• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 318 4475 17287
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 1037 1037 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 1er janvier 2024 17:29

    @zygzornifle
    Aaaah ! La « classe moyenne »...
    Celle qui n’a toujours pas compris en votant pour ses « champions » politiques habituels qu’elle est en train d’être littéralement passée à la paille de fer.
    Une classe moyenne qui ne comprend rien à rie.
    Une classe moyenne qui vous parle savamment de « ruissellement » mais qui n’a toujours pa vu que ledit « ruissellement » auquel elle croit encore pouvoir participer s’est depuis longtemps transformé en évaporation...au point que ce qui avait commencé à goutter a disparu.
    mais peu importe !
    je viens de passer quelques heures avec des gens charmants qui m’ont longtemps parlé du plaisir qu’ils ont eu de s’être acheté une voiture électrique Tesla (ne voyant pas le lien entre cet achat et leur futur dialogue intelligent avec leur compteur Linky), des gens heureux dont l’horizon immédiat est leur vacances au ski ou encore leur prochain séjour à Dubaï , des gens un peu moins heureux et surpris de la teneur des « voeux » du Président, etc.
    «   »Nous aurons à faire le choix d’une Europe plus forte et plus souveraine à la lumière de l’héritage de Jacques Delors« , a-t-il dit, et choisir entre  »affirmer la force de nos démocraties libérales ou céder aux mensonges qui sèment le chaos".

    « Nous serons déterminés à agir pour l’école, l’enfance et l’éducation afin de rétablir le niveau de nos élèves, l’autorité de nos professeurs, la force de notre enseignement laïque et républicain »

    Très bien.

    Une France plus juste, aussi, alors que dans le même temps nous vivons au milieu et aux côtés de 10 millions de pauvres, 4 millions de Français qui sont mal-logés et 2 millions de Français qui fréquentent l’aide alimentaire de manière régulière."
    Mais tout va bien, n’est-ce pas ?





  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 31 décembre 2023 12:30

    @L’apostilleur

    Fine réflexion.
    Merci pour votre commentaire que je reprends ci-après :

    « L’implacable mécanique d’effondrement décrite par Ibn Khaldoun.. » concernait son expérience du monde arabe dont il disait qu’il savait diriger des clans sous des tentes dans les sables, et incapables de gouverner, de concevoir des règles, d’organiser une société autrement que pour un temps très court. En deux générations ils s’avachissaient, complotaient et s’autodétruisaient. 

    Finalement ils feront appel aux lois des religieux pour pallier leurs incompétences et se maintenir dans les villes pour lesquelles ils n’étaient pas faits.

    Les milliers de pages de son Livre des exemples, nous inondent de démonstrations de ce qu’il avance. La création n’est pas dans leur adn qui les conduit à piller...

    Incroyable père de la sociologie qui risquait sûrement sa tête en faisant observer aux émirs qui l’employaient que les chrétiens aussi avaient des chefs choisis par Dieu. 

    Serait-il surpris de voir « ses » arabes six siècles après ? 

    Probablement pas.

    Il reste toutefois que lesdites villes qui n’en existaient pas moins et étaient florissantes n’ont pas résisté à la destruction des Mongols.

    En 1265, les jeux sont faits.

    https://www.lhistoire.fr/mongols-vs-mamelouks


    Bien à vous,

    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 31 décembre 2023 12:19

    Suite et fin :

    « L’islamisme a un certain génie stratégique :il mise sur les droits consentis par les sociétés occidentales pour les retourner contre elles. Il se présente à la manière d’une identité parmi d’autres dans la société plurielle : il prétend s’inscrire dans la logique du multiculturalisme, à travers lui, il banalise ses revendications. Il instrumentalise les droits de l’homme pour poursuivre l’installation d’un islam radical dans les sociétés occidentales et parvient à le faire en se réclamant de nos propres principes. Il se présente à la manière d’une identité parmi d’autres qui réclame qu’on l’accommode, sans quoi il jouera la carte victimaire de la discrimination. C’est très habile. À travers cela, il avance, il gagne du terrain et nous lui cédons. Devant cela, nous sommes moralement désarmés.

    Il faudrait pourtant se rappeler, dans la mesure du possible, que lorsqu’on sépare la démocratie libérale de ses fondements historiques et civilisationnels, elle s’effrite, elle se décompose. La démocratie désincarnée et dénationalisée est une démocratie qui se laisse aisément manipuler par ses ennemis déclarés. D’ailleurs, au vingtième siècle, ce n’est pas seulement au nom des droits de l’homme mais aussi au nom d’une certaine idée de notre civilisation que les pays occidentaux ont pu se dresser victorieusement contre le totalitarisme. Du général de Gaulle à Churchill en passant par Soljenitsyne, la défense de la démocratie ne s’est pas limitée à la défense de sa part formelle, mais s’accompagnait d’une défense de la civilisation dont elle était la forme politique la plus achevé ». 

    L’unité de la France est un bien fragile et nous aurions besoin d’une classe politique courageuse pour dénoncer toutes les formes d’intolérance. Malheureusement beaucoup confondent tolérance et lâcheté, tolérance et soumission, tolérance et indulgence. Nous pouvons haïr ou mépriser ce que nous tolérons, le respecter à contre cœur. Nous pouvons combattre ce que nous tolérons. La tolérance suppose l’acceptation du débat démocratique, pas la pensée unique.

