@Mélusine ou la Robe de Saphir. « Jacques Sternberg a écrit un livre sur l’ennui des fonctionnaires »
Merci de me le rappeler, il y a bien des années que je n’ai ouvert un de ses bouquins. Dans le désespoir, son humour aussi lucide qu’incisif confine pourtant au sublime ! Et il n’a pas attendu les Rolling Stones ... !
@Francis, agnotologue "Observer les autres personnes n’est pas une activité de nature à occuper
beaucoup de monde, discrétion oblige. Mais c’est vous qui voyez."
Hi, hi, ... Pour ce qui me concerne, c’est tout vu ! Il est en fait tout à fait possible d’observer discrètement sans être intrusif, et c’est même nettement plus instructif ! Sortir son bouquin ou consulter une revue peuvent d’ailleurs y aider, mais alors sans les lire !
Bien à vous, en vous présentant mes cordiales salutations !
@Mélusine ou la Robe de Saphir. « EXACT.... Mais le plus grand ami de FREUD fut JUNG.... : la gnose. »
Rendons à César ce qui est à César : Freud a inventé l’« Inconscient », mais en le confinant à l’individu. Par sa « Psychologie Analytique », Carl Gustav Jung l’approfondit jusqu’aux strates correspondant à son « Inconscient collectif ».
A noter qu’un des plus grands et brillants penseurs français du rationalisme et de la méthodologie scientifique, Georges Bachelard, s’appuie sur la structure conceptuelle développée par C. G. Jung pour explorer lui aussi les structures et lois qui régissent notre imaginaire et développer par là le concept d’« obstacle épistémologique », se dressant entre le désir de connaître du scientifique et l’objet qu’il étudie. L’« obstacle épistémologique » est inhérent à l’acte de connaître car c’est l’esprit — dont l’imaginaire participe pleinement — qui « imagine » une explication aux choses.
Bien des « esprits forts » se revendiquant fièrement du rationalisme le plus obtus seraient bien avisés d’explorer son œuvre magistrale, et qui leur permettrait dans le meilleur des cas de s’affranchir des trop étroites œillères conditionnant un rapport par trop dogmatique au réel. Et ce d’autant plus que pour ne rien gâcher, la plume de Gaston Bachelard est certes rigoureuse et exigeante, mais d’un style agréable et des plus plaisants à lire !
PS : j’ai la flemme ici et supra de joindre tous les liens, mais il suffira aux lecteurs intéressés d’un copié-collé pour rechercher les références des auteurs et concepts évoqués sur Wikipedia ou ailleurs.
@Francis, agnotologue « Par exemple dans une salle d’attente. » Hi, hi, ... Je ne m’ennuie personnellement jamais dans une salle d’attente : soit, ce qui constitue toujours un exercice passionnant, j’observe les autres personnes qui y patientent, soit, si je m’y trouve seul, j’ai toujours pour l’occurrence un ou deux bouquins en rade dans mon sac !
@Samson « Si même il existe une multitude d’introductions et d’angles d’approche pertinents ... »
Et hors même l’étude et la rigueur méthodologique, une foule d’auteurs d’œuvres romanesques ou poétiques abordent chacun à sa manière la question du sens et du divin, nous ouvrant ainsi aux profondeurs « initiatiques » de leurs questionnements : Dante Alighieri, Charles Baudelaire, Saint-John Perse, Georges Bataille, Jorge Luis Borges, Franz Kafka, Malcolm Lowry, JRR Tolkien, ...