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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 10 août 2021 09:51

    @sylvain
    Bonjour et merci pour votre commentaire.

    "Ces gens ne sont nullement un problème pour ceux qui prennent les décisions . Ils permettront de justifier l’extension des mesures sécuritaires ."

    /Tout à fait exact. J’en connais qui me déroulent des programmes de contrôle social qui intéresseraient des satrapes asiatiques.

    Leur imagination est débordante.

    La mienne aussi, pour les neutraliser.

    "Je ne sais pas comment les gens qui pensent qu’on leur a injecté de force un produit mortel, voir pire, vont réagir, surement pas bien .« 

    /Question intéressante. La seule qui vaille d’être posée car la réponse est multiple :

    -Ils vont s’enfermer dans le déni jusqu’au bout, en accusant les »non vaccinés« de les avoir rendus malades.

    -Ils vont ensuite comprendre que la soupe qu’ils ont réclamée et reçue »volontairement, en un consentement préalable et éclairé« , ne les protège pas comme ils le pensaient.

    -Puis le doute finira par laisser la place à le peur hideuse en voyant leur entourage commencer à flancher et calencher...

    Question de semaines et de mois.

    En attendant, voyez ce genre d’article qui vous explique que » plus on est de fous, plus on rit" (je résume) :

    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/oui-des-personnes-vaccinees-meurent-du-covid-19-et-c-est-mathematique_2154072.html

    Le fait est que la ligne générale est le déni absolu, que-tout-va-bien-même-s’il-y-a-des-problèmes-mais-que-le-bilan-bénéfices-inconvénients-est-positif etc.

    Libre à chacun de rejoindre le carré statistiques des décédés pour cause de mort à la suite d’un accident de Jokari.

    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 août 2021 20:22

    @Fergus
    Je crains malheureusement que ce « passe sanitaire » -qui n’a rien de sanitaire -obéisse à un tout autre dessein.

    Le principal but de la vaccination n’est pas d’ordre sanitaire

     

    Le principal but de la vaccination est de parvenir à une normalisation du port d’identité numérique par chaque citoyen. Il sera en effet permis que le contrôle de ses droits d’accès à différents lieux (restaurants, boutiques, gares etc.) se fasse de manière automatique, ce qui ouvrira un immense marché, celui des objets connectés, tellement savoureux qu’il est capable de transformer des informaticiens en virologues.
    Cela permettra également l’introduction d’une monnaie numérique déjà préparée par la suppression progressive de l’argent liquide.

    Il y a deux cas à considérer :

    – Port d’identité numérique non intimement liée au corps : mobile, bracelet, montre, sac à main…
    – Port d’identité numérique intimement liée au corps : bague, puce sous la peau, identification génique…

    Dans le second cas il sera impossible, sauf opération chirurgicale, de se débarrasser de son identité.

    Dans un premier temps, seul le premier cas est à considérer sérieusement. Ce n’est que lorsque l’usage d’une identité numérique sera normalisé par l’habitude (de vivre autrement) que le second cas s’imposera naturellement pour renforcer la sécurité de l’usage.

    Aujourd’hui, ce port d’identité numérique est déjà réalisé via nos mobiles, mais aucun usage n’en est fait, sauf marginal comme dans le cas de l’application TousAntiCovid. Tout le monde a le droit d’entrer dans n’importe quelle boutique et de voyager sans être obligé d’avoir un portable. D’autre part, le traçage des déplacements permis par un mobile est très grossier, sa précision étant comprise entre 1 et 10 mètres. On peut considérer que pour l’instant, avoir un portable est inoffensif.

    Tout cela pourrait changer avec le contrôle vaccinal automatisé et la généralisation des objets connectés via la 5G et même dès la 4G. En particulier le traçage ne serait plus réalisé par GPS, mais par analyse et triangulation de signaux via les objets alentours et sera à terme 100 à 1000 fois plus précis, à mesure que la technologie évoluera.

    Le port non lié au corps d’identité numérique, dans un environnement peuplé d’objets connectés (maisons, voitures, routes, villes…) permettrait les recueils de données suivants par une I.A. :

    – Vérification d’autorisation d’accès pour les vaccinés
    – Contrôle de vitesse et stationnement (voiture connectée)
    – Identification de toutes sortes d’infractions à la conduite
    – Identification des personnes avec qui l’on déjeune
    – Mémorisation de tous les déplacements
    – Calcul de temps de travail ou temps de présence…
    – Détection de déplacement inhabituel…
    – Etc

    Il convient de préciser qu’aucune loi ne pourrait empêcher l’implémentation des algorithmes correspondants, mais seulement en interdire l’usage.

