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pigripi

pigripi

Electrone très libre garantie sans colorants ni conservateurs.
Détricoteuse des faits et des opinions.
Féministe éclairée et fière de l’être.
Ardente partisane du libre arbitre.
Citoyenne du monde.
Trop grave pour ne pas privilégier l’humour.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/08/2008
  • Modérateur depuis le 23/09/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • pigripi pigripi 3 avril 2009 10:42

    @internaute

    Orelsan serait un beur de Caen ? Un beur normand ?
    Je n’ai pas cette info ...



  • pigripi pigripi 3 avril 2009 10:34

    @Lowlow

    Merci pour votre commentaire qui illustre parfaitement lrs arguments développés dans mon article sur la banalisation du mal mâle, sur la profonde haine de la gens féminine, séculaire et universelle et sur l’irresponsabilité des citoyens de France.
    S’il manquait une illustration à mon analyse, vous l’avez donnée. Encore merci, mac !



  • pigripi pigripi 30 mars 2009 22:51

    Fergus,

    Votre article décrivant le tourisme métropolitain est en effet drôle, agréable et bien documenté. Mais selon qu’on est touriste ou travailleur, homme ou femme, petit ou grand, fatigué ou pétant la forme, l’expérience du métro peut varier.

    Si vous êtes femme, salariée, petite, fatiguée, je peux vous dire que l’enfer n’est pas loin du métro. Suffit de creuser.

    Femme, vous êtes non seulement à la merci des mains baladeuses, des regards obscènes, des éjaculations précoces, des filages indésirables ou des cuisses écartées qui occupent tout le siège mais vous risquez un coup de poing dans la gueule si vous mouftez (ça m’est arrivé !)

    Petite, vous n’accédez pas aux poignées qui permettent de vous accrocher pour résister aux chutes et aux secousses, vous croyez mourir étouffée contre la poitrine des plus grands aux heures d’affluence ou vous suffoquez le nez directement à hauteur des effluves corporelles.

    Salariée, vous êtes forcément en retard -marmots et triple journée de travail obligent- , vous n’avez pas une minute à perdre et ce pxxx de métro tombe en panne pour incident voyageur ou incident technique, un arrêt intempestif de la rame au milieu d’un tunnel vous fait encore perdre 5 mn et il n’y a pas de correspondance quand vous devez changer de ligne, obligée de continuer à pied et il pleut à verse ce jour là ...

    Fatiguée ou convalescente, il n’y a pas de siège pour s’asseoir, vous êtes pressée, bousculée, heurtée par un sac à dos, les pieds écrasés, empêchée de sortir du wagon parce que tout le monde veut rentrer avant que tout le monde soit sorti, il fait une chaleur d’enfer et pas de climatisation ...

    J’ai vécu toutes ces situations -sauf que je suis pas petiote-ensemble ou séparément et je peux vous dire que, quand je peux, je préfère prendre le bus, plus civil, plus aéré, plus facile à quitter en cas de besoin, plus plaisant avec sa vue panoramique sur les beautés de notre capitale.

    Le summum étant bien sûr d’être complètement oisive et de pouvoir "dériver" sans limites de temps ....



  • pigripi pigripi 30 mars 2009 14:23

    Contre quelques idées reçues étalées dans les commentaires :

    Il est faux de dire qu’on n’utilise pas de parabens dans la nourriture, il y en avait dans la composition d’un pain complet très appétissant que j’avais convoité dans un super marché américain.

    Il est faux de dire que les produits bio sont totalement sains : comment imaginer qu’une culture bio ne soit pas contaminée par des pesticides et des engrais chimiques dans un pays comme la France qui en vaporise en grandes quantités. Ces produits sont volatiles et se disséminent dans l’air et dans les nappes phréatiques. Aucune culture ne peut y échapper.
    D’autre part, les produits bio ont rarement une qualité gustative supérieure aux autres produits. Ma conclusion est qu’ils sont beaucoup trop chers pour des garanties et des qualités douteuses.

