Formidable article ! L’enjeu, aujourd’hui, c’est effectivement de défendre tous ceux qui travaillent contre les manœuvres infâmes des ultra-libéraux, qui veulent tous nous transformer en perdants. Pendant ce temps, cette grosse bouse de Flamby explique que faire des économies c’est forcément douloureux. Dis donc, Ducon Lajoie, qui t’a élu pour faire des économies et appliquer le programme de Schroeder ?
Le vrai visage de Filoche et de Démocratie et Socialisme, allez donc le voir sur son blog. Vraiment, ça vaut le coup. Au début, ce brave Gérard se contentait d’insulter les gens qui osent ne pas penser comme lui. Pour avoir avancé que le PS, désormais, est le cancer de la gauche, je me suis fait accusé d’être une taupe Lepéniste. Et d’être un imbécile quand j’ai rappelé que nous ne vivons pas dans une république parlementaire, ce qui rend utopiste son histoire de « majorité rose-rouge-verte ». D’autres intervenants se sont fait traiter de « gens qui ne foutent rien et qui devraient les laisser bosser, eux, les militants », ou des aménités de ce genre. Allez voir tout ça, ça vaut la peine, avant que toute trace soit effacée. Car Filoche s’est converti à la modération ! (Nom : Dame Censure. Prénom : Modération.) Depuis, ça taille joyeusement tout ce qui dépasse, et n’allez surtout pas croire, me gaffant du coup depuis le début, que j’ai commis l’erreur d’être grossierou de proférer tout ce qui caractérise les méchants garçons qu’on modère impunément. Pugnace et ironique, certes, mais jamais rien de plus.
Bref, après quelques mois de fréquentation de ce blog, je repars avec trois conclusions :
1) Au moment où la gauche du PS (Lienemann ne vaut pas mieux) se plaint d’être étouffée par les Solfériniens, elle recourt aux mêmes méthodes autocratiques avec ceux qui ne sont pas strictement dans sa ligne.
2) Alors que j’avais a priori un grand respect pour Gérard Filoche, je n’éprouve plus pour lui qu’un profond mépris.
3) La gauche non PS a tout intérêt à rester loin de lascars de ce genre, et espérons qu’ils n’arrivent jamais au pouvoir, ni de près ni de loin.
Brillante analyse, comme d’habitude, mais je crains que le mal soit plus profond que ça.
Primo, le programme économique du FDG est farfelu. Ramener les écarts salariaux de 1 à 400 (si ma mémoire est bonne) à 1 à 20 (moins que ça, si on tient compte de la vitrification fiscale prévue) est a priori une excellente idée, mais on ne peut pas faire ça en claquant des doigts et sans toucher à la propriété privée des moyens de production, de distribution et de gestion des richesses. Sinon, on imagine l’effet, sur une économie de marché, d’un tel effondrement de l’échelle des salaires. (Beaucoup de gens, et pas nécessairement très riches, se retrouveraient avec nettement moins de revenus que de charges et de frais fixes.) Ensuite les « solutions miracles » du genre chasse à la fraude et aux niches fiscales sont des leurres, en l’état actuel des choses. C’est d’autant plus grave que on ne trouve nulle part de plan pour régler définitivement et par la force le drame de la dette souveraine. C’est normal, car J. Généreux, l’âme économique du FDG, n’est pas autre chose qu’un socialiste-fiscaliste à la Hollande, mais en plus radical.
Secundo, le discours de Mélenchon sur l’Europe et l’Euro est inaudible. Tout le monde parle de refonder ou de réformer l’Europe, mais il suffit de connaître un peu l’Allemagne pour savoir qu’une tête de pioche comme Merkel ne changera jamais d’avis sur rien. Même chose pour ses petits copains du SPD, qui ont eux aussi compris que la politique actuelle est très bonne... pour leur pays. Mélenchon veut faire le « raisonnable », résultat il débite des âneries comme « nous créerons l’Euro des peuples ». Ou a-t-il vu qu’une monnaie, un outil froidement technique, pouvait devenir un substitut de bonnet phrygien ?
Tertio, au moment du coup d’Etat de Valls contre la liberté d’expression (ce qu’on appelle à tort l’affaire Dieudonné) Mélenchon a montré qu’il ne comprend rien à cette notion (comme le dit Chomsky, défendre le droit de s’exprimer des gens avec qui on est d’accord n’est pas un grand exploit) qu’il s’en contrefiche et qu’il serait un Président particulièrement autocratique et intolérant. Dans cet ordre d’idées, l’exclusion du pauvre type qui buvait l’apéro avec son vieil adversaire politique n’est pas anecdotique. Tout ça dessine le portrait d’un dirigeant autoritaire qui n’accepte pas la contestation. Ce qu’on vérifie d’ailleurs sur son blog, où ne sont quasiment autorisées que les remerciements au camarade Jean-Luc et les odes à sa grandeur visionnaire.
Ajoutés aux exactions de M. Laurent, qui a carrément dissout le FDG lors des municipales, ce sont ces divers points (et il y en aurait d’autres...) qui m’ont convaincu de ne pas voter pour le FDG aux Européennes. Et donc, de m’abstenir. Alors qu’elle était prévue depuis des mois, la victoire du FN, soudain présentée comme un séisme, permet aux responsables politiques de tous les bords de ne pas se demander pourquoi leurs électeurs se détournent d’eux. En pratiquant ce méchant petit jeux, ils parviennent à se rendre encore plus méprisables qu’avant...
Avant tout, prenez des vacances ! Un long moment sans article, du vrai repos intellectuel. Ensuite, si la confusion mentale ne passe pas, consultez. Qui sait, Alzheimer n’est peut-être pas loin. Votre tripatouillage est pathétique. Par exemple, croyez-vous sérieusement que le centre, après s’être fait dévaster une fois par la droite, va recommencer à s’offrir en sacrifice ? Et n’avez-vous pas remarqué qu’EELV venait de quitter le gouvernement ?
Enfin, relisez-vous que diable ! Ou avez-vous vu qu’un glas puisse être autre chose qu’affreux ? Ou sinistre ? Avez-vous déjà entendu parler d’un glas joyeux, voire guilleret ? Quand on n’est déjà pas bien brillant sur le fond, on soigne au moins la forme.
Oui, je connais, c’est même pour ça (entre autre) que j’ai fait ma remarque sur le peu ragoûtant métier de marchand d’art. Mais quel rapport avec un enrichissement lié à la guerre ? Pendant le conflit, Rosenberg a continué à s’enrichir, mais aux USA, où il s’était exilé avec sa famille. Qu’aurait-il pu faire en 1945 qui soit lié au nazisme ? Bizarre quand même que les avocats de Ferrara aient laissé passé ça. Car il a dû en consulter, non, avant de lancer un film pareil dans la nature ?