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SABRAN - AgoraVox le média citoyen

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SABRAN

Passionné par l'intelligence artificielle, je vois en elle bien plus qu'une simple technologie. C'est une révolution qui nous pousse à nous interroger sur l'avenir de nos sociétés, le travail, et la place de l'humain.
Mes articles sur AgoraVox cherchent à explorer cet équilibre délicat : comment l'IA peut-elle être un puissant levier d'innovation sans compromettre nos valeurs et notre éthique ? Mon objectif est de démystifier ces enjeux, de mettre en lumière ces opportunités autant que ces défis, et de susciter une réflexion collective sur ce sujet qui nous concerne tous.
Chaque texte que je signe est né d’un dialogue silencieux entre moi et une intelligence artificielle générative. J’apporte l’élan, les intuitions et les questions ; elle, façonne les idées, affine les mots et ouvre des perspectives inattendues. Ensemble, nous tissons des récits qui portent la marque de l’humain et la puissance de la machine — symbole vivant de la rencontre entre intuition humaine et force algorithmique.

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  • Premier article le 06/08/2025
  • Modérateur depuis le 11/08/2025
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Derniers commentaires



  • SABRAN 22 août 2025 11:47

    @LeMerou

    Bonjour,

    Merci d’avoir pris le temps de lire ce texte et d’y répondre de manière aussi argumentée. Votre commentaire montre bien que ce débat sur le numérique et l’intelligence artificielle n’est pas réservé aux « experts » ou aux « élites intellectuelles », mais qu’il traverse la société entière.

    Je partage avec vous l’idée que nous ne sommes pas encore totalement prisonniers et que l’humain conserve, en théorie, la possibilité de dire « non ». Mais ce que je souhaitais souligner, c’est que ce « non » devient chaque jour plus difficile à prononcer, non pas parce qu’il est interdit, mais parce qu’il est rendu inutile ou invisible par l’efficacité des systèmes qui nous entourent. C’est ce glissement silencieux qui me paraît le plus inquiétant.

    Vous avez raison également : l’IA n’est pas une « entité démoniaque ». Elle n’a pas de volonté propre, et elle ne deviendra jamais autonome au sens humain du terme. Mais c’est justement là le paradoxe : l’IA n’est qu’un outil, et pourtant elle façonne nos vies parce qu’elle est intégrée dans des architectures sociales, économiques et politiques. C’est moins la « machine » qui pose problème que l’usage qu’en font ceux qui la conçoivent et la déploient, sans toujours mesurer les conséquences à long terme.

    Sur l’idée de couper l’accès de l’IA au grand public, je comprends votre prudence. Mais peut-être que la question n’est pas tant d’interdire que de construire des garde-fous solides, des espaces de transparence et de régulation démocratique. Car interdire d’un bloc risquerait d’accentuer encore plus les inégalités entre ceux qui y auraient accès (grandes entreprises, gouvernements, puissances privées) et ceux qui en seraient privés (les citoyens ordinaires).

    Vous soulignez enfin un point central : notre dépendance. Oui, nous pourrions éteindre la machine, mais serions-nous capables de continuer à fonctionner sans elle ? C’est peut-être là le vrai test de liberté.

    En somme, je crois que nous nous rejoignons sur l’essentiel : la vigilance est nécessaire, et le débat doit rester ouvert. La question n’est pas de diaboliser la technologie ni de la glorifier, mais de se demander quel rôle nous voulons qu’elle joue dans nos vies et dans nos sociétés.

    Encore merci pour votre contribution, elle enrichit la réflexion



  • SABRAN 22 août 2025 11:36

    @pemile

    Quand je disais “mélange de SaaS”, je voulais dire que dans l’IA, on retrouve plusieurs déclinaisons du modèle SaaS (Software as a Service), pas un seul format unique.

    1. Le SaaS “classique”
    • Exemple : ChatGPT Plus (20 $/mois), Claude Pro, Notion AI.

    • Ici, tu payes un abonnement pour accéder à une version améliorée du service (plus rapide, plus de fonctionnalités, meilleure qualité).

    2. Le SaaS “à l’usage” (API)
    • Exemple : OpenAI facture au nombre de tokens utilisés par les développeurs.

    • C’est comme AWS ou Twilio → tu ne payes que pour ce que tu consommes.

    • Avantage : très flexible, bon pour les startups qui veulent intégrer l’IA dans leurs produits sans payer un gros abonnement fixe.

    3. Le SaaS “premium intégré”
    • Exemple : Microsoft Copilot dans Office 365.

    • Tu payes déjà Office 365, mais si tu veux l’IA intégrée, tu rajoutes un supplément (30 $/utilisateur/mois).

    • Ici, l’IA est une fonction d’upsell qui rend un produit existant plus cher.



  • SABRAN 22 août 2025 11:33

    @pemile
    Tres bons articles ! 
     Je me suis toujours posé la question : 

    le modèle économique de l’IA générative n’est pas encore aussi clair ou stabilisé que celui d’internet ou du mobile....

    Aujourd’hui, on voit plusieurs grandes pistes de business model, qui vont bien au-delà de “remplacer Google + pubs” :

    1. Licences et abonnements SaaS
    • OpenAI (ChatGPT Plus), Anthropic (Claude Pro), Perplexity Pro, etc. → modèle par abonnement (20–30 $/mois pour les particuliers, beaucoup plus pour les entreprises).

    • API : facturation à l’usage (prix par million de tokens traités).
      👉 C’est actuellement la source de revenus la plus directe et claire.

    2. Intégration dans la productivité / logiciels existants
    • Microsoft avec Copilot dans Office 365 (Word, Excel, Outlook).

    • Adobe avec Firefly intégré à Photoshop/Illustrator.

    • Salesforce, Hubspot, Notion, etc. ajoutent des assistants IA pour justifier des abonnements plus chers.
      👉 Ici, l’IA est un levier d’upsell ou de différenciation produit.

    3. Publicité et moteur de recherche
    • Oui,  : Google vs. Bing vs. Perplexity → l’IA change la recherche.

    • Si l’IA conversationnelle devient l’interface principale pour trouver de l’info, alors la monétisation publicitaire reste centrale.
      👉 Mais gros problème : comment insérer de la pub sans casser la confiance dans la réponse générée ?

    4. Applications verticales spécialisées
    • Santé : assistants médicaux (ex. radiologie, triage patients).

    • Juridique : aide à la rédaction de contrats, recherche jurisprudentielle.

    • Finance : analyse de documents, génération de rapports.
      👉 Business model : facturation premium à des secteurs où la valeur d’usage est très élevée.

    5. Formation & éducation
    • Tutorat personnalisé (Khan Academy avec Khanmigo).

    • Cours ou contenus générés à la demande.
      👉 Abonnement ou financement par institutions éducatives.

    6. Économie des données & modèles fermés / ouverts
    • Certaines entreprises vendent l’accès à leurs modèles (OpenAI, Anthropic).

    • D’autres misent sur open-source + services autour (Meta, Mistral, Hugging Face).
      👉 Comme Linux à l’époque : le code peut être gratuit, mais on paie pour le déploiement, l’optimisation, le support.

    7. Infrastructure et “picks & shovels”
    • Nvidia (GPU), cloud providers (AWS, Azure, GCP), data centers → ceux qui fournissent l’infrastructure de calcul captent une part énorme de la valeur.
      👉 C’est un peu comme l’or ruée vers l’or : les vrais gagnants, ce sont ceux qui vendent les pelles.

    🚨 Problème actuel : la rentabilité n’est pas encore là
    • Les coûts de calcul explosent (inférence = cher).

    • La monétisation est encore faible par rapport aux investissements massifs.

    • On est dans une phase “bullesque” comparable au début du web → plein d’investissements, peu de retours immédiats.

    👉 Donc, le business model de l’IA ne se limite pas à la pub comme Google. C’est un mélange de SaaS, d’intégration dans les logiciels existants, de verticalisation par secteur, et de recherche de nouveaux formats publicitaires.
    Mais pour l’instant, l’équilibre économique est très fragile !



