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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 décembre 2015 10:36

    @Onecinikiou

    Bonjour Monsieur.

    Pour qui vais-je voter, me demandez-vous ?

    La réponse est évidente : pour moi.

    En voici les raisons :

    -Pourquoi irais-je, comme d’autres gens, donner, sinon confier mon suffrage à des représentations partisanes qui ne représentent qu’elles-mêmes et qui entendent parler au nom de tout un électorat qui ne s’y retrouve pas, plus, ou ne s’y est jamais trouvé ?

    -Pourquoi irais-je ou devrais-je m’intéresser ou répondre à ces partis qui ne représentent que 0,58 % de la population française, soit 387.000 adhérents - autant dire presque rien - et qui en oligopole font l’élection présidentielle, par exemple ?

    -Pourquoi irais-je surtout donner mon suffrage à des gens qui auraient été remerciés au bout de quinze jours pour insuffisance professionnelle ou incompétence (voire même les deux) s’ils travaillaient dans n’importe quelle entreprise ? (Je ne parle pas des entreprises que vous connaissez qui ont leurs lots de gens qui les ont conduites dans le mur. cf. Areva avec A. Lauvergeon - dossier Uramin - etc. vous complèterez aisément la liste).

    Lisez ou relisez ce que j’écris depuis bientôt dix ans sur Agoravox.
    Certes, rien n’y est parfait, tout y est critiquable, mais jamais inintéressant.

    Écoutez, lisez, réfléchissez sur tout ce qui se dit, se pense, s’écrit dans tous les réseaux, dans toutes les tribunes, dans toute la blogosphère.

    Elle est étincelante.C’est la rumeur d’un monde d’une richesse étonnante, celui de tous ceux qui nous entourent (vous, moi, vos amis, relations) qui fait preuve d’une capacité d’analyse et de réflexion remarquables, ce qui n’a rien de surprenant car il y a partout des gens remarquables dont les personnalités sont exceptionnelles.

    Un monde nouveau qui laisse loin derrière tout ce fatras d’un univers rétréci, obsolète, qui a perdu contact avec la réalité : prétendus journaux télévisés, publications qui racontent toutes la même chose en s’abreuvant aux fils AFP ou Bloomberg, conférences « bidon » comme ce barnum international dont se moquent éperdument les dirigeants politiques venus faire un tour à Paris et gloser sur un « développement durable » dont je vous donne ici la véritable définition : continuer à faire durablement ce que l’on a fait jusqu’à ce jour.

    Il faut être élu par une majorité et non par une minorité.Pas d’abstention, car s’abstenir c’est laisser le champ libre, précisément, à des minorités génératrices d’illégitimité.

    Faites en sorte, puisque les bulletins blancs ne sont pas encore reconnus – et pour cause, car ils signifieraient un désaveu profond -, faites en sorte, dis-je, de transformer et traduire votre vote blanc de désaveu en une décision qui marquera votre choix pour tout autre chose que ce qui vous est jusqu’à ce jour proposé par défaut.

    (A suivre)



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 1er décembre 2015 23:44

    @M de Sourcessure

    "Tout ça ressemble aux poupées russes : les attentats qui cachent l’état d’urgence qui cache la COP21 qui cache les régionales qui cachent la faillite politique de la droite, de la droite et de la droite ! Maintenant, ca falloir trouver une très grosse poupée pour cacher tout ça.« 

    Une poupée russe, par exemple...Avec un avion volontairement abattu par un type qui se rêve nouveau Sultan, qui se réfugie dans les bras de l’OTAN, laquelle immobilise l’Europe avec un tsunami migratoire devenu ingérable, une Europe complaisante qui ouvre les bras et ses frontières à une Turquie qui lui tord le bras, un »ami américain" qui n’attend plus que de nous cadenasser avec un partenariat transatlantique qui va nous transformer en ouvriers de maquilladoras à la sauce tacos, une escalade militaire européenne avec une Allemagne et une Grande-Bretagne qui viennent donner
    un coup de main à la France.

    Chacun peut apporter sa touche et continuer à illustrer le tableau : le papier ne refuse pas l’encre.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 1er décembre 2015 21:49

    @Fifi Brind_acier
    Nous allons donner notre avis...



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 1er décembre 2015 17:16

    A vous, lecteurs, cette phrase tirée de la conclusion d’un beau discours de Jérôme Baron à la cérémonie d’ouverture du Festival des Trois Continents, à propos de cette Europe dont Jean-Luc Godard dit, dans Film Socialisme, qu’il espère la revoir une fois heureuse avant de mourir

    Moi aussi. Une Europe indépendante, libre, heureuse, puissante, prospère, généreuse, sûre et fière d’elle-même.

    "Le festival devait avoir lieu, et il a lieu, nous nous en réjouissons comme tous ceux qui de loin nous ont adressé des messages d’encouragement à tenir les choses telles que prévues cette semaine. Comme cela risque d’être le cas dans beaucoup d’autres manifestations cinématographiques ces prochaines semaines, certaines œuvres présentées se trouvent dans une immédiateté sidérante avec nos actualités. C’est le propre de l’art que de toucher avec l’acuité la plus vive à la complexité qui nous encercle et nous façonne.

