Il faut absolument aller voir les belles photos de la porte monumentale de l’oppidum d’Hérisson avec les commentaires archéologiques, toute l’escroquerie moureyenne repose on le sait sur un contre-sens volontaire de la traduction du mort latin coagmento. Les courageux qui ont suivi le pseudo-« débat », verrons concrètement comme encore une fois ce non-sens moureyen ne correspond ni au latin, ni à la réalité, qui est ici éclatante avec cette trouvaille dans un état de conservation formidable. Ce qui n’aurait pas suivi le « débat » n’ont rien perdu, car il n’y a aucun intérêt à s’encombrer l’esprit des erreurs moureyenne, mais ils gagneront beaucoup à cliquer sur le lien pour voir concrètement comment nos connaissances sur les gaulois avancent chaque jour : http://herisson.arafa.fr/fouilles2009.html
Juste une intervention pour éclairer les gens qui n’y connaissent rien et pourraient - mais cela devient de plus en plus difficile je crois - croire qu’il y a quelque chose d’intéressant dans le délire de M. Mourey. 1) C’est un menteur : quand il écrit « nos contradicteurs se révèlent incapables d’exposer dans un tout cohérent les arguments décisifs qui les autorisent à placer Bibracte sur la hauteur du mont Beuvray », il cache le fait que cela a été fait et souvent. Je rappelle les principaux éléments : * une superficie énorme * deux murailles représentant un ouvrage et un investissement colossal ainsi qu’une monumentalisation forte * les signes incontestables d’une concentration aristocratiques celtes : amphores d’importations romaines (très bien connues, monsieur Mourey s’entétant à l’ignorer), monnaies (très bien connues et cataloguées et typique des éduens, Mourey faisant tout pour ignorer les preuves irréfutables qu’il y a dans le livre de K. Gruel, n’ayant pitoyablement avancé qu’un exemple hors-sujet (les monnaies dites kaletedu) * les signes incontestables d’un rôle économique de premier plan : quartier artisanal, rôle minier, silos, rôle commercial d’une foire qui existait encore 20 siècles après l’abandon de la ville * les signes incontestables d’un espace polarisé du point de vue religieux : un bassin monumental vraisemblablement sacré a été retrouvé, le rôle religieux s’est poursuivi au moyen-âge par un monastère * les signes incontestables d’un centre politique : enceinte de réunion et depuis peu le plus ancien forum monumentalisé de Gaule (basilique plus deux cours) * la romanisation la plus précoce : l’influence romaine se faisant d’abord et logiquement sentir dans le centre politique le plus lié à rome et le plus important * l’adéquation parfaite avec le texte césarien (quoique raconte Mourey sur la bataille des helvètes, la localisation traditionnelle ne pose aucun problème et celle de mourey n’a aucun argument pour elle). * L’accord complet de tous les spécialistes et historiens et archéologues non seulement français mais internationaux depuis au moins 1 siècle
2) Il est incapable de comprendre un argument : à plusieurs reprises des erreurs élémentaires lui ont été signalées qui remettaient complètement en cause ses délires, il les ignore, ne les discute jamais
3) contrairement à ce qu’il laisse croire il n’y a pas de débat, il n’y a ici que le soliloque borné d’un vieux fou
4) son impudence est sans limite : voilà quelqu’un qui ne maîtrise pas le grec ancien, qui n’a rien compris à la méthode historique ni à ce que c’est que d’interpréter un texte, qui se base sur wikipedia pour ses soi-disantes recherches (tout en conspuant wikipedia par ailleurs) qui prétend parler de religion grecque en ne connaissant de vernant que quelques vidéos sur le net... Imaginons le même cas en physique nucléaire, comment juger quelqu’un qui prétendrait contester un siècle de travaux et avouerait ne pas avoir un niveau de math dépassant le collège et avoir appris l’existence d’einstein à travers 3 photos sur le web ? C’est cela Mourey.