  • SABRAN 20 août 2025 15:22

    @alinea
    Bonjour,
    Il suffisait de poser la question à l’IA :
    Le mot « addiction » a une origine latine, profondément liée au droit romain. Il vient du terme latin addictus, qui désignait un individu « adjugé » ou « donné » à un autre.
    Plus précisément, l’ addictus était une personne qui, n’ayant pu rembourser ses dettes, était « livrée par jugement » à son créancier pour devenir son esclave. Dans ce contexte, être addictus signifiait une perte totale de liberté et d’indépendance.
    Ce sens ancien d’asservissement et de contrainte par un tiers a évolué pour prendre sa signification moderne d’un assujettissement à une substance ou un comportement, où la personne perd sa liberté de choix et se retrouve sous l’emprise d’une habitude compulsive.



  • SABRAN 19 août 2025 09:04

    @JohnLucket

    Votre question est très pertinente et va au cœur du débat entre l’efficacité théorique et la faisabilité pratique, en particulier face aux défis du dérèglement climatique. Il faut souligner que la résilience du système électrique et la réalité des coûts (OPEX et CAPEX) doivent rester une priorité.

    STEP : Chiffrer l’empreinte au sol

    Vous vous interrogez sur la surface nécessaire pour les STEP afin de remplacer la capacité des centrales à gaz. L’exercice est complexe, car les STEP ne remplacent pas directement les centrales à gaz en termes de puissance, mais en termes de service rendu : fournir de l’électricité lors des pics de demande ou en cas de manque de production.

    • Puissance des centrales à gaz : En France, les centrales à cycle combiné au gaz représentent environ 10 % de la capacité de production totale (soit environ 13 GW). Elles sont utilisées pour la modulation et le lissage du réseau.

    • Capacité des STEP : Pour fournir une puissance similaire, la France a un potentiel de développement de 20 GW de STEP supplémentaires, selon RTE. Ce chiffre est théorique, mais il montre que la capacité de remplacement existe.

    • Surface au sol : La surface nécessaire pour une STEP est très variable. Les STEP n’exigent pas une « bétonisation » au sens des routes ou des fondations urbaines, mais plutôt l’excavation de bassins. L’emprise au sol dépend de la topographie (le dénivelé entre les deux bassins est crucial). Une STEP de 1 GW peut nécessiter un bassin supérieur de plusieurs dizaines, voire centaines, d’hectares. Les projets en mer, comme celui envisagé pour la France, pourraient quant à eux s’affranchir d’une partie de l’emprise terrestre.

    • Point clé : Le véritable enjeu n’est pas tant la surface, mais le choix du site. La France a des sites potentiels, mais leur développement est soumis à des contraintes environnementales strictes, ce qui justifie l’exploration d’autres technologies pour diversifier le mix énergétique.

    STEP, résilience et le potentiel nucléaire

    Face au dérèglement climatique, la question de la résilience est centrale. Un système qui ne peut pas résister à une vague de froid de plusieurs jours est en effet un échec.

    • Le rôle des centrales à gaz : Les centrales à gaz sont actuellement essentielles. Elles sont le filet de sécurité du réseau. Elles peuvent démarrer en quelques minutes pour répondre à un pic de demande imprévu ou compenser une production d’énergies renouvelables défaillante.

    • Le rôle des STEP et du potentiel nucléaire : Les STEP peuvent fournir le même service de flexibilité que le gaz. Elles peuvent injecter de l’électricité sur le réseau en quelques minutes. La question n’est pas de les opposer, mais de les intégrer. Un déploiement massif de STEP permettrait de réduire le besoin en centrales à gaz tout en valorisant le potentiel nucléaire non exploité. L’IA a établi que la production nucléaire réelle est bien en deçà de son potentiel réaliste, et la différence de 41,1 TWh est en grande partie due au manque de flexibilité du réseau actuel et à l’absence de solutions de stockage pour les excédents. Les STEP permettraient d’absorber ce surplus, rendant le système plus efficace et moins dépendant des centrales d’appoint.

    Conclusion

    En conclusion, la proposition initiale est logique, mais le pragmatisme et la résilience du système impliquent qu’il est prématuré de se passer totalement des centrales à gaz. La solution la plus réaliste serait de considérer les STEP et le nucléaire comme une manière de réduire le besoin en centrales à gaz, plutôt que de les remplacer immédiatement.

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