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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 6 juillet 2015 06:44

    @hunter
     Bravo Hunter, tout est dit.Ils vendront tout puisque ce pays est à vendre.Sauf à ce qu’un coup d’arrêt violent puisse mettre un terme à ce pillage et à cette braderie honteuse.http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-accueil-du-dr-fu-man-chu-en-160403


    @ Trelawney

    Bravo pour ce billet.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 27 mai 2015 13:58

    @l’auteur.Bon billet que l’on peut utilement compléter par la lecture de J. Sapir et celle de J-C. Werrebrouck et son texte intitulé : « Quand un banquier ignore la loi et l’Histoire... ».


    cf. ici : http://www.lacrisedesannees2010.com/

    La publication de l’article de Jean Peyrelevade dans « Les Echos » du 20 mai dernier : « L’euro indissoluble » peut faire l’étonnement du juriste ou de l’historien le plus modeste.

    Le titre est lui-même curieux tant il est vrai que les affaires humaines sont instables : Il n’y aurait pas d’histoire et d’historiens si ces affaires relevaient de la simple génétique. Le fonctionnement de la ruche est d’ordre génétique et l’organisation de cette dernière inchangée depuis des dizaines de millénaires….mais l’ordre monétaire est lui soumis à la grande histoire des hommes et donc l’indissolubilité d’une monnaie, n’est qu’une expression politique de fort grande légèreté, tant l’histoire monétaire nous prouve le contraire.

     Il est vrai toutefois que monsieur Peyrelevade a pu être abusé par des juristes qui dans des publications de la Banque de France ont osé écrire que « Le droit monétaire a inscrit l’irréversibilité du remplacement des anciennes monnaies et de l’Ecu par l’euro dans la contrainte du droit »[1]. Comment un juriste peut-il être aussi éloigné de la connaissance des réalités humaines ?

    Beaucoup plus grave est le fait que monsieur Peyrelevade, en égratignant un collègue, Jacques Sapir, affirme haut et fort dans son texte que la « lex Monetae » ne pourrait sérieusement s’opposer à la déferlante des créanciers étrangers qui seraient victimes de la fin de l’euro.

     Un point de droit doit lui être rappelé afin qu’il puisse tenter de corriger son propos dans les colonnes des Echos.

    Il faut tout d’abord rappeler que la lex monetae est un principe de droit international coutumier rappelé par deux arrêts de la cour de justice de la Haye du 19 juillet 1929. Il faut aussi rappeler qu’il s’agit d’une règle de portée universelle reposant sur le principe de souveraineté des Etats en matière monétaire, ce qui signifie qu’elle s’applique à tous, aux étrangers comme aux nationaux. A ce titre elle est une loi de police, c’est-à-dire une loi dont l’observation est nécessaire pour la sauvegarde de l’organisation politique, sociale et économique du pays. Cela signifie en conséquence, qu’à priori, les clauses particulières de certains contrats entravant l’exercice de ce pouvoir de police, pourraient-elles mêmes être frappées de nullité par le souverain.

    Dans ce contexte juridique à très forte odeur de souveraineté, certes très mal appréciée par les défenseurs de la mondialisation, on pourrait imaginer une forme de désuétude de la lex monetae. Ce serait oublier que la fin du système de Bretton-Woods décidée par le président Nixon le 15 aout 1971, n’a jamais été juridiquement contestée : lex monetae oblige. Et que l’introduction de l’euro s’est réalisée sous son couvert il y a fort peu de temps. En effet, le règlement N° 1103/97 du Conseil du 17 juin 1997, est venu rappeler que « l’introduction de l’euro n’a pas pour effet de modifier les termes d’un instrument juridique ».

    On peut certes opposer à ces deux exemples des arguments solides. Qui aurait oser contester, dans la réalité, quel Etat , quelle banque centrale, la décision du président de l’Etat le plus puissant de la planète ? Dans le même ordre d’idée le règlement N°1103/97 ne pouvait être contesté dans le cadre de la construction de la nouvelle réalité monétaire, une construction ne lésant à priori aucun créancier dans un climat d’optimisme jubilatoire généralisé.