    La question de savoir si nous allons effectivement rentrer dans ce nouveau monde, ou pas, va donc dépendre du niveau d’acceptation du vaccin. Il est en effet peu probable que l’on oblige chaque citoyen à porter une identité numérique lors de ses déplacements si 50% de la population n’est pas vaccinée, car on ne va pas limiter à ce point la liberté de circulation. Par contre, si seulement 5% de la population n’est pas vaccinée, il est fort probable qu’on entrera dans ce nouveau monde.
    La réalité sera évidemment bien plus complexe que cette simplification binaire, qui n’a d’autre but que d’éveiller aux véritables enjeux.

    Donc, je le répète, nous ne sommes pas confrontés à un problème sanitaire avec le virus. Ce problème-là est peanuts à coté du choix de société qui se trouve devant nous, qu’une politique de gouvernance mondiale semble avoir déjà fait à notre place.

    Mais je le répète une fois de plus, mon avis est qu’on n’entrera pas dans ce nouveau monde.

    Philippe Guillemant, le 24 novembre 2020

     

    Pour en savoir plus sur l’auteur : http://guillemant.net
    Sa biographie, ses articles, ses livres et dvd, ses conférences, ses réalisations technologiques, sa revue de presse et ses publications.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 août 2021 19:50

    @Fergus
    Bonsoir Fergus et merci pour votre visite comme pour votre commentaire.
    Bien sûr, le texte de Tocqueville comme d’autres avertissements n’a pas été suivi des événements attendus. Il n’empêche que d’autres circonstances sont apparues, que personne n’avait exactement prévues, telle la défaite de 1870 et la redistribution des cartes qui s’en est suivie. La société française n’en a pas moins continué d’évoluer, de changer, de se modifier.
    Je ne suis naturellement pas devin mais il me semble pourtant que la tendance qui se dessine ne me paraît pas de bon augure.
    Une chose me semble certaine (il n’est qu’à lire les manchettes et articles de quotidiens — je pense au journal Le Monde, édition datée 10 août 2021) : les interprétations sont « intranquilles », manquent sérieusement de quiétude et pour tout dire, se cherchent.
    Mais une chose est certaine : le raidissement général de l’Excutif comme le refus affiché d’envisager la suppression dudit passe sanitaire (aucun horizon), ce qui est à la fois incroyable et inacceptable, ne pourront rester en l’état comme fait accompli.

    Bien à vous ;
    Renaud Bouchard

    Entretien. Erik Neveu est professeur émérite de sciences politiques à l’université de Rennes et coauteur de Nouvelle sociologie politique de la France, avec Thomas Frinault et Christian Le Bart (Armand Colin, 300 p., 29 euros). Il décrypte pour Le Monde les manifestations contre le passe sanitaire, alors qu’un quatrième samedi de mobilisation doit avoir lieu, ce 7 août.

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/08/07/anti-passe-sanitaire-c-est-un-mouvement-sulfureux-difficile-a-recuperer-pour-un-parti-a-moins-d-un-an-de-la-presidentielle_6090822_823448.html

    Anti-passe sanitaire : « C’est un mouvement sulfureux, difficile à récupérer pour un parti à moins d’un an de la présidentielle »

    Selon le politologue Erik Neveu, si la mobilisation a des similitudes avec les « gilets jaunes », elle se condamne à l’impuissance si elle ne peut se traduire en propositions ou en relais politiques.


    Comment peut-on expliquer la forte mobilisation des manifestations anti-passe sanitaire, au cœur de l’été ? Article réservé à nos abonnés Lire aussi Florian Philippot tente de surfer sur le mouvement anti-passe sanitaire

    Pour une part des participants, par une exaspération devant la multiplication des contraintes, des incohérences aussi des politiques publiques depuis dix-huit mois, par le sentiment bien fondé de ce que certaines décisions parachutées sans préavis sont inapplicables, quel que soit le jugement que l’on ait sur elles. Pour d’autres, par le sentiment d’être les victimes directes des choix gouvernementaux, comme c’est le cas des restaurateurs ou des acteurs culturels. Pour une autre catégorie de personnes, sans doute plus structurée politiquement, par des convictions anti-vaccins et anti-étatistes.

