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Salade75

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  • Salade75 24 avril 2010 15:30

    Je ne vois pas bien le rapport entre votre commentaire et votre message.
    Je réagis à un post qui dit que la seule façon de se faire entendre est de nuire au plus grand nombre, et vous me parlez de la politique de la direction de la SNCF !
    Je ne parle pas non plus de syndicats irresponsables, mais d’un responsable syndical qui se sert de sa position pour un bien différent combat que celui d’aider les salariés.
    Pour ce qui est des résultats de la grève, il ne faut pas confondre la communication dont l’objectif est d’éviter de rendre ridicule une action (ce à quoi ni la direction ni le syndicat n’ont ontérêt pour éviter une radicalisation et des rancoeurs) avec la réalité.
    Quant à mon avis sur la politique et la cohérence de la direction de la SNCF, il y a des chances pour que nos opinions convergent. Mais c’est un tout autre débat.



  • Salade75 24 avril 2010 14:13

    « pour qu’elle soit efficace, une grève se doit d’avoir un vrai pouvoir de nuisance vis à vis de la collectivité, c’est pour cela que les grèves SNCF sont aussi médiatisées »
    Ridicule !
    Savez-vous quels ont été les résultats des grèves non médiatisées mentionnées ci-dessus ?
    Et savez-vous ceux de la dernière grève de la SNCF ?
    Il n’y a pas photo, le résultat d’une grève est lié à sa pertinence et non a son bruit ! (Mais si elle est pertinente, le bruit la rendra en plus populaire !)
    Par exemple, les salariés de Lapeyre ont obtenus de réelles avancées salariales et sociales.
    Ceux de la SNCF, rien.
    D’un côté des arguments et des objectifs liés à l’entreprise, de l’autre un assemblage hétéroclite de messages politiques (arrêt de la libéralisation du fer, retraites, emploi) certainement intéressants, mais dont la solution est au delà d’une entreprise, et donc d’une grève.
    D’un côté l’objectif d’améliorer les conditions de vie des salariés, de l’autre une ambition personnelle pour un leader syndical sur le départ.
    D’un côté des négociations préalables qui avaient échouées. De l’autre, un refus d’aller aux négociations avant d’avoir montré ses muscles.
    Souvent, les grèves du secteur public sont politiques. Là, Didier Le Reste veut prendre sa retraite syndicale sur un coup d’éclat ; il veut ainsi copier son prédécesseur et ennemi intime B.Thibaut et son succès des grèves de 95 pour ensuite s’essayer à la politique.
    Mais cette fois, flop total, malgré la gène des usagers et clients (dans le sud est surtout) et le bruit médiatique !
    Pour se faire entendre, il faut d’abord avoir quelque chose à dire !
    Ensuite, quand on a quelque chose à dire, il faut avoir un levier. Et le meilleur levier n’est pas de nuire à la collectivité, mais de nuire à l’origine du problème (en l’occurence l’entreprise, ses actionnaires, ses patrons, ...).
    Les salariés du secteur public sont en train de se faire des ennemi pour ne pas vouloir comprendre cela.



  • Salade75 21 avril 2010 14:28

    Tous les sujets sont mélangés, et du coup les arguments perdent en puissance. Ce qui fait que le système avance, recule, et finalement se fait dépasser par tout le monde, y compris petit à petit d’un point de vue technique.
    Ex 1 : le dogme de l’entreprise intégrée.
    Avec ses défauts, l’expérience Anglaise a par exemple permis de voir que le métier de gestionnaire d’infrastructure est effectivement très différent de celui d’exploitant ferroviaire.
    Il a aussi permis de voir qu’il est possible d’être opérateur ferroviaire sans matériel, mais que la logique industrielle mène les opérateurs a maîtriser la maintenance de ce matériel.
    Ces résultats sont disponibles pour tous.
    Pourquoi, autrement que pour verrouiller leurs propres financements, les syndicats SNCF bloquent ils toute prise en compte et réflexion raisonnée sur ces sujets ?
    Les fonctionnement opérationnels de la SNCF sont minés par ces évolutions bloquées, pour faute de vision des managers, mais aussi (pas seulement, c’est sûr !) à cause de dogmes syndicaux plus basés sur des intérêts propres que sur celui de leur entreprise, et encore moins celui des usagers et clients.

    Ex 2 : Le service public. Il a bon dos pour justifier tous les surcoûts. Que le RFN soit un service public au même titre que la route, et donc que l’accès soit donné pour le fret à un coût inférieur au prix de revient, pourquoi pas. Mais en dehors d’un positionnement dogmatique, qu’est ce qui justifie que cela soit lié au transporteur SNCF ? Les bénéficiaires de ces positionnement dogmatiques des syndicats sont les actionnaires des grosses entreprises privées qui utilisent à un prix canon le fret ferroviaire financé par l’impôt et les passagers voyageurs ! Je rappelle, que le contribuable paye le service public, soit en impôt, soit en salaire moindre pour cause de charges / impôts de son entreprise. Je ne vois pas pourquoi le passager du TGV devrait payer une troisième taxe au profit de Arcelor / Danone / .... sous prétexte que la branche voyageur SNCF doit financer la partie fret au nom du « service public » et de l’entreprise intégrée !

    Ces 2 exemples sont bien évidemment traités ci-dessus avec un niveau de simplification ridicule par rapport à la complexité des sujets.

    La discussion pourrait être ouverte, intéressante et apporter des réponses concrètes et positives, sur ces sujets et des dizaines d’autres, à cette magnifique entreprise qu’est la SNCF.
    Mais qui a envie de ce dialogue sincère et séquencé ?
    De mon point de vue, peu de cheminots, aucun syndicat et pas la direction qui a une véritable terreur de la grève systématique..



  • Salade75 1er avril 2010 20:55

    Pendant que tout le monde s’étripe sur la responsabilité du CO² d’origine humaine dans l’évolution du climat, les pollueurs sont bien tranquilles !



  • Salade75 25 mars 2010 13:27

    Merci pour cet intéressant article.
    Savez-vous quel impact la disparition des RG a eu sur la connaissance et le « contrôle » des réseaux par les autorités ?

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