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Rétif

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  • Rétif 9 mars 2010 12:14

    C’est tout le drame attaché à ce mot. Comme,pour un homme, une faute qu’on ne cesse plus de lui reprocher. Mais aussi une tendance qui peut touours renaitre. On y met d’ailleurs pas mal de mauvaise foi.
    Reste un sens originel qui n’ a pas, jusqu’ici, de remplaçant valable.



  • Rétif 9 mars 2010 12:07

    A noter que le sens devenu péjoratif du populisme est venu, en fait, après la seconde guerre mondiale, de partis politiques eux-mêmes éminemment « populistes » dans le plus mauvais sens du terme !



  • Rétif 9 mars 2010 12:04

    Il n’ y avait pas, de leur part, de démagogie au sens politicien du terme, ils voulaient seulement éduquer le peuple per des cours du soir.L’ambigüité n’était pas consciente.

    Mais assez vite, sous le nom de Narodnaia Volia, Volonté du Peuple, ils en arrivèrent au terrorisme.

    Il y eut aussi, aux USA un« parti populiste » purement politique et électoral, disant défendre les intérèts de la paysannerie américaine. Rien de suspect dans un régime démocratique.

    Un autre sens, plus pur et désintéressé du mot fut dans les années 1920/30, fut celui d’un
    mouvement simplement littéraire se vouant à la description des moeurs du« petit peuple »
     paysan et ouvrier.Sans politique.

    Mais on ne peut à long terme se réclammer innocemment du peuple,même sans parler de populisme. Finalement, c’est comme les femmes, quoiqu’on dise en politique, on parle toujours du peuple.

    A la fin, les tribuns et politiciens ne parlant que de ça, il est devenu au cours de l’histoire, de plus en plus flagrant que les discours roulaient dans la démagogie et que l’insertion du
    peuple visait, plus encore qu’à flatter le peuple, carrément à s’en servir sous prétexte de le servir, pour lui imposer une dictature.Dont on connait les suites.

    Dommage cette évolution sémantique et politique d’un terme au départ sympathique. 



  • Rétif 9 mars 2010 11:42

    La démocratie serait un populisme assagi. (bien que ne dormant que d’un oeil).

    Le populisme me semble avoir eté à l’origine un sentiment. Mais un sentiment propre à l’élite
    ou,du mois à une certaine de celle-ci). Sentiment décalé et altruiste, certes honorable mais dont il faut remarquer que dès le départ, en tous cas en Russie, il fut de tendance révolutionnaire, chez les Narodniki, qui voulaient « aller au peuple »,impliquant donc une contestation du régime en place. Ces gens étaient honnêtes et sincères, jeunesse étudiante en majorité (dont le frère de Lénine).
    Il n’y avait pa



  • Rétif 9 mars 2010 11:21

    à l’auteur

    Intéressant, mais vous ne concluez rien.
    En somme, il y a le fond et la forme.Il y a, je le crois bien un sens fondamental du bien commn républicain dont le respect peut être le fait de n’importe quelle forme de gouvernement, du moins en théorie. Ceci résultant de la culture morale de chaque époque. Ce qui correspond assez aux appels qu’on a,de nos jours, en faveur d’une morale démocratique et écologique.

    Au long de l’histoire, on a voulu s’attacher de plus en plus à la precision de la forme, pour éliminer (sorte de principe de précaution), toute potentialité de détournement d’ un « bon gouvrenement ».
    Ceci, si je peux me permettre de vous résumer un peu sèchement.

    Implicitement, il semble ressortir de votre brève analyse de l’histoire, que la progression dans la forme institutionelle n’aurait pas vraiment fait progresser le fond moral de l’humanité. Ce pourquoi, de nos jours, devant les catastrophes sociales et économiques,
    on entend surtout des appels à la bonté, à la solidarité, à la fraternité etc.. etc...

    Toute une sentimentalité à laquelle on a bien du mal à croire et à espérer..
    Alors certains appellent à une révolution dans les moeurs et dans le caractère de l’humanité, d’autres pensant, comme toujours, qu’il faut et suffit d’éliminer les méchants
    pour retrouver un bon gouvernement.
    Moi non plus, je ne concluerai pas. 

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