Pour ceux que la vérité intéresse quelques remarques : * ses délires sur les phéniciens n’ont pas le début d’un commencent de fondement, il est absolument inutile de s’arrêter dessus. C’est de la pensée magique : il voit poséidon il pense phénicien, les deux n’ont rien à voir mais pour lui c’est pareil... * Ses citations des textes : aucune n’a de valeur, il coupe et ne garde que ce qui vas dans son sens, il n’hésite pas à inventer des traductions, il s’appuie sur de mauvaises éditions, il n’ a aucune notion de traduction (il fait du mot à mot) * ses interprétation des objets archéologiques : il n’a aucune raison dans ce domaine, l’église du crest a 5 fenêtres et il y voit les 3 portes des thermes de sidoine, c’est comme ça.
Je vais juste développer un cas : LE CRATERE DE VIX
pour lui c’est de l’art Arverne... Voilà une des certitudes à la Mourey. Bon c’est évidemment du n’importe quoi. On sait très bien d’où viens le cratère de Vix, en raison des nombreux objets semblables retrouvés ailleurs. C’est du b.a. - ba de l’archéologie. Le cratère de Vix est typique des productions de grande grèce (les cités grecques implantées en italie du sud et en sicile).
entouré d’objets extraordinaires. Parmi eux un immense cratère, vase en bronze typique du monde grec qui servait à préparer le vin pour les banquets. Son origine grecque n’a fait de doute pour personne : des objets comme celui-là mais souvent moins grands et moins beau courent les musées du monde grec. Grâce aux caractéristiques de ces objets, leur style, leur matière on peut reconstituer leur histoire, celle de leur origine, de leur fabrication, de leur fonction sociale. ce que Mourey a été incapable de comprendre pour les amphores de Bibracte pourquoi le comprendrait-il de ce cratère ? Comment font les archéologues ? La réponse se trouve par exemple dans cet article : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_1955_num_79_1_2421 on y verra le cratère de Vix analysé et comparé à des trouvailles de Paestum, et on y verra des analyses sérieuses des Gorgones que Mourey veut lier à Gergovie (à cause du G sans doute ?) mais qui sont typiques de l’art grec et de ces cratères, qui a un peu circulé dans des musées du monde grec le sait. Mourey ne sait rien mais il n’en affirme pas moins. On pourra voir la technicité des débats sur l’origine du vase à travers un article comme celui-là : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_1958_num_82_1_2338 Le lecteur verra vite que ces articles ont plus de 50 ans. Autant dire que si il y avait eu un doute, un lien avec les arvernes, cela se serait vu comme ont dit.
Jetons un coup d’oeil au programme du colloque ci-dessous : http://calenda.revues.org/nouvelle12768.html et sérieusement posons-nous la questions : ainsi donc tous ces gens qui connaissent sur le bout des doigts l’art grec, romains, celtes, les techniques du bronze, le grec ancien, la méthode historique (bref tout ce qu’ignore Mourey) tous ces gens se trompent : ce cratère a été fait au Crest village médiéval qui n’était même pas chef lieu de paroisse au début du moyen-âge (mourey n’a jamais répondu à cela) et qui ne s’est développé qu’au bas moyen-âge ?
Le cratère de Vix s’inscrit dans l’histoire économique générale des échanges entre monde méditerranéen et monde celtique, à l’époque dite de Hallstatt (du nom du site où les objets celtes typiques de la période furent identifiés pour la première fois).
Eh ben rien... ou du moins pas encore. Le coeur du monde celtique à l’époque d’Halstatt n’y bat pas. C’est ensuite semble-t-il que les arvernes voient leur puissance monter. La céramique et l’art arvernes sont bien connus, on trouvera ici une bonne présentation du développement des agglomérations sur leur territoire, et des belles photos de leur céramique, en particulier celles du guerrier à la tête coupée (allez la voir à bibracte en vrai, c’est là qu’elle est exposée) : http://www.arafa.fr/SPIP/spip.php?article41
ils valent le coup d’oeil non ? Et même le premier profane venu voit bien la différence avec l’art grec. Sans même parler des phéniciens...
Voilà pourquoi Mourey est nuisible, il prive ses lecteurs du plaisir tout simple de la vérité, de la jouissance esthétique de ce qu’on réellement été les gaulois. Car sérieusement entre ce que je vous ai montré et ce qu’il annone péniblement dans son délire, y’a pas photo non ?