    Manger des pommes est excellent pour la santé, à condition de les laver et de les peler soigneusement, sachant que ce faisant, on enlève une grande partie des vitamines et des sels minéraux qui s’accumulent dans la peau.
    Manger des produits complets a aussi des inconvénients sachant que, par exemple, les pesticides s’accumulent dans la peau des céréales.

    Dans la description des produits agro-alimentaire, on mélange allégrement les qualités gustatives, les qualités de texture, les qualités de conservation, la présence de matières chimiques toxiques, et l’économie de leur production et de leur distribution. Par exemple, un produit "éthique" n’est pas forcément un produit de bonne qualité organique et organoleptique.

    D’autre part, un produit "naturel" n’est pas forcément un produit sans danger : la belladone, les baies d’if, de cytise, la cigüe et l’amanite phalloïde sont des produits naturels.

    Ensuite, même si les produits développés bouffent trop et mal, l’espèrance de vie de leurs citoyens s’est considérablement allongée depuis le Moyen-âge et si certaines maladies apparaissent en fin de vie, elles sont peut-être liées à la pollution mais surtout au vieillissement des cellules humaines. Il faut donc relativiser la notion de "malbouffe".

    Que faire ? Voici quelques-un de mes trucs :


    - Ne jamais manger la même chose trop longtemps ni trop souvent, pas la même marque, pas la même provenance. Varions les poisons.

    - Choisir des produits qui ne contiennent pas ou contiennent peu d’additifs. Quand la liste des ingrédients est trop longue, il vaut mieux zapper.

    - Toujours laver les produits frais à grande eau





  • pigripi pigripi 28 mars 2009 09:52

    Irritée par les contresens historiques sur Jeanne et les coparaisons qui se voulaient méprisantes entre Ségolène et la Pucelle d’Orléans, voici ce que j’avais mis sur mon blog en sept. dernier, suivi d’un extrait d’un beau discours de Jean Cluzel à l’Académie des sciences morales et politiques :

    Ayant entendu plusieurs fois des détracteurs de Ségolène Royal affirmer qu’elle se ’prenait pour Jeanne d’Arc", je suis retournée aux sources.

    Dans le langage populaire, dire d’une personne, généralement une femme, qu’elle "se prend pour Jeanne d’Arc" est une manière ironique et péjorative de dire qu’elle entend des voix. Autrement dit qu’elle est la seule à se sentir investie d’une mission. Qu’elle prend ses désirs pour les réalités. Qu’elle croie se vouer à une œuvre absolue comme de droit divin. Qu’elle a des hallucinations. Qu’elle est folle. Qu’elle est comme une petite bergère analphabète encore couverte de la boue de sa cambrousse, qui voudrait jouer dans la cour des puissants.

    Dans le langage politique hâtif, c’est la renvoyer au Front national et à Le Pen qui sont aujourd’hui les seuls à célébrer Johanne en se donnant rendez-vous devant sa statue dorée, rue de Rivoli, chaque année pour compter leurs troupes.

    Or, d’après de nombreux historiens, Jeanne d’Arc serait une véritable héroïne qui aurait véritablement "bouté les Anglois hors de France" et aidé Charles VII à retrouver sa mission divine, pas contestée celle-ci par les monarchistes de son temps et ceux d’aujourd’hui. Je veux dire par les Orléanistes puisque les Bourguignons s’étaient alliés aux Anglais pour lui couper la tête.

    Le plus intéressant dans l’histoire de Jeanne d’Arc est, comme dans l’affaire Dreyfus, l’enjeu dont elle fut le symbole au cours des âges. Tantôt sainte catholique, tantôt héroîne laïque et républicaine, il fallu attendre les travaux de Jules Michelet, puis de ceux Henri Wallon pour réconcilier les catholiques et les laïques à travers la personne de Jeanne d’Arc.

    Finalement, comparer Ségolène Royal à Jeanne d’Arc est une forme de compliment pour celle qui assure vouloir réconcilier tous les français et revaloriser l’esprit de fraternité.


    Pour en savoir plus sur le rôle historique de Jeanne d’Arc, voici des extraits d’une conférence de Jean Cluzel :


    Source : http://www.asmp.fr - Académie des sciences morales et politiques.