    Pour autant la lex monetae a toujours été acceptée même au cas de pays de taille réduite procédant à des modifications de parité désagréables pour les créanciers de dettes souveraines. Aucun Etat n’est venu protéger ses ressortissants - épargnants victimes dans ses achats de produits financiers incorporant de la dette souveraine étrangère dévaluée- en exigeant des compensations de l’Etat dévaluateur. Aucune juridiction ne s’est risquée à contester le pouvoir régalien qui consiste à modifier les caractéristiques voire la dénomination de la monnaie souveraine.

    A cet égard, les questions classiques de « déséquilibre des contrats » (droit français) ou de « frustration » (droit anglais) ne sont pas de mise et s’il existe un risque en raison de la souveraineté monétaire, c’est l’acheteur qui doit prendre la précaution de se couvrir au regard du taux de change. Il en est de même des clauses de « harship » (clauses de « nouvelles circonstances ») qui ne seraient guère opposables aux Etats. Ajoutons que le risque se trouve déjà compensé dans le taux de l’intérêt qui incorpore la prime de risque.

    On voit mal également une juridiction s’embarquer sur le terrain d’une lex monetae disparue en raison de la disparité de la souveraineté monétaire inscrite dans les Traités européens. La fin de l’euro faisant disparaitre les traités correspondants, la souveraineté retrouvée serait en conséquence la renaissance de ce qui lui est rattaché : la lex monetae .

    Bien évidemment on peut imaginer que d’innombrables acteurs tenteront de mobiliser nombre de juridictions. C’est sans doute exact et Jean Peyrelevade a raison. Sauf que le retrait éventuel de la France de la zone euro correspondrait tout simplement à sa disparition…d’où une multiplication gigantesque des contestations qu’aucune machine judiciaire ne saurait absorber, si ce n’est pour rappeler la loi monétaire attachée à la souveraineté de chaque Etat. Les dettes souveraines ne sont pas quantitativement modifiées par la variation d’une dénomination et d’un taux de change.

    On peut toutefois imaginer une libéralité introduisant un régime de faveur pour les créanciers en dette souveraine dévaluée, celle que nous avons proposée dans un article précèdent[2]. On peut en effet imaginer que la fin de l’euro serait aussi vraisemblablement le retour de l’autorité publique sur sa banque centrale. Ce retour signifierait la possibilité de monétiser toutes les créances, en particulier souveraines sur la base du nouveau taux de change. Nous renvoyons ici le lecteur au texte proposé sur le blog. Au-delà il nous faut conclure.

    Conclusion :

    Monsieur Peyrelevade craint que la dévaluation correspondant à l’abandon par la France de l’euro, correspondrait à une augmentation de sa dette publique externe équivalente à la dévaluation, soit selon ses chiffres plusieurs centaines de milliards supplémentaires. Cela est complètement inexact, et la France pourra opposer, comme tous les pays du monde qui ont connu cette circonstance, la lex monetae de toujours. Nous suggérons au quotidien Les Echos, d’ autoriser Monsieur Peyrelevade à corriger des erreurs graves, lesquelles s’ajoutent à la propagande générale qui engendrent chez les citoyens de fausses croyances et de fausses peurs à très fort pouvoir contagieux.

     

     

     

    [1] https://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/archipel/publications /bdf_bm/etudes_bdf_bm/bdf_bm_108_etu_2.pdf . Il s’agit d’un article du Bulletin de la Banque de France (N° 108, Décembre 2002) signé par Jean Christophe Cabotte et Anne-Marie Moulin.

    [2] Cf. : http://www.lacrisedesannees2010.com/article-les-conditions-d-un-demantelement-reussi-de-la-zone-euro-92063917.html



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 8 avril 2015 17:59

    @Victor. Très bon papier.Quant au contributeur qui s’indigne de la publication de votre analyse, je lui suggère sans plus tarder de lire l’ouvrage de Christopher Caldwell intitulé Une révolutions sous vos yeux, dont voici la recension.



