Un article affligeant bien dans la lignée des oeuvres complètes de cet auteur. Une simple remarque : en retardant l’âge de la retraite, comment envisagez-vous de résoudre le problème du chômage des jeunes ? Et une autre pour le même prix : si la France était un pays d’incompétents qui ne travaillent pas assez et pas assez longtemps, serait-elle le deuxième pays de l’EU ?
PS privé : « Abruti » aurait moins écorné votre sensibilité ?
Au-delà des réactions épidermiques, si légitimes soient-elles, une analyse politique s’impose : le PS est dépassé par la situation. En temps de paix, la social-démocratie mitonnée par Hollande et son gouvernement, gentillette, certes, mais quand même préférable au Sarkozysme, serait du pain béni. En temps de guerre - contre le monde de la finance, d’autant plus dangereux qu’il devient fou et contre les entreprises, dont les intérêts divergent radicalement du bien commun - c’est un poison mortel. C’est pour ça qu’on peut, plus que jamais, parler d’esprit de Munich. Chamberlain et Daladier étaient pétris de bonnes intentions, et ils ont précipité le monde dans le mur. Aujourd’hui, le sympathique M. Hollande est tout aussi bienveillant, mais il passe à côté de l’essentiel, car la question n’est plus de savoir si le monde doit changer, mais comment il va changer. Avec le moins de dégâts possible, ou au prix d’un cataclysme ? Tout l’enjeu est là, et j’ai bien peur que les carottes mijotées par l’Allemagne de Merkel soient déjà cuites.
Oui, il était clair, dès la campagne électorale, que les socialistes n’avaient rien compris (ou rien voulu comprendre) au problème. Supprimer les intérêts nous condamnerait à cinquante ans d’efforts pour rembourser un principal qui n’a pas vocation à l’être (d’autant plus qu’il est déjà, il suffit de voir ce que les Etats ont payé depuis 1973.) Effacer la dette serait idéal, mais il existe sinon une solution bien plus raisonnable et réaliste : baisser considérablement les taux d’intérêt. Quand on a un service de la dette de 50 millards d’euros, passer de 4% à 2% représente une économie de... 25 milliards. Inversement, quand on « aide » un pays (par exemple la Grèce) en diminuant son stock de dette mais en augmentant ses taux d’intérêt, on pisse dans un violon, et on se fout de la gueule du monde.
Très peu de gens comprennent que la seule valeur qui importe, ce n’est pas l’endettement total, encore moins l’absurde ratio dette/PIB, mais le poids du service de la dette, et lui seul. Les Allemands, eux, ont compris, et le IVème Reich Merkelien s’en fout plein les fouilles de tous les côtés. En vendant ses produits en Europe, en prêtant de l’argent cher à ses clients et en payant des intérêts ridicules sur son énorme dette souveraine. C’est ainsi, que la Chancelière de Fer (à friser) menace de détruire l’Europe comme son illustre prédécesseur Aldolf Hitler. Et ce n’est pas moi qui le dis, mais M. Fisher, un ancien ministre allemand.
Pendant ce temps, que font les Munichois de gauche qui ont remplacé les Munichois de droite ? Ils se convertissent à l’austérité et s’apprêtent, en tapant sur la fonction publique (par exemple), à détruire de l’emploi dans un pays dont le principal problème est d’être incapable d’en créer. Et comme il n’y a jamais loin entre un Munichois et un Vichyste, ils finiront par brader la seule chose qui serait encore suscptible de nous protéger : une nation digne de ce nom.
Au moins quelqu’un qui ne monte pas sur ses grands chevaux quand on fait un peu d’humour !
Amicalement, Papy...
PS : En ce qui concerne la veste de Valls (et des socialistes en général) mon principale souci est plutôt qu’ils attendent un peu avant de la retourner...