• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 318 4475 17287
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 1037 1037 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 avril 2016 17:06

    @chambertin
    Observation très juste. Le cadenassage de l’accès aux organes de presse, qu’elle soit écrite ou télévisuelles, est une réalité.
    Fort heureusement tout cela n’a qu’un temps.Ce qu’il se dit ou publie sur les réseaux finit par définition par rencontrer son public en dehors des canaux habituels.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 avril 2016 17:02

    @59jeannot

    Pour répondre à votre question, « nos grands médias » n’en disent rien.
    Il s’agit d’une Presse qui ne dispose plus d’indépendance financière et dont l’indépendance journalistique n’est en conséquence plus que l’ombre d’elle-même.
    Il existe encore quelques journalistes vraiment dignes de ce nom, qui sont en réalité des analystes sérieux, connaissent et travaillent leurs dossiers, dont la culture générale et la formation sont très solides et qui sont soucieux de réfléchir.Le reste, majoritaire, est constitué d’amuseurs ou de gens qui survolent les sujets du moment, tentant avec plus ou moins d’adresse de « transformer » les informations et dépêches reçues sur les fils d’actualité des agences.

    Un exemple de pseudo-informations : les « actualités » ou journaux distillés sur France-Inter, indignes de ce que devrait être une radiodiffusion d’informations sérieuse, avec des présentateurs incultes dont le premier défaut est caractérisé par un usage d’un langage d’une vulgarité et d’une pauvreté syntaxique affligeantes.

    Je ne parle pas des journaux télévisés et encore moins de ces émissions qui réunissent les mêmes têtes de gondole « spécialistes et experts en tout », incapables de traiter en profondeur les sujets qui, n’en doutez pas, ne manqueraient pas d’intéresser un public qui serait certainement sensible à des informations et à des informateurs de qualité.

    On voit bien par ailleurs que le modèle d’information, pour ne parler que de notre propre pays, ne tient que par la qualité des personnes. Sans doute suis-je de parti pris, mais je considère par exemple France Culture comme une radio de très grande qualité.





  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 31 mars 2016 21:30

    Lire et relire le texte de LM Desanti :

    J’ai pour devise cette maxime qui peut sauver parfois : « Ce que tu redoutes n’arrivera pas, il arrivera pire  ».

    Ce qui se joue aujourd’hui est un bal bien cruel où se mélangent intérêts, troubles étatiques, conséquences d’un angélisme de plusieurs décennies et pression démographique du Sud vers le Nord .

    Le mot guerre ne me gêne pas mais il convient de le définir. D’une part « l’État profond » mène des guerres de rapines pour contrôler les ressources énergétiques et d’autre part la déstabilisation de l’Oumma provoque, en réaction, une guerre de type terroriste asymétrique ( avec les moyens du bord – peu de matériel, outils désuets ) mais dopée par une détermination sans faille et sans pitié à la mode islamiste ( hystérisation des personnels, des comportements et des actions ).

    Bon ça c’est de l’analyse à trois sous, immédiatement perceptible, comme la partie visible de l’iceberg.

    Venons-en maintenant à la réalité moins immédiatement tangible mais dont les manifestations ostensibles se développent, insidieusement, depuis des années. Nous payons aujourd’hui le refus de l’Europe, au moment de la décolonisation, de s’acquitter du prix de la puissance. Continuer à se battre, perdre des jeunes gens, écraser les particularismes nationaux et religieux de l’ennemi exigeaient des sacrifices que les « Blancs » pensaient inutiles. D’où le néocolonialisme. On délègue alors la gestion économique des territoires à des dictateurs corrompus, on ne se préoccupe plus des structurations mentales et religieuses. On accepte l’invasion de travailleurs ou chômeurs étrangers pour, à la fois, écraser le syndicalisme revendicatif et annihiler la conscience identitaire. Nous ne sommes plus européens mais « United Colors of Benetton ». Les conséquences ? On nous frappe et nous chantons l’amour et la terrasse des cafés. C’est triste à dire mais en refusant d’assumer le despotisme des empires, nous sommes réduits à transiger sur les fondements de notre civilisation. L’Europe c’était à la fois la miséricorde et les massacres des sarrasins. Quelle est la situation objective ? Des millions de musulmans dont la grande majorité ne veulent et ne peuvent pas s’assimiler entament la prise du pouvoir. On ne choisit pas Hanouna contre l’Oumma. Le capitalisme quant à lui, ne se préoccupe pas des croyances il fait des affaires et, nous le constatons, flatte les dirigeants dépravés et pervers du Golfe, alimentant les fondamentalistes, contre des sommes considérables qui permettent de « fluidifier » la démocratie en nourrissant les caisses des partis politiques. Nous aurions tort de penser que la préoccupation des dirigeants européens est grande concernant la mort de leurs ressortissants. C’est une gêne, un petit caillou dans leurs chaussures. Pas plus. Ils ne saisissent pas cet Orient compliqué. Ce n’est pas faire une fixation que de rappeler qu’un agent israélien, chargé de la sécurité, est mortifié par la perte d’un compatriote et la vengeance est toujours immédiate et disproportionnée. C’est difficile à vivre humainement ( contrairement à ce que pensent les antisionistes ) mais c’est justement ressenti comme une affaire de famille. Soyons concret. Nous avons vu, après les attentats, partout, de grandes cellules de crise, généreusement filmées, avec Présidents, Premier ministre, ministres, généraux de pacotille, chef de renseignement -gendarmerie-, chef de renseignement -police- , chef de renseignement -ambassades-, puis patron de forces spéciales, patron GIGN, patron RAID … etc ... En Israël, on pleure moins mais le chargé de renseignement exploite directement avec son staff les informations recueillies : Il prend, en quelques minutes, lui même, la décision appropriée : arrestation ou neutralisation. Pourquoi ? C’est très simple : un terroriste ne peut réussir qu’en étant soutenu par des équipes qui le protègent et lui permettent de bouger sans cesse. Donc une fois localisé on frappe vite. Enlèvement, interrogatoire violent, exécution, rares remises à la Justice. Imaginons nos pauvres humanistes face à de telles « horreurs » … De plus chaque cinéma, magasin, café, parking a son service de sécurité. On paye une taxe ( genre un euro ) pour absorber le coût du service. Bref, on fait la guerre. Évidemment que la guerre menée par Sion qui nous a longtemps précédé dans le malheur n’est pas Juste ’’en soi ’’ . Et alors ? Tout le problème est là. Connait-on des guerres justes ? Oui ... Mais c’est le vainqueur qui décide. Chez nous on nous transforme en eunuque humaniste. Rien à voir avec l’existence. Aucun rapport au réel. Lorsque Jelko Rajnatovitch ( Arkan ) massacrait avec ses « tigres » des centaines de musulmans djihadistes, en Bosnie et au Kosovo, il devenait un criminel de guerre et les polices européennes le pourchassaient. Résultat : fin de l’ex Yougoslavie et irruption de l’état mafieux islamiste du Kosovo. Il est à craindre que de nombreux innocents, partout, y compris en Grande Bretagne et en Allemagne ( c’est une question d’agenda ) ne fassent encore les frais de la lâcheté et de la corruption de nos gouvernants ( nous attendons déjà Ali Juppé et son alliance déclarée avec les socialistes ). La seule question à se poser devient : la guerre civile - avec son cortège d’atrocités - ou la soumission ?

    Je me rappelle du témoignage de Daniel Rude mon très cher ami, commandant de l’Etat Major des CRS de Bourgogne et intégrant le stage de Commissaire … Les formateurs leur dirent le premier jour : « Messieurs vous croyiez être des digues ? Dites-vous bien que vous n’êtes que du papier buvard. C’est fini. » Ce qui nous ramène à la saillie profonde de Céline : « La grande révolution du vingtième siècle ? C’est la soubrette bretonne qui se fait enculer par le facteur nègre ».

    Moi, je veux bien que nous ayons le droit d’aimer la diversité, je veux bien même reconnaître les apports de toutes les cultures et je crois aux histoires d’amour entre des humains issus de différentes ethnies. C’est d’ailleurs la seule sauce aigrelette que l’on nous sort d’un menu frelaté pour excuser les ’’ les déséquilibrés en mal de chaleur humaine’’. Mais ces mêmes prédicateurs lettrés nous rappellent aussi sans cesse que le nazisme est le mal absolu et que les procès de Nuremberg avec leurs condamnations à mort d’officiers, de soldats, d’hommes politiques étaient largement justes et justifiés. Alors ? C’est à nous encore une fois de redire que nos ennemis d’aujourd’hui sont bien des nazis, oui des nazis par leur antisémitisme, leur homophobie, leur négation des droits de la femme, leurs crimes de masse touchant tout autant des prisonniers, des enfants, des minorités ethniques, culturelles ou religieuses. Nous ne conseillerons jamais assez de lire l’ouvrage de Stefano Fabei le faisceau, la croix gammée et le croissant pour se rappeler que le nazisme n’est pas mort en 1945. L’Histoire ne connait que le temps long. Certains gauchistes, licrastes, journalistes moralisateurs cocaïnomanes ou philosophes dandy, confondant le FN et la Gestapo, rêvent de Maquis, d’exécutions sommaires et de triomphe de jeunes gens aux brassards bleu, blanc, rouge. Nous leur disons ceci :" vous êtes déjà en retard, prenez garde de ne pas devenir des résistants de la dernière heure et de vous contenter de jouer les bravaches avec de pauvres femmes tondues. Vous nous fatiguez avec vos bonnets vissés sur vos têtes , avec vos look, vos styles étudiés en guise d’affirmation de virilité perdue. Votre modernisme larmoyant nous donne la nausée". Nous affirmons nous comme Péguy : ’’ Le modernisme est un système de complaisance. La liberté est un système de déférence. La liberté est un système de courage. La liberté est la vertu du pauvre.’’

    Plus que jamais, liberos vivere, aut mori !

     

    Jean-Marc DESANTI



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 31 mars 2016 21:20

    @francesca2
    Bien vu.
    Ci-après analyse de M. Le Commissaire divisionnaire honoraire Damien.

    Le mal est aujourd’hui profond et ne pourra être combattu que par des responsables politiques déterminés.

    En déclarant qu’une centaine de quartiers, en France, « présentent des similitudes potentielles » avec le quartier de Molenbeek à Bruxelles, le ministre de la Ville Patrick Kanner a jeté un pavé dans la mare. Aussitôt, Jean-Christophe Cambadélis et Julien Dray se sont prononcés contre toute « stigmatisation ». Tandis que Manuel Valls évoquait une responsabilité collective de ceux ayant exercé le pouvoir au cours de ces dernières décennies.

    Comme à l’accoutumée, tout était dit, et on pouvait continuer à faire comme si rien ne s’était passé. Pourtant, une analyse de notre passé révèle que les politiques de la ville liées aux politiques migratoires et sécuritaires désastreuses menées ces trente dernières années ont indubitablement conduit aux résultats que nous connaissons aujourd’hui en matière de criminalité et de terrorisme.

    En ce qui concerne les politiques de la ville mises en œuvre depuis le milieu des années 80, les rapports successifs de la Cour des comptes, que l’on ne peut soupçonner de parti pris, n’ont cessé d’en dénoncer les dysfonctionnements. Que ce soit en 1995, en 2002 ou en 2012, les rapports de la Cour font les mêmes constats : trop de quartiers concernés, politiques insuffisamment pilotées, faible mobilisation des politiques publiques, répartition insatisfaisante des moyens, objectifs nationaux mal identifiés, projets urbains mal définis, et la liste est longue des reproches faits à une politique qui a coûté des milliards au contribuable français. Et, de fait, comme le souligne M. Valls, ces constats touchent autant les gouvernements de droite que ceux de gauche. Mais nous savons, depuis un certain M. Fabius, que l’on peut être responsable sans être coupable.

    Pour ce qui relève des politiques migratoires mises en place en France au cours de ces dernières années, on sait maintenant qu’il s’avère impossible, notamment depuis 2009 et la réforme des types d’autorisations de séjour, de déterminer avec précision qui entre et qui sort du pays. Toutes les réglementations ne font que rendre plus difficile encore la gestion de ce dossier épineux qui s’avère porteur de graves dangers. L’actuelle crise des migrants, et les corrélations établies avec les actes terroristes survenus en novembre 2015 à Paris, en constituent la parfaite illustration.

    Dans ce contexte, il appartient également aux élus locaux, pour lesquels la politique de la ville ne fut pendant longtemps qu’une simple manne financière destinée à subventionner des associations complaisantes, de se réveiller. Il ne suffit pas de déclarer qu’on n’a pas de « zones de non-droit » pour que ce phénomène disparaisse comme par enchantement. Le mal est aujourd’hui profond et ne pourra être combattu que par des responsables politiques déterminés. Si on continue de fermer les yeux, ce n’est pas une centaine de Molenbeek à la française qui sera à craindre – chiffre sans doute en dessous de la réalité -, mais des centaines puis des milliers.


Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv