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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 juillet 2015 08:54

    @Alinea.

    Excellent billet.

    Puzzle et confusion, certes, mais il faut penser au Colosse de Maroussi, à la voix de Katsimbalis réveillant les coqs de l’Attique, aux poèmes de Georges Séféris, à ceux d’Odysseas Elytis, aux chants d’Angélique Ionatos, à l’Exil d’Hélène, de Camus.

    Cette Grèce matricielle, comme l’écrit Lawrence Durrell, avec ses gras orangers, les jours immuablement bleus, le printemps égéen en équilibre sur un fil, les frissons de la mer, les visages boucanés, le tourment ensommeillé d’une mandoline. Vénus et la mer. Tout ce que nous aimons profondément, essentiellement.

    Allez ! Debout ! On se ressaisit ! 

    Il n’y a pas de place pour l’Eurogroupe dans l’ombre du soleil grec, pour reprendre ici le titre d’un ouvrage de L. Durrell.


    Cordialement,

    RB


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 juillet 2015 08:10

    @L’auteur.Bonjour. Votre billet pourrait constituer une bonne introduction à un article auquel vous n’apportez pas de réponse. sans doute y aura-t-il une suite que je lirai avec intérêt.Le sujet est difficile et mérite une étude préparatoire approfondie tant le sujet « Monnet-De Gaulle-USA » est radioactif.Le fait est qu’il révèle ce que peu de gens avaient perçu mais que la Vulgate interdisait de critiquer, à savoir que les « Pères fondateurs » de l’Europe n’ont jamais plus été que des agents très zélés d’une entreprise de sujétion américaine dans laquelle l’idée même d’une souveraineté européenne était inimaginable.Il existe un corpus d’informations remarquables dans les travaux d’ Anne Riz-Lacroix que vous connaissez bien évidemment mais qui demeurent une ligne directrice fort utile pour éviter les erreurs d’interprétation que recèle l’histoire contemporaine.cf en ce sens la recension effectuée par Jacques-Marie Bourget à propos du passionnant ouvrage d’Annie Lacroix-Riz ci-après :


    Annie Lacroix-Riz : Aux origines du carcan européen (1900-1960) , coédition Delga-Le temps des cerises, avril 2014, 15 euros.

    http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/aux-origines-du-carcan-europeen-nouveau-livre-dannie-lacroix-riz/

    Extrait :

    Le 12 juillet 1947 s’ouvre à Paris la « Conférence des seize ». Les canons nazis sont encore chauds quand l’Allemagne et les États-Unis pleurent à nouveau sur le sort de la Ruhr. Si bien qu’en marge de la Conférence, Anglo-américains et Allemands tiennent des réunions parallèles afin de faire la peau aux désirs de la France. Pour une fois Paris tient bon. Furieux, les Américains envoient un émissaire afin de « réécrire le rapport général de la Conférence ». Dans le bon sens. En particulier six points sont dictés par Clayton, le Secrétaire d’État au Commerce. Ils résument le programme commercial et financier mondial, et donc européen, de Washington. Les États-Unis exigent la mise en place d’une « organisation européenne permanente chargée d’examiner l’exécution du programme européen ». Ce machin sera l’OECE. Il préfigure « notre » Europe. Et Charles-Henri Spaak, premier président de l’Organisation Européenne de Coopération Économique, n’est qu’un greffier appliquant les consignes américaines.

    Quant aux héros que nous célébrons, scrutin européen oblige, « les pères de l’Europe », à la lecture de Lacroix-Riz on n’a guère envie d’être leurs enfants. Jean Monnet ? D’abord réformé en 1914, marchand d’alcool pendant la Prohibition, fondateur de la Bancamerica à San Francisco, conseiller de Tchang Kaï-Chek pour le compte des Américains. Puis, à Londres en 1940, Monet refuse de s’associer à la France Libre pour, en 1943, devenir l’envoyé de Roosevelt auprès du général Giraud… Voilà un homme au profil idéal pour mettre sur pied une Europe libre. Dans ce jeu de famille vous voulez un autre « Père » ? Voilà Robert Schuman, autre icône. Un détail de la vie du héros suffit à le qualifier : à l’été 1940 il vote les pleins pouvoirs à Pétain et accepte en bonus d’être membre de son gouvernement. Après guerre, Schuman sera mis en pénitence, ce qui est une pratique ordinaire pour un si bon catholique. Puis, le passé oublié, il va pousser à la roue d’une Euro-Amérique : capitaliste, chrétienne se développant sous la serre de l’OTAN.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 juillet 2015 10:12

    Contagion :

    FT is out reporting that the ECB has extended “secret credit lines” to Bulgaria and Romania in order to forestall asset seizures. Here’s more :

    The European Central Bank has introduced secret credit lines to Bulgaria and Romania as part of a broader effort to convince foreign regulators not to pull the plug on the local subsidiaries of Greek banks.

     

    News of the behind-the-scenes support for the subsidiaries comes as ECB governors decide on Thursday whether to extend a €89bn lifeline in emergency eurozone funding to Greece’s beleaguered financial sector.

     

    Greece’s Piraeus, National Bank of Greece, Eurobank and Alpha Bank all have substantial assets in central and eastern Europe. If those assets were seized by local regulators, the parent banks would take an immediate capital hit, dealing a potentially terminal blow to Greece’s domestic financial system, which is already hanging by a thread as the country battles to agree a new rescue package with international creditors.

     

    « The fear is that if someone goes first, and pulls the plug, everyone will follow, » said a person familiar with the situation.

     

    The person said the ECB had put in place special « swap » arrangements, or bilateral credit lines, with Romania and Bulgaria to reassure them that the Greek banks there would have funding support throughout the current crisis. 

    Similar swap lines, which enable foreign central banks to borrow from the ECB and relend that money locally, were used during the eurozone financial crisis, but were typically publicly announced.So essentially, the ECB is now set to lend to Bulgaria and Romania in order to ensure that those countries’ regulators do not take any actions with regard to domestic subsidiaries of Greek banks that might serve to further destabilize the Greek banking sector as Europe scrambles to keep it afloat.

    As a reminder, Kathimerini reported in April that the central banks of Albania, Bulgaria, Cyprus, Romania, Serbia, Turkey and the Former Yugoslav Republic of Macedonia had « all forced the subsidiaries of Greek banks operating in those countries to bring their exposure to Greek risk (bonds, treasury bills, deposits to Greek banks, loans etc.) down to zero in order to shield themselves and minimize the danger of contagion in case the negotiations between the Greek government and the eurozone do not bear fruit. » The ECB’s fear seems to be that « quarantines » could turn to « asset seizures » which could in turn further impair the balance sheets of the parent companies and introduce yet another element of uncertainty into already indeterminate discussions around recapitalizing Greece’s ailing banks. 

    And as for the idea that depositors in the Balkans aren’t at risk, we’ll close with the following excerpt from the FT article cited above :The National Bank of Romania declined to comment specifically on the new funding line. It said its Greek banking offshoots are « sound », adding that they could refuse to let shareholders withdraw deposits and could also raise liquidity from the local central bank if the situation worsened.

    Source : http://www.zerohedge.com/news/2015-07-16/fearing-greek-fallout-ecb-extends-secret-credit-lines-balkans




  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 16 juillet 2015 16:36

    @On trouvera ci-après la relation d’un entretien particulièrement intéressant avec M. Y. Varoufakis.




  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 16 juillet 2015 16:23

    @ Tous


    Ci-après le texte, annoté par M. Y. Varoufakis, ancien ministre des finances prédécesseur de M. E. Tsakalotos, de « l’accord » du 14 juillet dernier:Euro Summit Statement Brussels, 12 July 2015 

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