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pilhaouer

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  • Premier article le 30/04/2009
  • Modérateur depuis le 01/04/2010
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Derniers commentaires



  • pilhaouer 10 juin 2012 10:41

    @ easy

    Vous n’avez pas répondu car répondre ne consiste pas à réitérer une position mais à considérer les arguments et à les démonter.
    Il n’y a donc pas débat alors que vous prétendez le souhaiter.
    Vous confondez à l’évidence croissance et progrès dans une acception idéologique surannée mais dominante de l’anthropocène.
    Je suggère aux amateurs de croissance de regarder l’excellente série publiée actuellement sur AV :
     Le fabuleux destin de la Vie, les Extinctions de masse, la Biodiversité... et la bêtise de Sapiens

    Un autre documentaire a été diffusésur LC présentant l’état du Japon après la catastrophe nucléaire :
      Fukushima, une population sacrifiée



  • pilhaouer 8 juin 2012 15:22

    @ easy

    Cette croissance s’est certes fortement accélérée à l’époque moderne mais elle a toujours fait partie de nos réflexes.

    Il y a une différence de nature entre la société où nous vivons régentée par le système capitaliste et les sociétés qui l’ont précédée : ces sociétés antérieures cherchaient (y compris de façon très inégale et par la coercition) à satisfaire des besoins. Un paysan ayant suffisamment pour la consommation de sa famille échangeait son excédent pour satisfaire ses autres besoins (habillement etc..) (produit-échange-produit)
    Or la société capitaliste ne se préoccupe pas de la satisfaction des besoins réels et le produit ne l’intéresse qu’en tant que vecteur de valeur. Il est indifférent de produire des bombes ou des poupées, le critère de choix étant uniquement la quantité de travail contenue et donc la sur-valeur capitalisable. (valeur-produit-valeur+)
    La contradiction majeure de ce système (baisse tendancielle du taux de profit) exige une fuite en avant appelée « croissance ». La concurrence oblige à faire appel à la technologie pour réduire les coûts en travail humain et à produire plus pour maintenir le profit, ce qui est sans fin, élimine des travailleurs(-consommateurs) et augmente la densité de travail de ceux qui restent employés (oui, même Stuart Mill reconnaît que la mécanisation ne profite pas au travailleur !)
    Cette croissance permanente est à long terme tout simplement impossible mathématiquement et pas seulement du fait que les ressources planétaires sont finies.
    Les arguments selon lesquels cette croissance serait une amélioration des conditions de vie et mettrait fin à la pauvreté sont infondés et le contraire est démontré chaque jour : si l’on ouvre le marché africain à la délicieuse production DOUX, le travail des éleveurs africains est du jour au lendemain sans valeur et ils rejoignent les bidonvilles des périphéries. (plus tard DOUX licenciera ses ouvriers bretons et ruinera ses éleveurs).
    Cette « croissance » qui nécessite de moins en moins de travail humain et donc rend insolvables les consommateurs doit avoir recours aux palliatifs que sont la publicité pour créer des « besoins » et surtout le crédit ! Mais le crédit n’étant qu’une anticipation sur la production future on arrive à la « crise de la dette » . ( On est d’ailleurs très méchant sur « la dette », précisément parce que sans la vie à crédit le système se serait effondré bien plus vite)
    Donc, une société doit d’abord tendre à satisfaire des besoins et non tendre à la « croissance » .
    La solution pourrait être de substituer « l’activité productrice de richesses nécessaires au travail producteur de valeur ». (L’appropriation collective des moyens de production est tout à fait insuffisante et ne met pas fin au productivisme).





  • pilhaouer 24 mai 2012 10:55

    Juste trois observations :
    -. Je ne suis pas sûr que l’iPod soit le meilleur exemple du progrès humain. Outre ses particularités techniques (défauts volontaires iPod), comme tout balladeur, il enferme son utilisateur et le déconnecte de son environnement. Les risques pour l’audition ont même contraint à légiférer sur les écouteurs etc .

    -. Pour ce qui est du principe de Peter, je lui préfère le principe de Dilbert smiley

    « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : ceux de managers. »

    -. Plus sérieusement : les nombreuses crises systémiques du capitalisme et en particulier la crise actuelle qui ne fait que commencer et peut d’ailleurs s’analyser aussi en crise provoquée ne vous font-elles pas douter ?
    T. I. N .A, vraiment ?



  • pilhaouer 23 mai 2012 22:08

    @ jpm

    ---------------

    Qui crée la richesse, je dirais tout simplement le génie humain. Cela peut être un génial inventeur ...
    Ensuite, bien sur le capital intervient comme un moyen de développer une idée qui fonctionne… et je ne vois pas de mal à cela. Evidemment, les revenus ainsi obtenus doivent alors être taxes ...

    Ne faut-il pas un peu de travail également ?  smiley
    Et vous ne pouvez que reconnaître l’injustice profonde d’un système où l’on est moins taxé lorsqu’on est riche.

    Mais qu’est-ce que la richesse ? Est-ce ce qui a été produit et qui a une valeur d’usage, ou est-ce la valeur marchande qu’on lui attribue, ou est-ce seulement le profit retiré de sa vente ?
    N’est-il pas étrange que le système capitaliste évacue tout ce qui est production non marchande mais considère par exemple que produire des armes ou dépolluer les côtes est produire de la richesse.
    Voilà un système ou l’amour n’est une richesse qu’à la condition d’être ... tarifé !

    Qui est qualifié pour décider ce qui est nécessaire pour vivre et ce qui va dans le sens de l´intérêt général ?

    La démocratie est en principe capable de répondre à condition de ne pas être dévoyée en démocratie « représentative » (des intérêts des classes dominantes)

    Personnellement je préfère une économie ouverte ou c´est le client qui décide ce qu´il va acheter… en fonctions de ses gouts, de ses valeurs et des ses besoins personnels.

    En fonction aussi du matraquage publicitaire qu’il subit (quelle perte de richesse énorme)
    et de ses cartes de crédits, car il faut bien créer de l’argent pour acheter par exemple ce gros véhicule polluant et gourmand mais rutilant et valorisant (?) destiné initialement ... aux contrées dépourvues de routes.

    D’autre part, cette économie ouverte dont vous parlez n’est ouverte que pour les privilégiés de la planète. Pour le reste du monde, la propagande aimerait nous faire croire que les famines sont vaincues, que le niveau de vie s’accroit partout et que la paix ... .

    un revenu universel et inconditionnel

    Sur ce sujet, l’opinion de Bernard Friot :

    Cordialement

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