    Paris, le 11 octobre 2004, Institut de France, Séance en hommage à Alexandre-Henri Wallon

    Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Académie des sciences morales et politiques

    Wallon, Jeanne d’Arc et la République

    INTERVENTION DE JEAN CLUZEL,


    Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques

    .... Contrairement à ce que l’on pourrait supposer, les zélateurs de la Jeanne laïque étaient,

    dans la première moitié du XIXe siècle, beaucoup plus nombreux et plus puissants que leurs

    concurrents catholiques.

    Après avoir été ridiculisée par Voltaire, parangon de ces hommes des « Lumières » qui

    goûtaient si peu les mystères du Moyen Age, Jeanne d’Arc connut une véritable résurrection à

    l’époque du romantisme. Son grand poète ne fut pas Chateaubriand, trop occupé sans doute à

    se mesurer à Napoléon. Le mouvement ne vint pas non plus des défenseurs du trône et de

    l’autel, sous la Restauration ; au contraire, ceux-ci minimisaient l’épopée de Jeanne, accusée

    d’avoir outrepassé sa mission, et dont la fin tragique paraissait incompatible, à leurs yeux,

    avec la glorification de la monarchie, du clergé et de la noblesse.

    Le grand « inventeur » de la Jeanne laïque et romantique fut Michelet. Avec lui, c’est

    une Jeanne « de gauche » qui accable la monarchie, le clergé et la noblesse, pour mieux

    exalter le Peuple.

    « Le mouvement romantique, a écrit Georges Goyau, aimait d’une passion quelquefois

    brumeuse les apparitions historiques où s’incarnait l’âme des peuples, les personnalités où des

    consciences collectives se résumaient et s’exprimaient : il fut séduit par Jeanne et l’on vit

    éclore, en 1841, l’hymne de Michelet5  ».

    Cet « hymne » se trouve dans son Histoire de France, où Jules Michelet assène la

    phrase bien connue : « Oui, selon la Religion, selon la Patrie, Jeanne Darc (sic) fut une

    sainte. » Il ne nie pas le double sens de l’histoire de la Pucelle, et voit en elle comme la

    conclusion de l’aventure spirituelle du Moyen Age. Mais il ajoute, en forme de

    recommandation : « Quelle légende plus belle que cette incontestable histoire ? Mais il faut

    bien se garder d’en faire une légende. » Pour Michelet, il ne faut pas s’attacher au merveilleux

    des récits sur Jeanne d’Arc. Du reste, à propos de ses visions, il ajoute : « Qui n’en avait au

    Moyen Age ? ». Michelet ramène Jeanne sur terre : elle a bien existé, figure humaine, très

    humaine et vulnérable ; figure populaire surtout ; la Jeanne de Michelet est fille du Peuple et

    non fille du Ciel. Il conclut : « La Vierge secourable des batailles que les chevaliers

    appelaient, attendaient d’en haut, elle fut ici-bas… » Et c’était une « simple fille des

    campagnes, du pauvre peuple de France… Car il y eut un peuple, il y eut une France. Cette

    dernière figure du passé fut aussi la première du temps qui commençait. En elle apparurent à

    la fois la Vierge… et déjà la Patrie ». Ainsi Michelet confond Jeanne et son identité populaire,

    pour mieux l’élever sur les autels de la Patrie et du Peuple. Pour lui, l’histoire de Jeanne est

    comme une charnière de l’Histoire de France : voici la dernière figure du passé et la première

    des temps modernes ; voici l’Incarnation du Peuple ; voici une femme qui, nonobstant sa

    virginité, donne naissance à la Patrie ; et jusque dans la mort effroyable de cette martyre trahie

    par les siens, Michelet laisse apercevoir, en filigrane de son portrait de Jeanne, une figure

    christique. « Le sauveur de la France devait être une femme, résume-t-il. La France était

    femme elle-même  ».

    5 Cité dans Michel Winock, « Jeanne d’Arc », in Pierre Nora (dir), Les lieux de mémoire, tome III, Les France,

    Paris, 1992, p. 682.

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