    La classe politique accepte la racialisation et le communautarisme pour se faire élire, pour ne déplaire à personne. Le "politiquement correc"  que je rejette et refuse absolument -, rime avec autocensure et conformisme. Des exemples me viennent à l’esprit.

    Imaginons un instant un joueur de football, le soir d’une victoire, lançant à la cantonade : « Allez les Whites, les Blancs, venez, on se fait une photo de groupe ! »

    Ce comportement serait dénoncé, on hurlerait au racisme.  Pourtant un soir de victoire en juillet 1998 un certain Lilian Thuram a lancé « Allez les Blacks, on fait une photo tous ensemble » devant Dugarry et Lebœuf. Lilian Thuram n’est pas raciste, il fait même des conférences payées 20 000 euros contre le racisme.

    Imaginons un instant Gérard Larcher président du Sénat lancer à propos de Claude Bartolone « il est en creux le défenseur de Bobigny de la race noire et des arabes ! ». Il serait obligé de démissionner devant le scandale national. Rassurons-nous Gérard Larcher est un homme civilisé incapable de tels propos. Pourtant son homologue président de l’assemblée nationale, Claude Bartolone a bien accusé Valérie Pécresse d’être en creux la candidate de Versailles et de la race blanche.

    Il est impossible d’être à la fois républicain et multiculturaliste tout comme il est impossible d’être républicain et raciste.

    Source et complément :

    https://pgibertie.com/2016/01/05/les-editions-papier-et-numerique-viennent-de-sortirpourquoi-le-gaulois-ont-ils-peur-que-lislam-leur-tombe-sur-la-tete/



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 31 décembre 2023 12:18

    Suite :

    II y a donc dans l’identité de la France ce besoin de concentration, de centralisation, contre lequel il est dangereux d’agir. Ce qui vous suggère que je ne vois pas la décentralisation d’un œil- tout à fait favorable…

    L’identité de la France correspond depuis la Révolution Française et la victoire des Jacobins, au principe d’une République une et indivisible, dont l’Etat centralisé se charge de régler la distribution de biens et de services publics sur le territoire (système éducatif, administration des territoires), minimisant le pouvoir des régionalismes. La décentralisation du territoire, qui date de 1983, constitue en effet en France un processus relativement récent et une rupture dont on commence à mesurer les conséquences.Les positions fondamentales de type républicain de droite ou de gauche portaient sur la souveraineté nationale, la méritocratie le progrès social, l’égalité des chances. D’un point de vue normatif, la référence à des critères ethniques ou socio-culturels, porteuse de dérives sélectives, identitaires voire séparatistes, était inapte à fournir des critères objectifs aux politiques. De tradition républicaine, la société française semble peu perméable aux interprétations libérales ou communautariennes d’un multiculturalisme d’inspiration anglo-saxonne, qui oscille entre l’idée de tolérance mutuelle d’un côté, et de reconnaissance communautaire de l’autre.

    Depuis une trentaine d’années l’approche républicaine a été  contestée puis ringardisée par le politiquement correct . 

    D’un point de vue intellectuel la rupture est incarné par le philosophe Alain Renaut .Il parle de déni des différences réelles de nature ou d’appartenance culturelle des individus au sein des sociétés démocratiques. Une telle orientation assimilationniste inclurait la diversité, mais sous la forme d’une identification progressive à la culture dominante ce qui aurait historiquement limité l’autonomie éthique des individus, des groupes socio-culturels, et des institutions dans leur choix de vie et d’organisation socio-économique.

    D’un  point de vue politique , pour le québécois Mathieu Bock-Côté contrairement à ce qu’on laisse souvent croire, le radicalisme des années 1960-1970 n’a pas disparu au moment du passage à la maturité de ceux qui s’étaient lancés dans une des nombreuses luttes ouvertes par le gauchisme : tout au contraire, il a profondément transformé la culture politique et la dynamique idéologique des sociétés occidentales. On pourrait reprendre l’hypothèse de Philippe Raynaud : si la gauche radicale n’est pas reconnue comme telle, c’est en bonne partie parce qu’elle est parvenue à imposer ses catégories dans la vie publique. (…) Notre monde, loin d’être sous-idéologisé, est « suridéologisé », mais nous n’en sommes plus conscients, tellement l’idéologie dominante est si écrasante qu’on ne voit plus qu’elle. « Le multiculturalisme tue toute identité commune enracinée dans une histoire …. Le multiculturalisme comme idéologie s’est développée au cœur des luttes et contestations qui ont caractérisé les radical sixties et les radical seventies et s’est alimenté de références idéologiques venant des deux côtés de l’Atlantique. Par ailleurs, de grands intellectuels français ont joué un rôle majeur dans la mise en place de cette idéologie, née du croisement d’un marxisme en décomposition et des revendications issues de la contre-culture. Michel Foucault et Alain Touraine, par exemple, ont joué un grand rôle dans la construction globale de l’idéologie multiculturaliste. En fait, je dirais que la crise du progressisme a frappé toutes les gauches occidentales. »


     Lire la suite :


Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv