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SABRAN - AgoraVox le média citoyen

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SABRAN

Passionné par l'intelligence artificielle, je vois en elle bien plus qu'une simple technologie. C'est une révolution qui nous pousse à nous interroger sur l'avenir de nos sociétés, le travail, et la place de l'humain.
Mes articles sur AgoraVox cherchent à explorer cet équilibre délicat : comment l'IA peut-elle être un puissant levier d'innovation sans compromettre nos valeurs et notre éthique ? Mon objectif est de démystifier ces enjeux, de mettre en lumière ces opportunités autant que ces défis, et de susciter une réflexion collective sur ce sujet qui nous concerne tous.
Chaque texte que je signe est né d’un dialogue silencieux entre moi et une intelligence artificielle générative. J’apporte l’élan, les intuitions et les questions ; elle, façonne les idées, affine les mots et ouvre des perspectives inattendues. Ensemble, nous tissons des récits qui portent la marque de l’humain et la puissance de la machine — symbole vivant de la rencontre entre intuition humaine et force algorithmique.

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  • Premier article le 06/08/2025
  • Modérateur depuis le 11/08/2025
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires





  • SABRAN 25 août 2025 11:15
    EPILOGUE

    Le rêve qui se fissure – épopée d’un mécanisme en déroute
    Autrefois, l’ascenseur social était un mythe vivant : une cabine de cuivre et de miroirs où l’on entrait avec ses galons de naissance ternis, mais où, moteur après moteur, diplôme après diplôme, on voyait les étages défiler vers le ciel : du rez-de-chaussée des usines au penthouse des décisions. La promesse était simple, incantatoire : « Travaille, et tu monteras. » Le bruit des cables, le tintement des cloches d’arrivée, la lumière crue des paliers : tout cela chantait le progrès.
    Aujourd’hui, la cabine a disparu. À sa place, un escalier roulant descend – lentement, doucement, sans secousse. Il est si bien huilé, si silencieux, que l’oreille n’y perçoit qu’un souffle régulier, presque apaisant. Ses marches en caoutchouc antidérapant, ses lumières tamisées, ses panneaux « bien-être » et « confort » vous indiquent la voie comme des anges gardiens. On y monte d’un pas détendu, persuadé qu’on va encore gagner un étage, et l’on découvre – mais trop tard – que l’escalier n’a plus d’étage supérieur : il ne fait que descendre, palier après palier, sous le niveau de la mer.
    À chaque seconde, un algorithme ajuste la vitesse : pas trop vite pour ne pas effrayer, pas trop lent pour ne pas laisser le temps de l’espoir. Il sait vos points de fidélité, votre score de crédit, votre fréquence cardiaque ; il module la pente comme un organiste qui joue une sonate de renoncement. Sur les rampes, des écrans affichent des récompenses « personnalisées » : une remise, un badge, un smiley. Ce sont les carottes qui remplacent les fouets ; c’est la musique d’ambiance qui masque le grondement sourd de la chaîne.
    Et l’on entend, très loin, le cliquetis discret de la mécanique : ce n’est plus l’ascenseur qui grince, c’est le temps qui se replie sur lui-même, qui rabaisse chaque rêve au niveau du seuil de tolérance calculé. Le rêve se fissure comme une glace ancienne : d’abord une craquelure invisible, puis un réseau de veines blanches, puis l’éclat silencieux. L’illusion s’écroule sans fracas, car le moteur est devenu si doux qu’on a oublié d’avoir peur


  • SABRAN 25 août 2025 09:16

    @MONTAG451
    Ce que je peux vous dire, c’est que ce n’est pas moi qui ait supprimé votre post de 7h49...



  • SABRAN 23 août 2025 11:05

    @pemile

    Le clash entre Monsieur Phi (Thibaut Giraud) et Luc Julia est né d’une **audition au Sénat** où ce dernier, présenté comme un expert de l’IA, a tenu des propos remplis d’approximations techniques sur les grands modèles de langage (LLM) modernes (comme la « fiabilité à 64% » ou la confusion entre paramètres et données).

    La polémique relève d’un **décalage profond entre deux époques de l’IA** :

    1. **L’IA Symbolique (années 1990) :** C’est le domaine de prédilection de Luc Julia. Expert en systèmes à base de règles (comme l’« Architecture d’Agents Ouverts », un ancêtre conceptuel de Siri), il a un parcours légitime dans la recherche.
    2. **L’IA Moderne (LLM) :** Basée sur l’apprentissage profond et les statistiques, elle fonctionne sur des principes radicalement différents. Son audition a révélé que Luc Julia analyse cette nouvelle IA avec un vieux prisme, menant à des erreurs factuelles et un discours trompeur.

    Le cœur du problème est donc que **sa légitimité est fondée sur une expertise passée**, qu’il laisse s’embellir (en s’attribuant le titre de « co-créateur de Siri », bien qu’il n’ait rejoint le projet qu’après son rachat par Apple), et qu’il utilise pour parler avec autorité de sujets qu’il ne maîtrise plus en détail.

    En résumé, ce clash est bien plus qu’une simple querelle d’ego. C’est le révélateur :
    * D’un **problème de fond sur la qualité de l’expertise** entendue par nos institutions.
    * Du **décalage générationnel** dans un domaine technologique qui évolue à une vitesse vertigineuse.
    * De l’importance cruciale de **vulgarisateurs rigoureux** comme Monsieur Phi pour exercer un contre-pouvoir nécessaire face aux discours approximatifs de certains experts médiatiques.



  • SABRAN 22 août 2025 13:34

    @pemile

    Vous avez raison de souligner que la “bulle” ne se limite pas à l’économie, mais touche aussi au discours technologique autour de l’AGI. Depuis quelques années, on entend un narratif récurrent : « chaque nouvelle génération de LLM nous rapproche de l’intelligence générale ». Pourtant, de nombreux chercheurs rappellent que cette logique du scaling à outrance (plus de données, plus de paramètres, plus de GPU) risque de conduire à un mur. Les modèles actuels excellent dans la prédiction statistique du langage, mais cela ne signifie pas qu’ils développent une compréhension profonde ou une capacité de raisonnement généralisée.

    Ce scepticisme est renforcé par trois limites visibles :

    1. Limite technique : augmenter la taille des modèles améliore la performance, mais avec des rendements décroissants (chaque progrès coûte exponentiellement plus cher).

    2. Limite matérielle : la disponibilité des puces avancées (GPU) et la consommation énergétique posent un problème structurel.

    3. Limite cognitive : les LLM, par construction, restent des systèmes de prédiction sans véritable représentation du monde.

    L’exemple de la Chine illustre bien ce paradoxe. Privée d’accès aux superpuces par les restrictions américaines, elle ne peut pas se lancer dans une course purement quantitative comparable à OpenAI ou Google. Résultat : plusieurs laboratoires chinois ont innové du côté algorithmique et logiciel pour “faire plus avec moins” : modèles compressés, quantization, distillation, meilleure sélection de données… Et malgré des ressources matérielles plus limitées, certains de leurs modèles obtiennent des performances compétitives.

    Cela laisse penser que la trajectoire de l’IA ne dépendra pas uniquement de la force brute (toujours plus de calculs), mais aussi — et peut-être surtout — de la capacité à concevoir des architectures plus sobres, plus efficaces et conceptuellement différentes. En d’autres termes, l’avenir ne sera pas dicté par le seul scaling, mais par une rupture intellectuelle : une manière nouvelle d’organiser la mémoire, l’apprentissage et le raisonnement des machines.

    En ce sens, la bulle est effectivement double :

    • économique, car des dizaines de milliards sont investis sans retour immédiat ;

    • scientifique, car les annonces d’un “progrès continu vers l’AGI” peuvent masquer les limites structurelles des approches actuelles.

    Mais comme l’histoire de la Chine le montre, la contrainte peut être une force : les limites du scaling pourraient accélérer l’exploration de nouvelles voies, et donc faire émerger la véritable prochaine étape de l’IA...

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