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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 2015 11:06

    @Jack_Hilton


    Parfait.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 2015 11:02

    @_ Tous.

    Il ne faut jamais perdre de vue le fait que les choses et lés événement ne se passent jamais comme prévu.

    Ce qui vient de se produire le 5 juillet 2015 avec le referendum grec a en effet totalement déstabilisé la mécanique européenne et la vulgate économique que toute une opinion s’empresse de relayer comme un mantra en répétant sans cesse :« salauds de grecs profiteurs, pas d’impôts, pas de cadastre, armateurs, Eglise, Varoufakis-rocker, pas de cravate, etc. », bref, les poncifs auxquels s’ajoute « le saut dans l’inconnu, Tsipras amateur, joueur de poker-menteur » etc.

    La réalité est que les instances européennes sont dans l’incapacité totale de traiter le problème de la Grèce, tentant en effet de construire un système logique sur des prémisses fausses. 

    Echec garanti.

    Ce qui s’est produit est très simple, impossible à admettre (pour le moment), par une nomenklatura politique européenne et une population lobotomisée, engluée dans ses assurances-vie, ses RTT, ses crédits, ses bagnoles, ses vacances, ses guignols politiques, la vente et le pillage de ses actifs au profit d’investisseurs étrangers etc.) : 

    Le dimanche 5 juillet 2015, les Grecs ont simplement signifié à l’UE, aux européens et au monde entier qu’ils refusaient la mise en faillite de leur État et l’allocation de leurs impôts à des créanciers étrangers à leur démocratie et à la démocratie européenne. 

    Seuls les gouvernements de la zone euro et les intérêts économiques et financiers non-européens sont contrariés par la révolution grecque. 

    Révolution, car il s’agit bien de cela.Révolution contre une logique et un système économique pervers, néfaste, destructeur, cette illustration de la montée d’un capitalisme du désastre si bien décrit par Naomi Klein.

    Les contribuables et épargnants de la zone euro ne perdront pas un centime si l’Eurogroupe décide de se plier à la restauration financière de la démocratie européenne...

    Relisez-bien la phrase.

    Le système de la finance hors la loi s’est mis en faillite en 2008. 

    Et le système de la politique financièrement irresponsable a été mis hors la loi en juillet 2015. 

    Le combat de la démocratie s’est maintenant clairement placé sur le terrain de la confrontation entre les oligarchies et les souverainetés populaires nationales. 

    Là encore, relisez-bien les mots.

    La société européenne des nations commence à saisir que la technocratie libérale n’a aucune capacité à garantir les dettes qu’elle comptabilise par ses règlementations politiquement opaques. 

    7 ans après l’effondrement objectif du capitalisme libéral global, l’alternative offerte aux peuples pour reprendre le contrôle de l’économie est limpide : soit le repli sur les souverainetés nationales, soit l’instauration d’une souveraineté financière internationale dont la zone euro est potentiellement la première réalisation. 

    Les Européens de l’euro ont donc le choix entre l’asservissement à l’euroreich financiariste ou la prospérité partageable par la Confédération monétaire des démocraties européennes.

    Paradoxalement, l’ordolibéralisme allemand défait en Grèce a raison sur l’impossible abandon en droit des créances des Etats et de la BCE sur la Grèce. Une dette publique est le prix inaliénable du droit de tous à la protection de la Loi. Mais la loi égale pour tous impose la régulation de la finance par la solidarité de l’État de droit garanti par la fiscalité universelle de la démocratie.

    Ces propos que je reprends et cite ici sont ceux de P.Sarton du Jonchay

    Lire ici : http://www.pauljorion.com/blog/2015/07/06/recapitaliser-en-euro-la-democratie-europeenne-ou-plonger-dans-la-misere-liberale-par-pierre-sarton-du-jonchay/