    Mais à quoi sert­-il vraiment, et à quoi sert le cinéma ? J’ai envie de ne jamais proposer de réponse définitive à cette question et encore moins de la réduire à une astucieuse formule qui tiendrait dans les trois minutes qu’on m’a demandé de respecter pour le bon déroulement de cette soirée d’ouverture. Peut­ être d’ailleurs ne sert­-il à rien. Il aurait alors pour caractéristique essentielle de se soustraire à toute vocation utilitaire. Mais nous sommes nombreux pourtant à être habités durablement par le pouvoir sensible des œuvres que nous croisons. De quoi s’agit-­il alors qui s’immisce en nous si elles ne servent à rien ? C’est que l’art à sa manière, à ses manières devrais­-je dire, est la plus haute conscience que l’homme puisse avoir de lui­-même, de sa destinée, passée, présente, et comme on le sait parfois visionnaire, future. Ce qu’il n’est pas on le sait aussi, il n’est ni clichés, ni routine, ni prévisible, ni slogan, ni mot d’ordre, ni simple opinion, ni promesse, ni reflet de la réalité, et surtout jamais défaite. Il est là, à la frontière de ce que nous sommes et de ce qui s’offre à nous. Un simple battement de cœur.

    Malraux en disait d’ailleurs, et c’est là une assez simple et belle définition, qu’il est surtout la seule chose qui résiste à la mort et de construire cette colère nécessaire et parfois prodigieuse contre l’époque et les valeurs qui l’orientent, il est cet endroit de notre monde qui ne veut pas sombrer, celui ne qui tourne jamais le dos au réel même dans l’abstraction dont il est capable. Cette abstraction le peintre Paul Klee la traduisait mélancoliquement par la formule suivante : le peuple manque. Depuis une douzaine de jours, il semble bien ne pas manquer et bien au­ delà de nos frontières touché et questionné par ce drame terrible du 13 novembre, les gens se rassemblent, s’émeuvent, se mobilisent, s’expriment aussi ! Mais de quoi ce peuple est­-il encore fait ? Ou plutôt de quelles virtualités essentielles que nous ne voyons plus qui d’histoire, de douleur et d’espérance appellerait la lumière d’un autre jour ?

    Aujourd’hui et demain encore, je crois que nous aurons besoin des œuvres et des artistes pour repenser le sens et la nature de nos engagements, individuels, collectifs, politiques, pour construire non pas un monde pour tous, uniforme, mais un monde où chacun pourrait simplement trouver et tenir sa place. Cela pourrait aussi être une autre définition de l’état d’urgence dans lequel nous nous trouvons comme celui encore d’écrire, ici, les pages d’un roman national enfin actualisé qui nous fait cruellement défaut, qui paraît à certains d’entre nous de plus en plus indéchiffrables, replier aussi sur un dire gelé comme l’écrit si justement Malika Mansouri, et qui au bout du compte vient faire peser sur ce qu’on nomme démocratie un danger tout aussi grand que les violences effroyables qui se sont abattues sur nous. Que devenons­-nous ? Que souhaitons­-nous vraiment devenir ? Nous nous devons de faire de ces inquiétudes qui nous assaillent les leviers d’une pédagogie éclairante dans un contexte où les processus de désociabilisation depuis longtemps en cours prolétarisent comme jamais depuis un demi­ siècle les consciences. Cette prolétarisation, appuyons sur le mot, sociale, intellectuelle, est le socle de toutes les instrumentalisations dont nous sommes les témoins, et les acteurs involontaires, ici ou là. Deux notions, l’ici et l’ailleurs dont nous voyons désormais avec une évidence effarante qu’elles sont dissoutes par les vitesses de notre monde.

    Faire bouger nos hiérarchies, questionner nos certitudes et nos valeurs, voilà ce que les œuvres que nous rencontrons font, ontologiquement, car c’est dans leur nature. Dans le concert d’un monde orchestré par les logiques marchandes et spéculatives, un monde aux interactions permanentes, l’art est notre petite Antigone, notre veilleur de nuit, il nous aide à reprendre pied, résiste par les formes et la pensée à la dissolution que nous redoutons tous.

    Redonnons­-nous vraiment ce temps de regarder et d’écouter. Regardons­-nous et écoutons­-nous aussi. Attentivement. Acceptons tout autant de désapprendre ce que croyons savoir. Les temps du cinéma nous offrent modestement une première opportunité de prendre la mesure du monde tel qu’il va, tel qu’il vient, et de nous y resituer, du haut bout de notre table, cette Europe dont Jean-Luc Godard dit dans Film Socialisme qu’il espère la revoir une fois heureuse avant de mourir."

    Tiré de l’excellent Blog de Charles Tatum : http://susauvieuxmonde.canalblog.com/



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 1er décembre 2015 16:03

    @rotule

    « Mais il n’y a pas 66 millions de catholiques en France et il n’y a pas 79 millions de musulmans en Turquie. »

    Certes, mais en Turquie l’islam est la religion dominante : plus de 99 % des habitants de la Turquie sont issus d’une famille musulmane. Les trois quarts d’entre eux sont musulmans sunnites et un quart, alévis (une branche du chiisme). Les petites minorités, juives, chrétiennes, ne sont que des vestiges.

    Ci-après une étude intéressante sur la question :
    http://www.istanbulguide.net/istguide/people/religions/generalites.htm

    Non seulement vous pouvez revendiquer le droit pour vous, pour quiconque, d’être sans religion, sans parti, sans foi (peut-être pas sans loi), et de ne pas être confondu avec la politique de l’État, mais encore je me félicite de ce que vous puissiez vivre dans un pays qui vous permet de le dire et de l’écrire ouvertement, librement.

    En France, la question reste floue :
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/21/que-pese-l-islam-en-france_4559859_4355770.html

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