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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires





  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 6 avril 2016 19:55

    @BA
    Bonsoir et merci pour cette très intéressante contribution.

    http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/panama-papers-le-patron-de-la-societe-generale-peut-il-etre-poursuivi-pour-faux-temoignage_4897190_4890278.html

    La Société générale annonce, dans un communiqué diffusé lundi, qu’elle « confirme les propos tenus en 2012 devant la commission d’enquête du Sénat »  :

    « A la date de la commission d’enquête du Sénat, nous confirmons que Société générale ne détenait plus directement ou indirectement aucune implantation en activité dans les ETNC [Etats et territoires non coopératifs]. Les structures auxquelles il est fait référence dans les médias ne sont pas détenues par la Société générale mais par des clients. »
    Comme l’explique le site du Sénat, d’éventuelles poursuites judiciaires peuvent être exercées « à la requête du président de la commission » ou, quand le rapport de la commission d’enquête a été publié et qu’elle n’a plus d’existence, « à la requête du bureau du Sénat ».

    La seule question qui importe en réalité est de savoir si, le cas échéant, le Parquet décide ou non de poursuivre. Et rien ne garantit la suite...



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 6 avril 2016 14:46

    Aux lecteurs...Pas content, le Monsieur :

    EXCLUSIF - La Société générale est prise dans la tourmente des Panama Papers. Dans un entretien au Figaro, le directeur général de la banque, Frédéric Oudéa, conteste les accusations portées contre son groupe.

    La tempête des Panama Papers s’est abattue cette semaine sur la Société générale. L’enquête du Consortium international de journalistes menée à partir de l’exploitation de fichiers du cabinet panaméen Mossack Fonseca a révélé que la banque française avait, le plus souvent via sa filiale luxembourgeoise, créé 979 sociétés offshore par son intermédiaire. Dans un entretien au Figaro, au lendemain de son rendez-vous à Bercy avec Michel Sapin, Frédéric Oudéa, réagit à ces affirmations. « Une personne qui souhaite frauder le fisc aujourd’hui ne vient pas ouvrir un compte à la Société générale ! », affirme-t-il. Selon lui, la Société générale ne compte plus que quelques dizaines de sociétés offshore actives, qui opèrent toutes en transparence.

    Le Figaro - Comment réagissez-vous à la mise en cause de la Société générale dans le cadre de l’enquête dite des « Panama papers » ?

    Frédéric Oudéa - Je trouve scandaleux les amalgames et les inexactitudes qui sont véhiculés concernant la Société générale, dans le cadre de cette enquête. Celle-ci, en effet, ne remet pas en perspective les changements profonds intervenus ces dernières années dans le système financier en général, et à la Société générale tout particulièrement. Il me paraît parfaitement anormal que cette enquête passe sous silence les efforts de la coopération internationale. Dès l’année prochaine, 58 pays dans le monde, dont 28 pays européens, entreront dans un système d’échanges automatique d’informations, qui porteront à la connaissance des administrations de chacun de ces États l’ensemble des informations disponibles sur tous les comptes et toutes les sociétés offshore des clients, personnes physiques et entreprises. Tous nos clients en sont parfaitement conscients, et nous avons, à la Société générale, fait le choix stratégique de ne travailler en offshore qu’avec des clients dont les motifs sont clairs.

    Un client qui souhaite une structure offshore a des choses à cacher non ?

    Une structure offshore n’est pas illégale en soi. La volonté de préserver la confidentialité de la détention d’avoirs peut avoir bien d’autres motifs que fiscaux. Cela peut répondre à des situations familiales complexes, ou à des précautions prises par des ressortissants d’État qui n’ont pas le même respect du droit de propriété que nos démocraties...

    Votre banque a cependant effectivement créé près d’un millier de structures offshore en recourant aux services du cabinet panaméen Mossack Fonseca ?

    Je n’ai pas les moyens de vérifier l’intégralité des faits sur trente ou quarante ans. Je sais en revanche qu’aujourd’hui, nous ne comptons plus, à l’échelle du groupe et de ses 100.000 clients en banque privée dans le monde entier, que quelques dizaines de sociétés offshore actives structurées pour nos clients avec ce cabinet. Toutes, sans exception, existent en transparence fiscale avec les autorités concernées, y compris pour les quelques cas qui concernent des résidents français. Nous avons procédé, les concernant, à des vérifications fiscales approfondies. Depuis six ans, avec une intensification de l’effort au cours des 3 dernières années, nous avons vérifié, de façon exhaustive, dans toutes nos filiales, les motivations de nos clients à détenir de telles structures. Nous avons ainsi réalisé un « peignage » en profondeur de nos activités. Et les chiffres qui circulent en ce moment sont donc sans commune mesure avec la réalité.

    Connaissez-vous, sans doute possible, les détenteurs finaux de ces structures ?

