Sous Staline, Fillon n’aurait pas eu un procès, mais une balle dans la nuque dans un couloir obscur. On appelait ça « liquidation administrative ». Alors de grâce, un peu de retenue, les fans du voleur de grand chemin de la Sarthe.
Quant à Christine Angot - qui m’inspire un profond désintérêt - au nom de quoi, sur un site qui défend la liberté d’expression pour tous, lui conteste-t-on le droit de dire ce qu’elle pense ? Parce qu’un auteur (même mauvais) ne vaut pas un politicard ? Parce que M. Fillon peut cracher à la gueule du personnel d’une maison de retraite, mais serait trop « élevé » pour qu’on lui rende la pareille ?
Revenez sur terre, les admirateurs de Fillon, ça devient inquiétant.
Michel Noir, Bérégovoy, Tapie, Juppé, Sarkozy, Emmanuelli, Morelle, Woerth, j’en passe et des encore pires. Dans le monde enchanté de Moreigne, tout ça n’existe pas. Fillon, en revanche, quelle malheureuse victime ! L’auteur de ce torche-Fillon aurait sans doute préféré qu’un mafieux accède à la présidence de la République et multiplie par cent les occasions de se remplir les poches.
Petite précision : Si Fillon avait tenu parole - se retirer en cas de mise en examen - je serai le premier à dire qu’il faut laisser la justice faire son travail dans le respect de la présomption d’innocence. Mais le ravi de la Sarthe a cru malin de promettre de se retirer parce qu’il se croyait à l’abri avant l’élection. En somme, il a lancé aux juges un « chiche » qui lui est revenu dans la tronche.
Depuis, comme un vulgaire dealer de banlieue, il multiplie les « c’est pas moi, monsieur le juge », « le million d’euro, c’était pas bien, mais je le rendrai pas », « on me paie des fringues hors de prix, et alors », « et puis d’abord, c’est un complot du KGB et de la CIA ». Comme de juste, ça ne lui attire ni la compassion ni la clémence de magistrat qui en ont vu d’autres.
Cent pour cent d’accord avec vous. Visiblement, Agoravox est devenu un lieu où il est « chic » de prendre le contrepied du bon sens, même si ça consiste à affirmer que le ciel est noir. A rapprocher du délire de Soral et Dieudonné, qui voient en Fillon un candidat anti-système.
Cette élection est une catastrophe, mais au moins, pas mal de masques tombent.
On ne saurait mieux dire les choses. Moins policé que vous, j’ajoute que je cracherais volontiers à la face de Fillon, si je l’avais devant moi.
Le crétinisme qui fleurit sur Agoravox m’incite à repartir aussi vite que je suis revenu. Au bout du compte, comme avec l’expérience des radios libres dont vous vous souvenez sans doute, la médiocrité triomphe toujours.