Bonsoir @Fergus "Oui, ça me parle : une affaire interne à l’Ukraine qui aurait dû
déboucher sur un processus de référendum d’autodétermination au terme
d’un processus démocratique, mais qui a été pourrie : D’une part, du fait de provocations anti-russophones venues de Kiev. D’autre
part, du fait des infiltrations de matériels et de formateurs russes
venus armer les séparatistes pour jeter les bases d’un prétexte à
invasion de l’Ukraine !«
Pour rappel et suite aux raclées prises par l’armée régulière ukrainienne dans le Donbass en 2015, les accords de Minsk 1, puis 2 avaient été conclus qui devaient permettre de mettre en place une solution raisonnable pour toutes les parties. L’Allemagne et la France se portaient garantes pour l’Ukraine, la Russie pour le Donbass, le tout avec l’aval du Conseil de Sécurité de l’ONU. Jamais la moindre ébauche de cette mise en place n’ayant vu le jour durant 6 ans, à l’encontre même des promesses électorales de Zelensky et à la veille d’une nouvelle offensive ukrainienne sur le Donbass, il semble que si la Russie de Poutine avait réellement caressé le projet d’invasion que vous — ou surtout les sirènes de la propagande auxquelles vous avez la faiblesse d’ajouter foi — prêtez à sa »folie impérialiste criminelle« , elle ait été bien longue à passer du prétexte à la prétendue »invasion« .
Contrairement à la France et à l’Allemagne qui ont failli en tous points à leurs engagements diplomatiques de faire respecter les accords de Minsk, il semble bien que la »folie impérialiste criminelle" que vous prêtez à la Russie de Poutine ait surtout consisté à assumer sa parole et son rôle de garant.
J’ajouterai qu’au contraire de l’inconstance occidentale caractérisée, particulièrement en ce qui concerne l’Oncle Sam, par le reniement systématique de ses engagements diplomatiques au gré de l’évolution de ses intérêts, cette constance poutinienne de la diplomatie russe à strictement respecter ses engagements diplomatiques internationaux — particulièrement flagrante dans ses positionnements moyen-orientaux — finit par payer et la faire considérer par ses interlocuteurs comme un partenaire particulièrement fiable, ce qui dans l’actuelle reconfiguration géo-économique et géo-politique mondiale en cours constitue un atout indéniable.
Bien à vous, en vous présentant mes respectueuses salutations
Le moins qu’on puisse dire est que cette stratégie s’est appuyée sur une tragique erreur occidentale d’évaluation quant à la résilience de l’économie russe et sa capacité de résistance aux sanctions, condamnant l’Ukraine et derrière elle l’Occident à la poursuite indéfinie d’un conflit militaire initialement envisagé comme court et qui dans les conditions actuelles (nombre d’hommes, capacités de production et d’approvisionnement en armes et en munitions, ...) ne peut d’après les analystes sérieux (Jacques Baud, Alexander Mercouris, le Colonel Mc Gregor, Eric Dénécé, ...) plus en aucun cas être remporté par l’Occident. Et ce d’autant moins que, contrairement au bloc atlantico-occidentale, l’Ours n’a actuellement pas plus de raisons de négocier que de se presser de remporter la « victoire », quand une part toujours plus substantielle des nations se détourne maintenant ouvertement des diktats économiques occidentaux pour privilégier d’autres partenariats internationaux et que, cerise militaire sur le gâteau, la mise à l’épreuve sur le terrain des technologies de défense vendues par le complexe militaro-industriel occidental (drônes, batteries de missiles « Patriot » et autres bijoux meurtriers ; systèmes de détection électroniques, ...) souffre mal l’évidente supériorité technologique acquise - à nettement moindre frais - par l’industrie militaire russe.
Il est hélas assez significatif de l’évolution actuelle de la notion d’information dans nos « démocraties » qu’après la voix laissée au seul « consensus scientifique » portant sur le Covid, son non-traitement et sa « vaxxxination » impliquant la censure de toute affirmation ou interrogation dissidente, ce soit maintenant au tour de toute analyse un peu sérieuse du charnier ukrainien de se voir bannie, censurée et interdite d’expression sur des médias pourtant grassement subsidiés et financés par nos contributions, au seul profit d’une propagande soutenue jusqu’à l’absurde par des « experts » que le ridicule ne semble pas outre-mesure perturber dans leurs délires ...
« Et même Prigojine doute de la victoire russe... » Comme vous le soulignez vous-même - quoique sans tenir aucun compte de tous les jusqu’aux boutistes russes qui critiquent quotidiennement et très ouvertement Vladimir Poutine pour sa retenue et sa modération sur tous les réseaux sociaux et médias russes - les voix authentiquement dissidentes sont vite écartées et neutralisées. De là à déduire - comme vous le suggérez - que les protestations éplorées de Prigogine quant à la faiblesse de l’armée russe participent pleinement d’un brouillard médiatique surtout destiné « à tromper l’ennemi », il n’y a qu’un pas que de nombreux analystes ont en toute logique déjà franchi.
Bien à vous ! Portez-vous bien et veillez bien sur vous, en vous présentant mes respectueuses salutations !
@Xenozoid "a propos pendant des années les suedois voyaient des sous marins russes
partout, grace a des station microphone,ils se sont rendu compte apres
qu’un ingénieur du sons passe par la que le micros enregistrait le pet
de banc de hareng... lol"
"Notre inépuisable, ferme, cohérent et résolu combat pour la liberté
continue donc, par-delà même la joie qui nous anime aujourd’hui face au
bonheur retrouvé d’Olivier Vandecasteele !"
Sans aucunement vouloir prétendre au statut d’intellectuel, je me réjouis de la libération d’Olivier Vandecasteele, et m’associe pleinement tant à la joie de ses proches qu’à votre combat pour la libération des autres otages injustement détenus dans les geôles iraniennes.