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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 avril 2016 18:27

    Le moment exact où le premier ministre islandais réalise à l’occasion d’un entretien filmé par des journalistes d’une chaîne de télévision suédoise qu’ils ont découvert son « petit secret »...

    Edward Snowden ✔ ‎@Snowden


    http://www.marketwatch.com/story/5-things-to-know-about-the-panama-papers-2016-04-03


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 avril 2016 17:58


    @colere48
    Bonne question !

    En attendant la réponse, voici une vidéo amusante du premier ministre islandais qui tente de mettre un terme à un entretien au cours duquel on lui pose une question indiscrète sur ses avoirs financiers.

    « Il n’est pas préparé à répondre à ce genre de question », dit-il.

    Mais on, on est entre nordiques et la « transparence » reste de mise même si les questions d’argent restent un sujet sérieux :

    http://www.theguardian.com/world/video/2016/apr/03/icelands-prime-minister-walks-out-of-interview-over-tax-haven-question-video?CMP=embed_video

    Sigmundur Davíð Gunnlaugsson, the prime minister of Iceland, walks out of an interview with Swedish television company SVT. Gunnlaugsson is asked about a company called Wintris, which he says has been fully declared to the Icelandic tax authority.

    Gunnlaugsson says he is not prepared to answer such questions and decides to discontinue the interview, saying : ‘What are you trying to make up here ? This is totally inappropriate’

    Fat Nordic Jackass with a sevenhead instead of a forehead

    What are the Panama Papers ? A guide to the biggest data leak in history



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 avril 2016 16:44

    @sls0
    Merci pour votre observation.

    "Le Monde, écrivez-vous, dit qu’il y a des difficultés techniques à sortir tout les noms en citant l’exemple d’un de leur journaliste dont le nom se trouve dans la base de données du fait qu’il y est référencé pour un article écrit.
    On prépare les esprits à une rétention d’informations ?« 

    Cela est fort probable.

    Il n’y a en réalité aucune difficulté à sortir une liste de 1000 noms en pleine page ou par renvoi à un site ou un lien Internet tout en précisant, pour reprendre votre exemple, pour quelle raison le nom d’un journaliste collaborateur de ce quotidien figure dans ladite base de données.

    Peut-être faudra-t-il une conférence de Rédaction pour écarter l’idée et la solution après en avoir discuté ?

    On prend le pari que cette histoire finira de la même manière que l’affaire des fichiers HSBC et la »liste Falciani".

    cf. ici :

    https://1eclaireur.wordpress.com/2015/02/14/hsbc-les-fichiers-revelent-une-collusion-criminelle-entre-banques-et-gouvernements/



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 avril 2016 16:17

    Aux Lecteurs :

    Il n’y a pas que les journaux à se lécher les babines.

    Même celui qui a pour adversaire personnel depuis son discours du 22 janvier 2012 au Bourget, souvenez-vous, « le monde de la Finance, cet adversaire qui n’a pas de nom, pas de visage, pas de partis, qui ne présentera pas de candidat, ne sera jamais élu, ne gouvernera jamais etc. » n’aurait pu rater pareille occasion de rentrer dans le jeu à son tour.

    "Toutes les informations qui seront livrées donneront lieu à des enquêtes des services fiscaux et à des procédures judiciaires", a en effet déclaré M. F. Hollande, oubliant l’affaire Cahuzac, réagissant à l’actualité brûlante, cadeau inattendu, remerciant les lanceurs d’alerte et se félicitant au passage des futures rentrées fiscales consécutives aux futurs redressements qui seront effectués une fois terrassée la fraude fiscale.

    Afin que les choses soient bien claires , le président a même cru utile de rajouter : "Ce que je peux vous assurer, c’est qu’à mesure que les informations seront connues, toutes les enquêtes seront diligentées, toutes les procédures seront instruites et les procès éventuellement auront lieu". Vous saurez tout !

    Parfait ! Question, toutefois, à propos d’enquête et d’une affaire à la dimension probablement ten taculaire.

    Puisque l’on en est à diffuser des des courrier électroniques - mais il est possible que le président lui-même ne soit pas au courant -, qu’en est-il de l’affaire Unaoil/Ahsani - Unaoil, the company that bribed the world - qui vient d’éclater silencieusement à Monaco ?Silence radio.

    « On ne trouve aucune trace d’Unaoil dans les classements des plus grands groupes mondiaux. Mais depuis presque vingt ans, cette entreprise familiale monégasque se serait livrée à une corruption systématique du secteur pétrolier à l’échelle mondiale, distribuant des millions de dollars en dessous de table pour le compte de mastodontes comme Samsung, Rolls Royce, Halliburton, le constructeur français Technip ou la branche offshore du groupe australien Leighton Holdings.

