• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Robin Guilloux

Robin Guilloux

Je suis professeur de Lettres.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/10/2011
  • Modérateur depuis le 17/09/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 278 687 7160
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 25 25 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 10 octobre 2022 19:04

    @Yann Esteveny

    Il s’agit de proposer une Histoire plus objective et plus complexe, des outils de recherche et une formation de l’esprit critique des élèves pour qu’ils puissent se former un avis personnel.

    Sinon, le rôle du professeur d’Histoire se réduira à faire apprendre par cœur un ouvrage de référence.

    Je n’ai pas le sentiment que les manuels d’Histoire actuels parlent de « Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, Von der Leyen et Klaus Schwab avec quelques sportifs et comédiens » et encore moins qu’ils les glorifient. Il ne s’agit pas justement de glorifier, mais d’expliquer.

    On ne peut pas faire comme si la manière de faire de l’Histoire n’avait pas changé depuis le XIXème siècle, comme si Marrou, Lucien Febvre, Bloch, Braudel, Duby et j’en passe, n’avaient jamais existé.



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 10 octobre 2022 18:51

    @Clark Kent

    Oui, c’est des effets idéologiques d’une certaine conception de l’Histoire dont Henri-Irénée Marrou se démarque.



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 8 octobre 2022 11:00

    @njama

    J’ai lu le témoignage d’Avigael Abarbanel « Pourquoi j’ai quitté Israël ». Le fait d’appartenir à un peuple qui a particulièrement souffert dans l’histoire ne donne pas tous les droits. J’avais écrit quelque chose dans le même sens après l’opération « plomb durci » dans le nord de la bande de Gaza.

    http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/2018/04/supplique-aux-juifs-d-israel-et-d-ailleurs-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard.html



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 7 octobre 2022 23:46

    @njama

    La référence à Socrate et à Platon me paraît tout à fait pertinente. Il existe aussi un texte de Marcel Proust où il explique que les scrupules de la conscience morale et même esthétique résultent d’une anamnèse, d’une expérience d’une vie avant la vie, de notre incarnation sur cette terre. Notez qu’il n’affirme rien de façon dogmatique. Il se contente de dire que « tout se passe comme si ». Je pense que la notion de « droit naturel » est un peu comme le résultat d’une anamnèse de cet ordre. Je cite ce texte en entier car je le trouve admirable. François Mauriac pensait que Proust n’était pas croyant. Comme s’il suffisait de dire « Dieu » à tout bout de champ pour être croyant (les juifs ne prononcent pas le mot « Dieu »). Il ne faut confondre le signifié et le signifiant. Le signifié excède infiniment le signifiant. Proust était un mystique et il croyait à l’art qui fait le lien entre avec le vrai et le juste : « Le beau est la splendeur du Vrai ».

    « Mort à jamais ? Qui peut le dire ? Certes les expériences spirites, pas plus que les dogmes religieux, n’apportent la preuve que l’âme subsiste. Ce qu’on peut dire, c’est que tout se passe dans notre vie comme si nous y entrions avec le faix d’obligations contractées dans une vie antérieure ; il n’y a aucune raison dans nos conditions de vie sur cette terre pour que nous nous croyons obligés à faire le bien, à être délicats, même à être polis, ni pour l’artiste cultivé à ce qu’il se croie obligé de recommencer vingt fois un morceau dont l’admiration qu’il excitera importera peu à son corps mangé par les vers, comme le petit pan de mur jaune que peignit avec tant de science et de raffinement un artiste à jamais inconnu, à peine identifié sous le nom de Vermeer. Toutes ces obligations qui n’ont pas leur sanction dans la vie présente semblent appartenir à un monde différent, fondé sur la bonté, le scrupule, le sacrifice, un monde entièrement différent de celui-ci, et dont nous sortons pour naître sur cette terre, avant peut-être d’y retourner revivre sous l’empire de ces lois inconnues auxquelles nous avons obéi parce que nous en portions l’enseignement en nous, sans savoir qui les y avait tracées - ces lois dont tout travail profond de l’intelligence nous rapproche et qui sont invisibles seulement - et encore ! - pour les sots. De sorte que l’idée que Bergotte n’était pas mort à jamais est sans invraisemblance ».

    « On l’enterra, mais toute la nuit funèbre, aux vitrines éclairés, ses livres, disposés trois par trois veillaient comme des anges aux ailes éployés et semblaient, pour celui qui n’était plus, le symbole de sa résurrection ».



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 7 octobre 2022 16:34

    @njama

    C’est vrai que c’est difficile pour certains de ne pas perdre le nord. Comme vous le dites, c’est un problème vital. Il est plus que possible que Leo Strauss se soit entouré d’une cohorte de jeunes étudiants juifs un peu fanatiques sur les bords. Le phénomène a d’abord relevé du folklore avant de prendre une tournure plus sérieuse. Peut-être Leo Strauss a-t-il retenu la leçon des rencontres de Davos au cours desquelles Martin Heidegger s’était lui aussi entouré de jeune « hoplites » sympathisants du national-socialisme contre Cassirer qui n’avait pas compris la manœuvre parce qu’il faisait la différence entre la philosophie d’une part et la politique et la guerre d’autre part, ce qui n’était pas le cas de Heidegger qui se moquait bien du droit naturel et des exigences de la conscience. Bref, c’était un homme courtois, comme Husserl, comme tous les autres. Mais quand vous comprenez que c’est votre survie en tant que peuple qui est en jeu, vous ne pouvez plus être « courtois ». Cassirer l’a compris, mais trop tard, quand il était en exil en Norvège. Il quittait la pièce pendant la retransmission des discours d’Hitler. J’ai été jadis placé dans une situation en tant qu’aîné où je tentais de calmer les ardeurs de certains jeunes activistes juifs du béthar, je n’ai pas réussi à retenir l’un d’eux sur la voie de la violence. Il a été exfiltré en Israël. Les révisionnistes et les antisémites virulents devraient savoir qu’ils prennent de gros risques et qu’on ne peut pas toujours retenir les jeunes, surtout quand ils ont perdu des membres de leur famille dans des camps. Encourir ce risque fait partie de la seule parcelle d’honneur nous pouvons leur reconnaître. Mais je parierais plutôt pour l’inconscience.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/