Réflexion idiote ! Le capitalisme est le comportement narurel de l’ humanité.
Au pire, on arrive au capitalisme d’ Etat, dixit Lénine !
Les lois ont été inventées pour adoucir les moeurs et les règlementer selon la volonté de la société vers la civilisation. Evidemment sans pour cela transformer radicalement toute la nature humaine, ni « changer l’histoire », imbécillité marxiste !
On dit un menteur, une menteuse. Pourquoi pas une professeuse ? Prétexte euphonique sans vraie raison. La construction des langues, en général, ne s’est jamais soucié de prime abord de l’euphonie, mais du sens. Quant à moi, j’aime bien savoir d’avance par qui je vais être reçu.ça me parait essentiel.
Je ne connais pas la féminisation des mots au Québec, mais nous avons en France, un sorte de frénésie des femmes à se masculiniser, et le vocabulaire les concernant avec, ainsi qu’avec une sorte de refus de féminisation des mots qui ressemble assez soit à un refus de la féminité en géneral, soit à un courant volontariste des femmes de détenir tous les pouvoirs,comme par compensation avec un passé où elles exagèrent leur malheur. Ca,c’est le côté évolution civilisationnel de la question.
Mais linguistiquement, je ne vois guère de solution, car on ne change pas si facilement les bases d’une langue. Je ne sais pas bien comment on est passé du langage médiéval au Français classique. Il y a eu sans doute un certain volontarisme, mais absolument pas politique et soutenu par une littérature de qualité, de grands auteurs et de grandes autrices.
Malheureusement, la langue française non seulement n’a pas de neutre pour désigner les objets ou les fonctions, mais de plus l’accord se fait sur le genre grammatical attribué aus objets, et non aux personnes comme en anglais,sans compter les adjectifs. Autant dire que le français est très désavantagé à notre époque pour désigner la féminisation des professions. On savait que la boulangère était la femme du boulanger, l’ambassadrice,celle de l’ambassadeur,la générale,celle du général.Ce qui n’a pas emp^ché Coco Chanel de devenir l’ambassadrice de la mode, par exemple. Par ailleurs, il y a de nos jours un désir de brièveté verbale qui fait juger ridicule d’anciennes terminaisons jadis courantes. On disait par exemple une doctoresse, sur le mode de poètesse. Le premier est aujourd’hui inaudible, il n’y a pas de raison de changer le second. Une dame, dans les années 60, pardon si son nom ne me revient pas à cet instant, a exercé la fonction de Recteur de l’Université de Paris.Elle expliquait qu’il était hors de question de l’appeler Madame la Rectrice, ce mot désignant dans le dictionnaire la plume du derrière des oiseaux servant à l’orientation du vol. Pourtant on a toujours dit, et je crois qu’on dit encore une directrice d’établissement. Pas simple ! On dit toujours une actrice, on ne veut pas dire un autrice, en quoi l’euphonie gêne-t-elle ? Jadis la patronne était (souvent,au moins),la femme du patron.Aujourd’hui, on ne rechigne pas à parler de la patronne d’une boite.Il est vrai que la sainte du jour a toujours la sainte patronne des prénommés. Un écrivain. Mais les dames ne veulent pas qu’on parle d’une écrivaine, à cause de la rime avec vaine.On veut imposer de dire la ministre, ça passe très bien,sans doute, mieux que l’ancien ministresse, extrêmement solennel.Mais aller jusqu’à Madame Le ministre n’est-il pas un peu exagéré ? Et le jour où on aura en France une présidente faudra-t-il dire Madame le Président ? Bref le Français a du mal avec la modernité, mais ce sont les femmes qui semblent souvent les plus réticentes à une modernisation d’ailleurs pas facile à partir où l’on refuse de simples euphonies.