    « .L’Europe peut-elle rester la même si sa population change ? Selon Christopher Caldwell, la réponse est non. Une Révolution sous nos yeux constitue la première analyse sans concession des bouleversements colossaux induits par les vagues d’immigration à dominante musulmane que connaît l’Europe de l’Ouest et la France en particulier, depuis un demi-siècle. 

    Observateur scrupuleux de l’Islam et de l’Europe depuis plus de dix ans, Caldwell montre que les élites européennes ont sous-estimé voire totalement éludé les effets sociaux, spirituels et politiques de l’immigration musulmane, qui sont considérables et durables, au profit des effets économiques, qui sont faibles et transitoires. 

    Alors que des populations d’origine étrangère de plus en plus sûres d’elles-mêmes défient les fondements de la culture européenne, les commentateurs réagissent soit par la peur et la fureur soit par des platitudes évasives. 

    Une Révolution sous nos yeux évite ces deux travers. Par la force d’une documentation méticuleuse et l’honnêteté de son propos, ce livre expose clairement de quelle façon l’immigration musulmane est en passe de remodeler définitivement l’Occident. »

    Il est sûr que l’Europe sortira changée de sa confrontation avec l’islam. Il est bien moins sûr que ce dernier se révèle assimilable. L’Europe se retrouve à devoir disputer à l’islam l’allégeance de ses nouveaux arrivants. Pour l’heure, l’islam est en meilleure position pour l’emporter à la fois démographiquement, c’est une évidence, et philosophiquement, même si cet avantage paraît moins net. 

    En effet, en de telles circonstances, des mots comme « majorité » et « minorité » ont peu de sens. Quand une culture peu sûre d’elle, malléable et relativiste, rencontre une culture ancrée, confiante et renforcée par des doctrines communes, c’est généralement la première qui change pour s’adapter à la seconde.

    Il peut aussi utilement lire « La Soumission » de Houellebecq, un miroir dans lequel il se reconnaîtra.certainement.

    Biographie de l’auteur

    Christopher Caldwell est journaliste, diplômé de Harvard et spécialiste des affaires politiques européennes. Il est éditorialiste au Financial Times et rédacteur au Weekly Standard ainsi qu’au New York Times Magazine. Michèle Tribalat est démographe, directrice de recherche à l’INED et spécialiste de l’immigration. Elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Yeux grands fermés (Denoël, 2010). 



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 20 février 2015 14:37

    @ddacoudre


    On ne baisse pas les bras, Cher DDAC.
    On se bat.

    Je cite votre propos auquel je souscris.

    Cordialement ;

    Renaud Bouchard

    « .. recomposer un paysage politique clair. Mais cela va plus loin, il nous faut trouver un nouveau modèle de comptabilisation de notre activité économique car celui qui existe ne conduit qu’a ce que nous vivons régulièrement des formations de capitaux qui pillent la planète sans se soucier de l’intérêt des populations. »


    « Pire les groupes oligarchique qui se constituent en groupements d’intérêts vont être en mesure de rivaliser avec les nations et s’y substituer dans le long terme. »

    « Nous reconstituerions en cela des seigneuries du XXI siècle, ce qui est dans la logique des comportements humains, quand la démocratie, qui est une démarche culturelle, faiblit et où les citoyens ne s’y investissent pas et ne réclament pas la part qui leur revient ». 

    « Ils sont même faibles au point de ne pas être capables de se regrouper pour financer un projet politique économique, ce qui laisse le champs libre à tous ces groupes, dont il ne s’agit pas de nier l’efficacité, mais la fin, quand de l’humain devient la valeur ajustable, où seulement un boyau sans cervelle. »





  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 février 2015 21:54

    @Laurent Herblay


    Voici ce que j’écrivais à propos de Mme Lagarde :


    Il y a une grande règle : vous souhaitez vous enrichir ?De manière rapide ? D’importance ?Servez-vous dans les fonds publics.

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