments de marchés. Il est possible d’imaginer que les européens soient capables de mettre en place des procédés analogues à ceux en cours dans la Silicone Valley si souvent citée en mal comme en bien...


  • Pierre-Alexandre Xavier Pierre Alexandre 28 avril 2009 21:55

    C’est bien pour ça qu’il va falloir bosser... et dur !!

    Toutefois, il y a quand même une différence notable entre les méfaits d’une industrie lourde comme la pétrochimie et les méfaits d’une technologie comme la fabrication de disques durs... Non ?
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