    Oui, nous connaissons systématiquement les ayant-droits de ces structures. Cela fait partie du code de conduite fiscale que nous avons déployé à la Société générale en 2010, et dont la mise en œuvre a encore été intensifiée depuis 2012. Les règles ont changé avec le renforcement de la coopération internationale en matière fiscale depuis le début de la décennie. C’est une bonne chose. Et à la Société générale, nous avons fait le travail. Nous nous sommes séparés de nos activités de banque privée en Asie. L’ensemble de nos filiales a fait l’objet de contrôles. Les procédures de conformité ont été intensifiées. L’application des règles est exigée et systématisée avec une forte détermination. Soyons sérieux : une personne qui souhaite frauder le fisc aujourd’hui ne vient pas ouvrir un compte à la Société générale !

    Pouvez-vous confirmer vos déclarations de 2012, devant les sénateurs, selon lesquels la Société générale se retirait totalement des paradis fiscaux ? Par exemple, l’enquête des Panama Papers révèle l’existence de deux fondations sur place pilotées par votre banque …

    Je les confirme, sans ambiguïté. La Société générale n’a plus aucune implantation dans les « paradis fiscaux ». Il ne faut pas confondre une implantation détenue et opérée par une Banque et les sociétés ou structures qui sont détenues par nos clients. S’agissant de nos clients, les quelques dizaines de sociétés offshore actives structurées avec le cabinet Mossack Fonseca à Luxembourg sont comme je l’ai dit, revues au plan de la conformité fiscale. Enfin, les deux fondations qui ont été évoquées et qui existent effectivement ne sont pas contrôlées par la Société générale, mais servent deux de nos clients, pour des motifs dont nous nous sommes assurés. Il n’y avait donc pas de raison de les supprimer.

    Comprenez-vous la colère suscitée par la révélation de systèmes d’évasion fiscale à grande échelle ?

    Je comprends l’émotion suscitée par ces phénomènes et je considère comme parfaitement légitime la lutte engagée contre toutes les formes de fraude fiscale et de blanchiment de l’argent qui pourrait profiter à la criminalité ou encore au financement du terrorisme. Les banques sont des acteurs clefs de cette bataille et la Société générale y prend sa part et s’engage. J’aimerais que ces changements soient reconnus, et que l’on évite d’inutiles polémiques sur des pratiques qui existaient il y a vingt ou trente ans. Prenons garde aux simplifications hâtives et trompeuses.

    La France a décidé de réintégrer Panama dans la liste noire des paradis fiscaux. Est-ce une décision d’opportunité ?

    Non : il avait été décidé dès décembre 2015 de mettre à nouveau cet État dans la prochaine revue de la liste française des pays sous surveillance. Nous n’avons déjà plus d’implantation à Panama depuis 2012, et nous en tirerons toutes les conséquences nécessaires concernant les activités opérées pour nos clients qui devront quoi qu’il en soit répondre aux exigences de transparence de leur État de résidence.

    Vous avez été convoqués dans le bureau de Michel Sapin mardi soir. Quelles explications avez-vous dû lui fournir ?

    J’ai apporté au ministre toutes les informations qu’il souhaitait et je lui ai confirmé que la banque et ses équipes sont évidemment à la disposition permanente des régulateurs pour toutes les vérifications auxquelles ils voudraient procéder. Et j’ai rappelé à Michel Sapin que la Société générale ne détient plus aucune société ni à Panama, ni dans les États non coopératifs, et que notre groupe a mené depuis 2010 un travail en profondeur. J’espère que ce travail d’explication que nous faisons aujourd’hui sera reconnu et contribuera à rétablir la vérité des faits.

    Source : http://www.lefigaro.fr/societes/2016/04/06/20005-20160406ARTFIG00183-panama-papers-le-patron-de-la-societe-generale-denonce-des-amalgames-scandaleux.php



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 6 avril 2016 13:26

    @Le chien qui danse

    "A force « d’exfiltrer » le pognon chez les moins disant fiscaux, il n’y plus que là qu’il y en a, faut bien en rapatrier un peu....
    Un écrémage en quelques sorte, la victoire nécessite souvent des sacrifices..."

    Certes, mais l’actualité cèdera le pas à un autre événement et on en reparlera avec un verre de Panama cocktail à la main et quelques bons éclats de rire et autour de la piscine, à Monaco (un discret Paradis, au sud de la France).



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 6 avril 2016 13:19

    @SEPH
    Merci pour ces commentaires.

    Pour conforter l’analyse que vous effectuez en citant notamment Sputnik, voyez aussi ceci :

    http://brunobertez.com/2016/03/14/fiscalite-ceux-qui-transferent-des-actifs-aux-etats-unis-auront-une-surprise-de-taille-mais-surtout-tres-couteuse/

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