    La divulgation d’un grand nombre de courriers électroniques et de documents vient aujourd’hui confirmer les soupçons qui pesaient sur le secteur pétrolier, et met à nu les activités du grand argentier de l’économie mondiale, adepte de l’achat de dirigeants et du truquage de contrats dans le monde entier.

    La divulgation d’une grande masse de documents confidentiels lève pour la première fois le voile sur l’étendue réelle de la corruption dans le secteur pétrolier, et met en cause des dizaines de groupes, de hauts fonctionnaires et d’hommes politiques de premier plan au sein d’un réseau planétaire et sophistiqué de malversations et de versements de pots de vin. »

    http://www.huffingtonpost.fr/2016/03/30/corruption-petrole-unaoil-monaco-iran-irak-syrie-samsung-technip-ahsani-hyundai-corruption_n_9570874.html

    http://www.theage.com.au/interactive/2016/the-bribe-factory/day-1/the-company-that-bribed-the-world.html



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 avril 2016 00:07


    Aux lecteurs.
    Plus de précisions sur la question :

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/04/01/temps-de-parole-vers-une-presidentielle-plus-inegalitaire_4894005_4355770.html

    Tout sera-t-il plié le mardi 5 avril prochain, devant l’Assemblée...Nationale ?

    Ci-après, une intéressante contribution :

    "Passée inaperçu entre les remous de la loi travail El Khomry et les débats sur la déchéance de nationalité, le 24 mars a été adopté en seconde lecture à l’Assemblée nationale une loi liberticide dont l’adoption définitive est maintenant suspendue au dernier vote du Sénat. Elle vise ni plus ni moins qu’à restreindre le premier tour des élections présidentielles 2017 à une bataille à trois, qui se jouera entre le FN et les deux candidats désignés par le PS et Les Républicains. En effet l’accès aux grands médias va se voir singulièrement restreint dans la période intermédiaire : celle qui court de la publication officielle de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel jusqu’au début de la campagne officielle qui ne dure en réalité que les deux semaines précédant le premier tour.

    Que dit la proposition de loi 3201 dans son article 4 à ce sujet ?

    « À compter de la publication de la liste des candidats et jusqu’à la veille du début de la campagne, les éditeurs de services de communication audiovisuelle respectent, sous le contrôle du Conseil supérieur de l’audiovisuel, le principe d’équité en ce qui concerne la reproduction et les commentaires des déclarations et écrits des candidats et la présentation de leur personne. »

    Dans l’exercice de cette mission de contrôle, le Conseil supérieur de l’audiovisuel tient compte :

    • 1° De la représentativité des candidats, appréciée, en particulier, en fonction des résultats obtenus aux plus récentes élections par les candidats ou les formations politiques qui les soutiennent et en fonction des indications d’enquêtes d’opinion ;
    • 2° De la contribution de chaque candidat à l’animation du débat électoral. »

    Pour les candidats qui ne bénéficient pas du soutien d’un parti ou qui n’ont pas d’historique politique, cette loi est un déni de démocratie. Un article du Monde en date du 1er avril 2016 nous montre un graphique avec les gagnants et les perdants d’un tel système. Même si toutes les hypothèses ne sont pas précisées, il est clair que les partis de pouvoir sont les grands gagnants d’un tel système. Si le FN semble handicapé par ce calcul, il y a peu de doute que la dynamique qui lui profite actuellement l’emmènera jusqu’au second tour où le strict respect des temps de parole lui sera garanti. Seuls, Mélenchon et Bayrou sauvent les meubles avec ce mode de calcul. La pluralité des élections et la capacité à faire émerger une candidature alternative à gauche sont sérieusement menacées. Renforcer la visibilité médiatique d’un candidat hors des partis par un vaste mouvement citoyen sans antécédents électoraux ne sert plus à rien pour les présidentielles de 2017. Une hypothétique scission du PS entre le camp libéral et le camp des frondeurs ne changerait rien non plus à l’affaire, les instances du PS actuelles empêcheraient toute récupération du nom et des résultats électoraux.

    Le système actuel de saisine du Conseil constitutionnel laisse peu d’espoir à un recours, le citoyen n’y a pas accès, sauf dans le cadre de la question préalable de constitutionnalité dans le cadre d’un procès. Il faudrait mobiliser 60 Députés ou Sénateurs pour déposer un recours : compte tenu de la représentation actuelle des partis de pouvoir dans les Assemblées, c’est sans grand espoir."

    Et si l’on souhaite une candidature hors des partis pour dépasser le discours sans échos dans la population des partis traditionnels, il faut s’assurer une candidature avec un (ou plusieurs) domaine d’expertise et de compétence, effectivement.

    Extrait de Michel Leis http://www.pauljorion.com/blog/2016/04/02/la-proposition-de-loi-3201-la-democratie-confisquee-par-les-candidats-discredites/#more-84143



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