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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 28 septembre 2021 14:55

    @rurutu
    Bonjour et merci pour votre commentaire.

    Votre question est très judicieuse, qui touche le cœur des difficultés que nous rencontrons actuellement relatives à ce qui se révèle être une politique de santé dont la gestion plus qu’aléatoire a montré en filigrane l’existence d’intérêts fort éloignés de l’idée principale de préserver, soigner, prémunir les populations contre un nouveau fléau.Un nouveau paramètre est en effet apparu qui tient à la probabilité de la création d’une chimère qui aura peut-être — volontairement ou non -échappé à ses créateurs.C’est là à mon avis la différence principale avec ce que nous connaissions jusqu’à présent avec la survenance de maladies et/ou d’épidémies qui s’imposaient à l’humanité et contre lesquelles les scientifiques ont su — avec bonheur — réagir et développer des vaccins, précisément, même si cela ne s’est pas toujours fait sans erreurs et déconvenues sérieuses. Cf.le cas de la poliomyélite du Dr Salk, aux Etats-Unis, où la campagne de vaccination contre la polio entamée le 12 avril 1955 fut stoppée net quand des enfants vaccinés déclarèrent la maladie, campagne qui reprit après la découverte d’un accident de conditionnement et de dosage des doses de vaccin suspectes qui furent...retirées de la circulation.
    ttps ://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2015/04/10/26010-20150410ARTFIG00303-l-innocuite-du-vaccin-contre-la-polio-mise-a-mal-un-mois-apres-son-lancement.php

    Je me permets de vous suggérer la lecture préalable avec les liens de renvoi, d’un bref et très bon article -déjà ancien (2007) mais toujours pertinent-, intitulé Les vaccins, l’état moderne et les sociétés qui montre comment comment la, puis les, vaccination(s) ont participé à la construction des États modernes et comment les sociétés se sont comportées au cours de cette histoire https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2007/06/medsci 2007234p428/medsci2007234p428.html

    L’article met le doigt sur ce qui constitue le fond du problème que nous connaissons actuellement avec le coronavirus et les politiques de santé qu’il a suscitées à l’échelle de la planète, soit ce que nous constatons à l’heure actuelle qui est la mise en place de politiques et de pratiques dont les buts et desseins sont tout autres que la santé elle-même, désormais considérée comme un outil, un moyen de contrôle social, sociétal, économique, financier et politique.Je vous cite ici la conclusion de l’article précité qui, bien que datant de 2007, explique que"ce bref historique des rapports entre états et sociétés et leurs vaccins appelle pour finir deux remarques, plus à titre d’hypothèses de travail que de conclusion« s, écrit l’auteur. »La première, explique l’auteur, est que l’histoire des vaccins a été marquée par les choix politiques autant que scientifiques des États qui se sont emparé de ces outils en tablant sur ce que Michel Foucault appelait la « gouvernementalité de la vie ». Mais nous manquons encore des bases pour évaluer rétrospectivement toutes les conséquences biologiques pour les sociétés des choix vaccinaux, épelés maladie par maladie, en particulier la comparaison avec les autres mesures ayant un impact sur la santé publique et, last but not least, les modifications induites par les procédures vaccinales sur l’organisme, bref sur les systèmes immunitaires du monde.La seconde,continue l’auteur, c’est que les gouvernements sont plus que par le passé confrontés au devoir de communiquer largement avec le public sur les choix (et les erreurs) du passé et les décisions à prendre dans l’avenir. Les incertitudes affichées autour des indications du vaccin contre l’hépatite B ont entraîné en France une crise révélatrice d’une difficulté de l’État français à communiquer sur la science « en train de se faire » , à expliquer les modalités d’application de la vaccination en population générale, la possibilité d’incidents exceptionnels et la nécessité d’enrôler en quelque sorte la population, au-delà des praticiens-sentinelles, dans une expérimentation civique librement partagée.Tout indique la demande croissante d’une information nuancée, traduisible en recommandations adressées à l’individu, en matière de vaccinations. Or, dans ce domaine comme dans d’autres, il y a un décalage entre le savoir statistique et la prédiction individuelle. L’annonce a sans doute été prématurée de vaccins à la carte, elle tirait argument de l’existence de susceptibilités génétiques individuelles. Mais elle satisfaisait aux exigences de l’individu autonome, centré sur le souci de soi, pour reprendre une célèbre expression de Michel Foucault.Cette tâche d’information n’est pas facilitée par la complexité croissante de l’épidémiologie, l’idéologie de l’éradication des maladies infectieuses tendant à faire place à des conceptions plus attentives aux équilibres biologiques et au caractère multifactoriel des maladies . Par exemple, qu’en est-il de la dérive possible de certains agents pathogènes par rapport aux prototypes vaccinaux, une dérive qui est combattue dans le cas des virus grippaux par une constante mise à jour de la formule vaccinale, et qui a été documentée dans le cas de la coqueluche par exemple ? Que sait-on de l’adaptation des vaccins du programme universel par rapport aux souches circulantes dans le pays, en particulier dans les cas où la couverture vaccinale n’est pas satisfaisante et peut entraîner des phénomènes d’échappement de l’agent pathogène ? Comment résoudre le conflit entre les normes de sécurité et les besoins locaux ? Les premières avaient amené, il y a quelques années, à abandonner un vaccin contre les rotavirus, en raison d’un risque faible d’invagination intestinale des nourrissons, décrit aux États-Unis, risque à peser contre le taux de mortalité par diarrhées chez les enfants du Tiers-Monde. Tout programme d’immunisation universelle est ainsi amené à tenir compte de l’inégalité socio-économique des pays concernés et des contextes, même si les hommes à travers les frontières représentent « une seule famille épidémiologique ».Les « sciences de gouvernement » doivent donc désormais tenir compte des rapports des experts biologistes mais aussi des nouvelles sensibilités des citoyens et de leur désir d’un « risque zéro » pour les vaccins en dehors d’un contexte d’urgence , sans perdre de vue les intérêts légitimes des industries nationales . Leur tâche est donc aussi délicate qu’urgente. L’histoire des vaccins atteste que si des progrès considérables des connaissances sur les mécanismes de l’immunisation individuelle et collective ont été accomplis, il persiste encore bien des incertitudes sur les meilleurs programmes applicables en santé publique, sans oublier que la circulation des virus recompose sans cesse le paysage épidémiologique pendant que nous parlons."

    Veuillez lire la suite ci-après/



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 26 septembre 2021 19:17

    @Xenozoid
    Bonjour et merci pour votre commentaire auquel je réponds.

    [...] il serait donc de bon ton, écrivez-vous, d’examiner si dans nos vies modernes, nous avons appris à vivre au cours des 1000, 100, 10 dernières années en ce qui concerne la définition de tous nos besoins et désirs en tant qu’êtres humains, et se préparer pour un nouveau futur et à un nouveau chapitre. Nous devons utiliser les leçons que nous avons tirées du passé pour planifier une nouvelle ère dans la vie humaine. Mais en avons-nous tiré des leçons ?

    « 

    Certains d’entre-nous,oui, assurément.

    D’autres, non, avec certitude.

    Faut-il les aider à prendre conscience de cette nécessité de tirer des leçons du passé ?

    A première vue, cela ne sert à rien.

    Nous perdons notre temps à vouloir »sauver" les gens contre leur volonté, comme nous perdons notre temps à lancer des alertes,

    sauf à considérer qu’il existe des circonstances, des époques et des moments où c’est à coup de masse qu’il faut imprimer un autre cap au gouvernail du navire qui se dirige vers les récifs.

    Cela commence par la neutralisation des dirigeants félons, stupides, incultes ou animés par une hubris complètement folle qui envoie l’humanité à l’abîme.

    J’ai une confiance absolue dans la justice immanente et le karma qui vient sanctionner les comportements erratiques, imbéciles et idiots (It was at this moment, he knew he fucked up...https://mtc.cdn.vine.co/r/videos/F5BC35CC76990508966540918784_112da8ff9d3.3. 1_dO0ORf1ZIJEJq5_N1k8D_n07XRno0HVZmRSkHmHVHDtFadQFpRz3LRX06xvp5eRo.mp4 ?versionId=pcAncvkSFB2rCmlOi6Xc3EQrrvuHYTIZ

    Quant à voir les choses à une autre échelle, les mutations financières, économiques, sociales, géopolitiques que personne ne veut voir, admettre, décider de résoudre, n’auront pour résultat que de châtier ceux qui ne voulaient ni les voir, ni les entendre, ni les comprendre et encore moins y remédier.

    Faute de prendre le Réel par la main tant qu’il en est encore temps, il finit par vous sauter à la gorge.

    Personnellement, vous l’aurez constaté, je me bats.

    Bien à vous,
    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 26 septembre 2021 16:33

    @Luniterre

    Bonjour et mille excuses pour ce retard mis à vous répondre.
    Je n’ai en effet découvert votre commentaire qu’en parcourant à nouveau les contributions précédentes.
    Merci à chaque visiteur-lecteur !

    Je retiens ceci des liens que vous communiquez :


    Décapant !!! Le capitalisme est-il déjà derrière nous ? Et si oui, qu’est-ce qui a pris sa place ???

     

    Débat qui a plusieurs suites sur VLR, dont une ce matin :

    Décapant !!! (Suite !) Banco-centralistes et capitalistes : que reste-t-il de leurs amours ???

    "Quant à l’intérêt global de toute cette mutation en cours, c’est tout simplement de sauvegarder le principe même d’un système de domination de classe, avec tous les privilège attenants à la classe dominante, quelle qu’en soit la base économique, et qui ne se résume pas forcément au profit financier, ni même, au profit capitaliste, et surtout s’il s’avère intrinsèquement impossible à réaliser, globalement, au stade actuel de développement des forces productives mondiales.

    Dans la société banco-centraliste la forme argent n’est plus que l’apparence extérieure et artificielle du pouvoir réel, qui est en réalité simplement celui de contrôler directement, même si via une « crypto-monnaie » de singe, la dépendance vitale des « humains » de ce temps, par le contrôle des moyens de production.

    Dans la société capitaliste la forme argent était le moyen réel de prendre le contrôle des moyens de production et de reproduire l’argent, de façon élargie, comme support d’accumulation de la valeur et substrat en soi-même de la classe bourgeoise, vis-à-vis de la masse prolétarienne, mais toujours dans une confrontation plus ou moins larvée et plus ou moins clairement exprimée, en termes de lutte de classes.

    Des deux systèmes, et contrairement à ce que tu sembles en penser, c’est donc bien celui qui induit une dépendance totale qui est à priori le plus stable, potentiellement, surtout si cette dépendance est hiérarchisée en termes de niveaux de survie et d’autorités.

    L’ « expérience » des confinements et mesures de contrôles « sanitaires » montre que ce système est malheureusement déjà en voie de stabilisation et c’est probablement pourquoi le pouvoir n’a pas choisi la « manière forte » pour tenter d’enrayer les balbutiements de la révolte, encore incapable de se transformer en résistance durable.« 


    Certes, suis-je tenté d’ajouter, mais il est tout à fait possible sinon probable que la manière forte viendra, ne serait-ce que parce que ce »pouvoir« aveugle et imbécile commettra l’erreur de toujours pousser plus loin ce qu’il pense être son avantage.

    Une fois muselés, leur patrimoine et pouvoir d’achat passés à la paille de fer, leur liberté de vivre rognée par des multipass pour chaque acte de la vie quotidienne, les gens finiront par craquer mentalement.

    Le »Pouvoir« a en effet oublié une dimension fondamentale : il a affaire à des pleutres, des lopettes, des lâches, tout un troupeau de »snowflakes" dont la fragilité psychologique et mentale est immense et ingérable.

    Finalement, tous ces gens (la camarilla au pouvoir comme leur clientèle d’hilotes, par essence incapables de résister et de se soulever) seront balayés et termineront très mal.


    L’économie va tout rattraper, jusqu’à l’effondrement.


    Je partage évidemment l’essentiel des éléments d’analyse développés par ce Fabio Vighi, avec toutefois une très grosse réserve sur le fait qu’il s’arrête, en quelque sorte, au milieu du gué :

     

    Au bout de l’évolution inéluctable de la contradiction interne du système, assez bien résumée par l’auteur, Marx voyait clairement la limite de ce qu’il définissait lui-même comme capitalisme : l’élargissement du capital par le travail productif humain.

     

    Ce que l’auteur décrit lui-même comme un « régime néo-féodal d’accumulation capitaliste », et qui repose, également selon lui, entièrement sur la dette, qui était déjà une « montagne » en 2019, et n’a fait que croître encore, avec la crise.

