Le terme d’utopie a été remis à la mode, d’une façon paradoxalement critique, à propos du socialisme des premiers socialistes (Proudhon, Fourier, St-Simon ; Cabet, et, pour les trois derniers, leurs phalanstères, etc...), par le saint Patron des utopistes d’aujourd’hui, Karl Marx.
C’est lui qui a traité tous les théoriciens d’avant lui de « socialistes utopiques », seule sa doctrine qui n’est pas une doctrine mais une Praxis, étant la description d’un socialisme qui se dira « Scientifique ».
Ironie de l’histoire, voilà Karl Marx jeté pêle-mêle avec ceux qu’il ridiculisait et hypostasié au nom de cette utopie qu’ il moquait et vilipendait d’une ironie mordante, car il ne manquait de style.
Si l’utopie, peut finalement se définir comme ce qui ne marche pas, alors Marx, malgré sa prétention scientifique, est pour moi un effectivement un utopiste.Dangereux.
On a vu le résultat de l’application de sa méthode ! Mais les descendants d’utopiste d’aujourd’hui se donnent quand même raison en disant que, justement, « ce n’est pas du socialisme ». On sauve la fa
Or le sens premier du mot utopie auquel je propose les synonymes de romantisme, de rêve, d’illusion, de Maya, d’illusion, et d’irréalisme, est un sens de dérision inventé dans un roman de Thomas More portant ce titre, tiré du grec, er signifiant « Nulle part »., c’ à d. ce qui n’existe pas, n’existant nulle part.
Alors, aussitôt, (enfin quelques siècles ),voilà les esprits forts du Romantisme Esotérique, qui par esprit de contradiction et vanité intellectuelle, vont dire que, si ça n’existe nulle part, c’est donc que ça existera fatalement un jour. Et, comme disent certains qu’il suffit de l’imaginer et de le vouloir. Je vous laisse savourer la pertinence de la réflexion.
Du coup, voilà le thème de notre utopie transporté dans le temps du rêve : puisque ça n’existe pas aujourd’hui, c’est que ça existera un jour !!!
Il faut, je suppose, pour s’attacher à ce genre de postulat, soit un fort dégoût non seulement du monde tel qu’il est depuis l’origine, ou même de l’existence en général, soit une imagination débordante, proche de l’ hubris grecque, soit les deux, mais en ce cas, la seconde ne servant plus que de passe-temps et de genre littéraire. C’est pas très sérieux, ni ne donne vraiment une haute idée d’un réel amour de l’humanité. A tout à l’heure.
heureux de vous avoir donné une nécessité de réfléchir sur l’utilisation d’un mot, et de ce mot utopie.Une sorte de romantisme y est attaché, pourquoi ?sans doute à la fois par réticence devant le réel,par goût de défi contre le sens premier des mots et ceux qui sans chercher l’originalité, s’y réfèrent parce qu’il est important de s’entendre, car, n’est-ce pas ? il faut défier le monde, on se sent fortiche et s’élever en spiritualité face aux pauvres gens qui ne cherchent pas malice, et auxquels on peut se donner l’élégance de fairela leçon ;d’intelligence et de morale par dessus le marché. Et dès lors, il y a en outre le bonheur de faire partie d’ un clan,le bon, et depousser les autres dans un autre à quoi ils ne s’attendaient pas. Il va devenir dangereux pour eux, les benêts, d’appeler chat un chat. Anathème et fatwa sur eux.
Tels sont les avantages du sentiment romantique dans le vocabulaire, plus spécialement porté à certains mots qu’on dira,qu’on dira...disons « »sensibles« »,si ça vous va.