Bonjour @Fergus, Des extraits publiés, je trouve que vous et l’auteur faites un faux procès aux médias dans ce cas. Il n’y a pas d’analyses convergentes dans les extraits remontés dans l’article. ll y a juste la reprise d’un fait sans aucun commentaire : d’après la SNCF, la grève (des cheminots) a coûté X M€ à l’entreprise. C’est juste un fait. C’est bien la grève qui a coûté, quelle que soit les responsabilités sur les causes de la grève. Et ce sont bien les cheminots qui ont fait grève. Le chiffrage est peut-être contestable, mais ce n’est pas l’angle que prend l’auteur.
Donc, à la différence de la proposition de commentaire que fait l’auteur, (que l’on trouve peut-être dans l’humanité, que l’auteur ne cite pas) je trouve au contraire qu’il n’y a aucun parti pris dans les extraits cités. Et n’ayant pas lu les journaux (je constate par contre que ceux qui les critiquent en permanence semblent passer leur temps à les lire, ce qui est quand même paradoxal), je ne sais pas si à la suite de l’énoncé de ce fait, les articles critiquaient les cheminots comme l’indique l’auteur. Mais sur les simples extraits publiés, l’article me semble juste prendre un prétexte sans fondement pour faire passer une opinion.
@olivier cabanel Dans les années 90, le spéculateur est devenu « investisseur, le plan de licenciement un »plan de sauvegarde de l’emploi« , En 84, Mitterrand demande à Montand, un ancien sympathisant du PC reconverti, d’animer »vive la crise« pour expliquer la rigueur à venir dans la joie et la bonne humeur En 83, »la deuxième étape du changement« au lieu du tournant de la rigueur. En 76, les »demandeurs d’emploi" à la place des chômeurs
Et je pense qu’on pourrait facilement remonter plus loin.
Je trouve que c’est un faux procès d’imputer ces pratiques aux dirigeants actuels.
Je suis toujours étonné par ceux qui savent ce que pensent « les français ».
Il est possible que Macron ne soit pas réélu. On change de président à chaque élection depuis 2002 : pourquoi ferait-il exception ? Est-ce que cela voudra dire quoi que ce soit sur une quelconque maturité des électeurs ? Pourquoi cette fois plus qu’une autre alors qu’ils ont élu Chirac, Sarkozy, Hollande qui les ont tous enfumés (et avant eux Mitterrand, très grand enfumeur !) ... ?
Tant que les électeurs croiront en un homme providentiel plutôt que dans un programme, dans une vision, il n’y a à mon avis aucune chance que cela cesse. Hors la fin des idéologies a réhabilité les hommes providentiels. Datation chez nous : 1988.
Mitterand 81 élu sur « le programme commun de la gauche. Mitterand 88 : »J’ai choisi ce moyen, vous écrire, afin de m’exprimer sur tous les
grands sujets qui valent d’être traités et discutés entre Français,
sorte de réflexion en commun, comme il arrive le soir, autour de la
table, en famille. Je ne vous. présente pas un programme, au sens
habituel du mot. Je l’ai fait en 1981 alors que j’étais à la tête du Parti socialiste. Un programme en effet
est l’affaire des partis. Pas du Président de la République ou de celui
qui aspire à le devenir."