     

    A l’échelle mondiale, même avec les faramineux profits spéculatifs que la dette a engendrés, la dette mondiale continue de croître.

     

    En termes brut d’accumulation, le bilan est donc toujours négatif, et donc on ne peut plus parler d’élargissement réel, et donc, in fine, on ne peut plus parler de capitalisme, même d’ « une autre manière » (Doing capitalism differently).

     

    Marx ne pensait évidemment pas que le capitalisme atteindrait sa propre limite avant d’être supplanté par le socialisme, mais c’est pourtant bien la situation dans laquelle nous somme, et où le système de domination de classe doit inexorablement se transformer pour survivre à cette évolution des forces productives et de l’économie en général, qui est incontournable et que l’auteur décrit assez bien, dans l’ensemble.

     

    Ce nouveau système de domination de classe, je l’ai appelé par ce qui me semble être son nom le plus « naturel », en quelque sorte : banco-centralisme, car tout le circuit financier actuel dépend, in fine, de la création monétaire ex-nihilo constamment renouvelée par les Banques Centrales sous diverses formes de liquidités injectées en quasi-perfusion dans ce système.

     

    Bien vu, effectivement.



    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 25 septembre 2021 22:12

    @Shaw
    Merci beaucoup.
    L’intéressé vaut le détour.
    Personnalité de qualité, à coup sûr.

    Bien à vous,
    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 25 septembre 2021 18:33




    Veuillez lire ou relire ce qui suit :

    Vivre ensemble, être malade ensemble, et demain…mourir ensemble ? Sociétés, maladies et brassages de populations
    par Renaud Bouchard
    jeudi 23 mai 2019



    Publié le 15/05/2013 à 16h20

    Depuis vingt ans, la tuberculose, le paludisme et le sida sont considérés comme des priorités de santé publique mondiale. Les recherches dans ces domaines bénéficient d’un financement considérable, afin de développer les vaccins. Sans le moindre succès. Les deux études mondiales qui paraissaient prometteuses, l’une contre la tuberculose, l’autre contre le paludisme, ont été arrêtées du fait de leur inefficacité. Alors même que nous assistons à de nouvelles bouffées épidémiques en Europe.

    Tuberculose, paludisme et sida sont toujours les trois plus grands tueurs à la surface de la Terre. Ils semblent présenter des particularités qui sont autant d’obstacles infranchissables. Le paludisme est une maladie pour laquelle on peut être infecté plusieurs fois de suite. Dans un de nos centres au Sénégal, une personne a pu faire plus de 100 épisodes différents de paludisme. Cela montre qu’il n’y a que peu, voire pas, d’immunité après une infection réelle par le paludisme. De ce fait, il y a extrêmement peu de chances qu’un vaccin arrive à donner une immunité que l’infection naturelle ne peut générer. Il en est de même pour la tuberculose. La forme pulmonaire est souvent une réinfection. Le BCG, qui existe toujours en France et dans les pays francophones, ne protège pas du tout contre la réinfection de la tuberculose, qui est à l’origine de la plupart des pneumonies tuberculeuses. Si ce vaccin qui date de 1921 était évalué aujourd’hui, avec nos critères actuels d’efficacité, il ne passerait pas la barre. Il n’a pas été remplacé par un vaccin plus moderne, car aucun candidat n’a pour l’instant prouvé son efficacité, et, de toute façon, les anciens vaccins ne sont pas réévalués ! Concernant le sida, le fait que, dans cette maladie chronique, on ne s’immunise jamais contre son propre virus est aussi un défi scientifique.

    Au cours du XXe siècle, la médecine a rapidement mis au point des vaccins contre les infections aiguës que l’on ne présente qu’une seule fois dans la vie, telles que rougeole, oreillons, rubéole et poliomyélite. Idem pour les maladies dont la cause était la sécrétion de toxines comme le tétanos ou la diphtérie. Mais on peut douter de notre capacité scientifique à trouver, à court terme, un vaccin contre une maladie qui ne provoque pas d’immunité. Il existe là un problème de connaissance fondamentale. Le fonctionnement traditionnel des vaccins fondé sur l’immunité étant voué à l’échec.

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