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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

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  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Derniers commentaires



  • Rounga Roungalashinga 24 avril 2013 14:21

    L’analyse de COLRE me semble contraire à la réalité. En effet, si des gens ont manifesté contre le mariage homo, c’est, en partie, parce que pour eux la sexualité, et partant l’orientation sexuelle est de l’ordre du privé. Un citoyen qui a une tendance homosexuelle n’est pas un citoyen homo, c’est un citoyen, point final. Jusqu’à maintenant, la loi ne mentionnait jamais l’orientation sexuelle, ce qui fait que les hétéros et les homos ont exactement les mêmes droits. Si le mariage était jusqu’à maintenant défini comme l’union d’un homme et d’une femme, c’est parce qu’il est une création anthropologique censé encadrer la reproduction et la filiation, et que pour faire un enfant, il y a toujours besoin d’un homme et d’une femme. Ainsi, le mariage n’était pas juridiquement défini comme une officialisation de l’amour (mais rien n’empêche les contractants de lui donner cette signification-là), et par conséquent il ne rendait pas public une orientation sexuelle particulière. Beaucoup d’homosexuels se mariaient et avaient des rapports extraconjugaux avec des personnes du même sexe, et d’autres restaient célibataire, le secret de la vie privée était conservé. Mais le mariage pour tous s’est fait au nom de la reconnaissance de l’amour des homosexuels et de l’égalité des droits. Si le second prétexte est fumeux, comme je l’ai déjà montré, le premier implique clairement que l’Etat est là pour valider une relation amoureuse. Nous avons donc à présent un mariage qui peut se faire selon deux modalités : soit avec une personne du même sexe, soit avec une personne de l’autre sexe. Cela implique donc que l’orientation sexuelle est officialisée par le nouveau mariage. Si vous contractez un mariage, l’Etat sait maintenant si vous êtes homo ou hétéro, puisque vous avez choisi la modalité de celui-ci en fonction de votre orientation, alors qu’auparavant l’hypocrisie bourgeoise qui sous-tendait cette institution impliquait qu’on pouvait avoir une orientation différente de celle affichée par son statut d’individu marié. A présent, quand vous remplirez un formulaire dans l’administration, en indiquant le nom de votre conjoint, vous direz automatiquement à celui qui lira le fichier de quel bord vous êtes, alors qu’il ne veut sûrement pas le savoir.

    Au contraire, chez les jeunes, la tendance à vouloir réduire son identité à ses goûts, ses orientations, ses tendances, qu’ils soient sexuels, politiques ou musicaux, et à les afficher, est beaucoup plus marquée. Les jeunes générations considèrent qu’il est positif de « s’affirmer » de la sorte, et émettent donc des signaux (par l’habillement, la coiffure, les tatouages, voire même des inscriptions sur les sacs à dos) pour exprimer dans l’espace public leur appartenance à tel ou tel mouvance. Les jeunes, moins sûrs d’eux et plus vulnérables sur le plan émotionnel que les adultes mûrs, trouvent réconfortant de trouver dans le regard d’autrui une acceptation sans réserve de l’identité qu’ils arborent*. D’où la valorisation du « coming-out », soit la révélation de son identité sexuelle à son entourage, identité qui fait donc partie intégrante de l’identité d’une personne, et qui se doit donc d’être sue, même par les gens qui n’en ont rien à foutre. D’où, également, la revendication de la reconnaissance de toutes les différences, dont le mariage homo, censé être la validation ultime, puisqu’émanant de l’Etat, d’une composante déterminante de l’identité des personnes.

