@chantecler Je souhaiterais quelqu’un qui ne regarde pas à 1/2 ans, mais à 50 ans. Quelqu’un qui ne me parle pas de comment il va supprimer l’ISF ou l’alourdir, mais de quelqu’un qui ait un projet sur le partage des richesses au vu de l’évolution de la société. Mais aussi quelqu’un qui fasse son travail de politicien : comprendre, synthétiser et proposer, et non pas quelqu’un qui demande au peuple de définir cet avenir... Etc ... Bref, avec les 11 seconds couteaux du premier tour, aucune chance de trouver mon bonheur.
@chantecler Bonjour, Cela fait 40 ans que je m’intéresse à la politique. 40 ans aussi que j’entends les mêmes fadaises contre le vote blanc et l’abstention (et encore, je vous remercie de n’avoir pas fait la totale avec « nos ancêtres morts pour que nous ayons le droit de vote »). Et cela fait 40 ans que je vois la politique se déliter, les électeurs de plus en plus voter « contre » ou, pire, « voter utile » et oublier le sens même du vote. 40 ans à voir des élus qui après chaque élection déclarent avoir compris le message du peuple ... pour continuer de plus belle .... jusqu’à l’apogée du réferendum de 2005 (mais avec déjà des prémices lors du « mauvais » vote Danois au referendum de Maastricht - Même Mélenchon avait alors dit que « le peuple peut aussi se tromper »).
Alors, allez voter si cela vous chante. Mais de grâce, épargnez nous les leçons de morale et les « pathologies obsessionnelles » envers ceux qui ne font pas comme vous. Car après tout, ce sont bien ceux qui votent ont construit la société d’aujourd’hui : et son évolution n’est pas bien belle (sans que les extrêmes n’aient pourtant eu le pouvoir).
« Au village sans prétention .... les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux »
@Aristoto En tant que membre du possible parti majoritaire, les abstentionnistes / votes blancs, je regarde depuis le début de cette sordide campagne les pleureuses des candidats se plaindre : 1- du traitement injuste de leur candidat dans les médias (presque tous), 2- de l’acharnement des autres candidats sur eux, preuve de la peur qu’il leur inspire (ce point concerne plutôt les « gros » candidats) Fillon, Le Pen, plusieurs « petits » candidats, Mélenchon : tous ont joué par à-coup ou en permanence sur ce petit ressort émotionnel. Seuls Macron et Hamon n’ont pas encore pleuré. Macron, pourtant clairement le plus attaqué dans les débats, a été plutôt « bien traité » médiatiquement car il est neuf et donc fait vendre. Hamon est probablement trop néophyte à ce niveau pour savoir/oser jouer de ce ressort.
J’imagine que cela doit rapporter des voix, puisque les autres le font. Le côté victime doit « plaire au peuple ».
Mais franchement, c’est s’abaisser bien bas que de jouer ce jeu là. La fin (et faim de pouvoir) justifie les moyens. Ce n’est pas cela qui va ramener les dégoutés de ce système vers les bulletins imprimés.
Bonjour, Je n’aime pas Renaud, et je me moque totalement de savoir pour qui il vote. Le secret de l’isoloir me semble important. Si personne ne commentait les prises de position des starlettes sur le retour ou des « personnalités » autoproclamées, il me semble que la démocratie serait peut être gagnante. Mais je n’aime pas non plus votre article pour 2 raisons : - Il semble que toutes les groupies des différents candidats (et plusieurs candidats eux-mêmes d’ailleurs) aient décidé de jouer l’air de la victime et du complot permanent. On ne commente (ni n’écoute) ce qui est dit, mais on spécule sur ce qui n’est pas dit. C’est sûr que cela permet de choisir le message que l’on veut passer. Mais cela donne des suites de monologues inintéressants et auto-centrés au lieu d’être centrés, ce qui me semblerait logique pour des candidats à la présidence, sur la France. - L’omniprésence du sujet des taxes et des impôts dans les communications des candidats me hérisse aussi. Comme si les impôts étaient un objectif ultime. Prendre après avoir laissé donner : quel pied cela semble être pour nos candidats (qui eux prennent sans donner, ou alors à leur famille d’abord), et peut être encore plus pour leurs fans envieux.
Il parait que la fin justifie les moyens. Mes ces moyens là me font augurer d’une bien triste fin.
Bonjour, D’habitude grand adepte de vos post, je ne partage pas du tout votre vision ni vos arguments sur celui-ci. Tout cela me semble extrêmement conventionnel, totalement théorique (l’apport de l’autre pour grandir), ou anecdotique quand vous parlez des génies, par définition rarissimes et dont personne ne pourrait dire si ils auraient éclos dans un autre environnement (Chopin, Gainsbourg, Charpak).
L’opposition actuelle à l’immigration, liée à un ressenti terrain, n’est pas une opposition systématique, mais ciblée sur l’immigration musulmane et l’immigration économique.
Dans un cas parce que la communauté refuse de s’intégrer.
Dans l’autre cas parce qu’en situation de crise, il existe une crainte que chaque personne qui s’ajoute diminue la part qui vous revient et parce qu’à la différence des immigrations précédentes, celle-ci est visible et modifie durablement le visage de la population.
Elle repose sur un sentiment d’envahissement. Vous pouvez le contester avec des statistiques, mais pour tous ceux qui habitent les zones concernées, les statistiques sont contredites par leur réalité.
Le problème est que les 2 visions traduisent une réalité, et que nier l’une pour encenser l’autre ne fait qu’aviver les oppositions.