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 2015 10:44

    @Fifi Brind_acierBonjour Fifi et merci pour ces observations.Non, je ne rêve pas.Il ne faut jamais perdre de vue le fait que les choses et lés événement ne se passent jamais comme prévu.Ce qui vient de se passer a en effet totalement déstabilisé la mécanique européenne et la vulgate économique que toute une opinion s’empresse de relayer comme un mantra en répétant sans cesse :« salauds de grecs profiteurs, pas d’impôts, pas de cadastre, armateurs, Eglise etc. », bref, les poncifs auxquels s’ajoute « le saut dans l’inconnu, Tsipras amateur, joueur de poker-menteur » etc.Les instances européennes sont dans l’incapacité totale de traiter le problème de la Grèce, tentant en effet de construire un système logique sur des prémisses fausses. Echec garanti.Ce qui s’est produit est très simple, impossible à admettre (pour le moment), par une nomenklatura politique européenne et une population lobotomisée, engluée dans ses assurances-vie, ses RTT, ses crédits, ses bagnoles, ses vacances,ses guignols politiques etc.) : Le dimanche 5 juillet 2015, les Grecs ont simplement signifié qu’ils refusaient la mise en faillite de leur État et l’allocation de leurs impôts à des créanciers étrangers à leur démocratie et à la démocratie européenne. Seuls les gouvernements de la zone euro et les intérêts économiques et financiers non-européens sont contrariés par la révolution grecque. Les contribuables et épargnants de la zone euro ne perdront pas un centime si l’Eurogroupe décide de se plier à la restauration financière de la démocratie européenne...Le système de la finance hors la loi s’est mis en faillite en 2008. Et le système de la politique financièrement irresponsable a été mis hors la loi en juillet 2015. Le combat de la démocratie s’est maintenant clairement placé sur le terrain de la confrontation entre les oligarchies et les souverainetés populaires nationales. La société européenne des nations commence à saisir que la technocratie libérale n’a aucune capacité à garantir les dettes qu’elle comptabilise par ses règlementations politiquement opaques. 7 ans après l’effondrement objectif du capitalisme libéral global, l’alternative offerte aux peuples pour reprendre le contrôle de l’économie est limpide : soit le repli sur les souverainetés nationales, soit l’instauration d’une souveraineté financière internationale dont la zone euro est potentiellement la première réalisation.

    Les Européens de l’euro ont donc le choix entre l’asservissement à l’euroreich financiariste ou la prospérité partageable par la Confédération monétaire des démocraties européennes. Paradoxalement, l’ordolibéralisme allemand défait en Grèce a raison sur l’impossible abandon en droit des créances des Etats et de la BCE sur la Grèce. Une dette publique est le prix inaliénable du droit de tous à la protection de la Loi. Mais la loi égale pour tous impose la régulation de la finance par la solidarité de l’État de droit garanti par la fiscalité universelle de la démocratie.

    Lire ici : http://www.pauljorion.com/blog/2015/07/06/recapitaliser-en-euro-la-democratie-europeenne-ou-plonger-dans-la-misere-liberale-par-pierre-sarton-du-jonchay/





  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 6 juillet 2015 16:05

    A tous les contributeurs que je remercie.

    Les têtes de l’ex-Troïka doivent rouler.
    Imagine-t-on un instant les cris de victoire de la presse en cas de victoire du « Oui » ?
    Le « spoil-system » a du bon : le amp qui a perdu dégage et disparaît.

    Submitted by Raul Ilargi Meijer of the Aunstant tomatic Earth

    With Yanis Gone, Now Troika Heads Must Roll

    Now that Yanis Varoufakis has resigned, in the kind of unique fashion and timing that shows us who the real men are, it’s time to clear the other side of the table as well. The new finance minister, Euclid Tsakalotos, should not have to face the same faces that led to Europe’s painful defeat in yesterday’s Greek referendum.

    That would be an utter disgrace, and the EU would not survive it. So we now call for Juncker, Lagarde, Schäuble, Dijsselbloem, Draghi, Merkel and Schulz to move over.

    It’s time for the Troika to seek out some real men too. It cannot be that the winner leaves and all the losers get to stay.

    The attempts to suppress the IMF debt sustainability analysis were a shameful attempt to mislead the people of Greece, and of Europe as a whole. And don’t forget the US : Lagarde operates out of Washington.

    It cannot be that after this mockery of democracy, these same people can just remain where they are.

    It’s time for Europe to show the same democratic heart that Varoufakis has shown this morning. And if that doesn’t happen, all Europeans should make sure to leave the European Union as quickly as they can.

    Because that would prove once and for all that the EU is no more than a cheap facade, a thin veil behind which something pretty awful tries to hide its ugly face.

    Here is Yanis’ explanation behind his resignation :

    Minister No More ! (Yanis Varoufakis)

     

    The referendum of 5th July will stay in history as a unique moment when a small European nation rose up against debt-bondage. Like all struggles for democratic rights, so too this historic rejection of the Eurogroup’s 25th June ultimatum comes with a large price tag attached. It is, therefore, essential that the great capital bestowed upon our government by the splendid NO vote be invested immediately into a YES to a proper resolution – to an agreement that involves debt restructuring, less austerity, redistribution in favour of the needy, and real reforms.

     

    Soon after the announcement of the referendum results, I was made aware of a certain preference by some Eurogroup participants, and assorted ‘partners’, for my… ‘absence’ from its meetings ; an idea that the Prime Minister judged to be potentially helpful to him in reaching an agreement. For this reason I am leaving the Ministry of Finance today. I consider it my duty to help Alexis Tsipras exploit, as he sees fit, the capital that the Greek people granted us through yesterday’s referendum. And I shall wear the creditors’ loathing with pride.

     

    We of the Left know how to act collectively with no care for the privileges of office. I shall support fully Prime Minister Tsipras, the new Minister of Finance, and our government. The superhuman effort to honour the brave people of Greece, and the famous OXI (NO) that they granted to democrats the world over, is just beginning.

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