    Il semble donc que l’analyse de Dounia Bouzar manque de subtilité : ce n’est pas que les vieux ne voient chez l’homosexuel que l’homosexuel, c’est plutôt qu’ils sont gênés qu’une chose faisant partie de l’intimité soit affichée publiquement, et qu’ils focalisent plus dessus que les jeunes pour qui cela fait partie du domaine public. Les appartenances déterminantes pour les vieux sont plutôt les appartenances liées aux traditions patriarcales : la nationalité, la religion, la classe sociale, et non pas les goûts musicaux, l’orientation sexuelle, ou l’appartenance à une ethnie exotique. Ce sont donc les jeunes, et non les vieux, qui réifient l’orientation sexuelle. Si on veut faire le parallèle parfait avec les vieux gênés par l’homosexualité, on pourrait prendre l’exemple d’un jeune qui, dans son groupe, affirmerait son catholicisme (c’est-à-dire le fait de croire en la résurrection et tout, pas l’appartenance, de fait, à un pays de culture catholique). La gêne occasionnée est la même dans les deux cas.


    *On ne dira rien, ici, de la manière dont le marché tire parti de cette faille typique de la jeunesse



  • Rounga Roungalashinga 24 avril 2013 10:18

    Il faut bien comprendre comment ça fonctionne dans la tête des « élites » : la démocratie n’est pas le pouvoir exercé pour le peuple et par la légitimité donnée par le peuple, mais un pack qui comprend un certain nombre de valeurs libérales, telles que le respect des différences, la liberté, la laïcité. Les intérêts et opinions réelles du peuple n’importent pas, car celui-ci a tendance à être considéré comme une foule imbécile incapable d^’identifier ce qui est bon pour lui et qu’il faut donc guider, parfois malgré lui. Ainsi cohabitent dans ces esprits les idéaux de démocratie et de déspotisme éclairé. La question de la légitimité est réglée par les élections, dont le ressort génial est l’alternance : le peuple comprend très vite que celui qu’il a porté au pouvoir est une calamité dont il faut se débarrasser, et vote contre celui qui se présente comme son opposant, même s’il représente en réalité l’autre face de la même médaille. Ainsi, la légitimité donnée par le peuple n’est pas un plébiscite, mais plutôt un rejet de l’autre candidat, et l’apparence est sauve. Je n’évoque pas ici le cas du référendum, car dans ce cas la légitimité du peuple est tenue pour rien si le peuple ne vote pas conformément au souhait des « élites ».
    Cependant, même si l’on dévoile aisément le fonctionnement réel de ce système qui n’a que les apparences de la démocratie, il faut aussi admettre que le peuple, qui a voté à 27% pour le pire président que la France ait jamais eu, et à 28% pour un autre qui est bien parti pour le surpasser, mérite quelque part ce qui lui arrive. Reste à savoir si cet état de lobotomie généralisée va se poursuivre ou si l’on va assister à un réveil dans les prochaines années.



  • Rounga Roungalashinga 23 avril 2013 13:27

    C’est curieux, cet argument qui revient sans cesse, selon lequel tel projet de loi se trouvait dans le programme du candidat élu, et donc que les français étaient majoritairement d’accord pour que ce point soit appliqué. Je me souviens que les sarkozystes nous sortaient la même chose, en 2007-2008. Est-ce que ces derniers sont les mêmes que ceux qui somment les manifestants d’accepter sans broncher les changements, ou bien les rôles ont-ils été intervertis ? Ce serait intéressant de le savoir.



  • Rounga Roungalashinga 23 avril 2013 13:15

    Ils ne veulent pas un droit ’ supplémentaire ’...
     
    Ils veulent juste les mêmes droits que toi...

    Les homos, ou du moins le loby homo qui appuie ce projet de loi, réclame le droit de se marier avec une personne du même sexe que soi.
    Or, ce droit, personne ne l’a. Pas plus les hétéros que les homos. Il s’agit donc bien d’un nouveau droit, un droit supplémentaire, que personne n’a, et que tout le monde aura.
    Pourquoi parlez-vous donc d’obtenir les mêmes droits que les autres ?



  • Rounga Roungalashinga 18 avril 2013 10:05

    C’est cela, parle-moi de ce qu’il aurait dû faire s’il avait été aussi vertueux que toi.

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