Aime-t-on son enfant quand on le laisse regarder la télé plus de 3h par jour (moyenne nationale), devenir obèse dans 19% des cas, ne pas savoir lire correctement en 6ème dans près de 50%, .... Pourtant, comme les chiffres l’indiquent, nombre d’enfants correspondent à ce profil .... avec des parents se déclarant prêts à mourir d’amour pour eux !!! ... et pour la plupart le pensant sincèrement tellement le contraire serait immoral ! Personnellement, je préfère les parents qui respectent leurs enfants à ceux qui disent les aimer pour dissimuler leur incapacité à avoir de l’autorité sur eux.
Personnellement, j’adore la mousse au chocolat (j’aime), je déteste les boules coco (je n’aime pas), et je suis indifférent au tiramisu (cela ne me fait pas vomir, mais je n’en commanderai pas un si je ne meurs pas de faim).
Pourquoi « ne pas aimer » serait il synonyme de « prendre en grippe » ? Je n’aime pas forcément mon voisin, mon collègue, ... Pour autant, je ne le déteste pour autant ; voire je peux même apprécier de passer des soirées de temps en temps avec lui !
Comme dit au dessus, je propose le complexe de supériorité de l’homme sur l’animal transposé en norme sociale et religieuse. On ne fait pas des enfants pour perpétuer l’espèce comme n’importe quel animal (pourtant logique), on le fait « par amour » (totalement immoral d’égoisme, et encore plus quand on voit les taux de divorce !). On n’élève pas ses enfants en essayant de leur transmettre tout notre savoir, notre expérience et en facilitant leurs premiers pas comme tout animal, mais « on les aime » obligatoirement. Et comme la horde protectrice n’existe plus dans nos civilisations, une fois adulte on continue de les aimer pour qu’une fois vieux, par « retour d’amour », ils s’occupent de nous.