    Y a-t-il un précédent d’une mobilisation sociale estivale ou est-ce inédit ?

    Il y a eu, en 1953, une vague de grèves partie des PTT dans le Sud-Ouest et qui a gagné le pays entier. On peut penser aussi au mouvement de soutien aux sans-papiers qui occupaient l’église Saint-Bernard à Paris du temps du binôme Chirac-Juppé, au milieu des années 1990. Mais il faudrait introduire un autre paramètre : le besoin des rédactions de trouver de quoi remplir l’actualité en plein été. Ce qui a sans doute gonflé la couverture.

    Peut-on comparer ces manifestations avec celles du mouvement des « gilets jaunes » ?

    Le problème c’est que tous, universitaires et journalistes, allons désormais remplacer « mai 68 » par « gilets jaunes » comme étalon des mobilisations.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 août 2021 08:43

    @Pierre Régnier
    Bonjour Pierre.
    Vous avez mille fois raison !

    Un prompt et définitif rétablissement à vos proches et vos amis, comme à tous ceux qui ont été affectés.

    Et bien sûr un grand merci à Meaulnes pour nous avoir fait connaître ce formidable entretien avec le docteur Guillaume.

    Il faut espérer - et faire ce qu’il faut pour cela - qu’il sera vu intégralement par une large majorité de la population.

    .

    Répétons donc encore le précieux lien, on ne le fera jamais trop :

    https://www.youtube.com/watch?v=HRJgANuRhn0

    Bien à vous,
    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 août 2021 08:38

    Aux Lecteurs

    Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, pour reprendre une expression et citer les propos qui suivent, entament leur « vie de merde », selon le vœu d’un haut fonctionnaire de l’État.

    "Cet anathème aux relents de latrines vaudrait, à lui seul, une étude des personnages qui (croient) avoir notre destin entre les mains – leur intelligence médiocre, leur culture approximative, leur morale corrompue.

    La vulgaire violence de ce propos ne semble pas avoir troublé les esprits en haut lieu tant il est vrai que ce langage de voyou est fort prisé parmi les membres d’une hiérarchie qui, dépourvue d’idées, pense qu’il suffit de « faire jeune » pour gouverner.

    Voyez l’adolescent pré-pubère qui revêt un T-shirt noir pour s’adresser aux « jeunes » dans un langage indigent, les prenant réellement pour des imbéciles.

    Voyez encore le même président de la République s’entretenant et jouant avec deux bouffons.

    Lorsque la France regardait la sortie grotesque de Macron d’entre les ombres du Louvre, voulant signifier que c’est la longue histoire de ce pays qui l’enfantait, pouvait-elle imaginer que ce président improvisé, issu d’une formidable imposture, allait se mettre, avec ses complices, à l’insulter chaque fois que l’occasion leur était donnée, pour finir par des menaces de zonard. « Je vais te faire une vie de merde, mec ! Je vais t’exploser ! »

    Certainement pas, quoique tout était déjà soigneusement décrit, même s’il est nécessaire d’apporter quelques nuances pour éviter des appréciations trop hâtives, sources d’erreur :

    https://librescommeres.fr/read/167

    Il n’empêche que l’intéressé et ses séides sont aux commandes, suivis par une majorité de la population béni-oui-oui, trouillarde et/ou désireuse de « vivre-comme-avant », et ce quoiqu’il puisse en coûter à une autre partie de la population dont ils se contre-foutent littéralement et qu’ils méprisent et menacent.

    Grave, très grave erreur !

    La « vie de merde » commence, donc, pour ceux que Macron appelle « une menace pour la démocratie », ceux qui « créent un désordre permanent » et qu’il se propose, sûrement, de mettre au pas. Ceux, justement, qui, maladie ou pas, vaccin ou pas, mènent déjà une « vie de merde ».

    Les condamner, en plus, à l’exil intérieur, comme dans l’Union soviétique de Staline, et à la dégradation sociale est d’une odieuse, insupportable indécence.

    Le retour de flamme se prépare.

    Il aura lieu et sera violent si cette mesure de passe sanitaire s’inscrit dans la durée d’un « état d’urgence » pensé comme devant désormais se perpétuer en étant aménagé indéfiniment, avec tensions et relâches, comme celles d’un collier étrangleur.

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