@sarcastelle Faut-il la faire ? Quelle qu’en soit l’origine - neurologique ou autre, naturelle ou pas -, il convient d’en différencier origine et contenu. Si une mauvaise digestion ou une épilepsie partielle suffisent à expliquer une activité onirique particulièrement forte ou agitée, elle ne nous éclaire en rien sur la narration et le discours même du rêve ou de la vision.
Avant l’émergence des ivresses bachiques associées au vin ou à l’alcool, les chamanes usaient notamment de champignons (amanite, psilocybine,ergot de seigle, ...) dans les rites de passage vers l’an neuf, ce qui éclaire d’un jour plaisant les figures de Saint-Nicolas ou du Père Noël apportant les cadeaux par la cheminée : d’après Mircéa Eliade, le chamane, revêtu d’un vêtement correspondant en l’occurrence à l’amanite tue-mouche qu’il avait consommé, montait par la cheminée de la yourte jusqu’au 7ème ciel et en redescendait avec les cadeaux des dieux, soit les nouveaux mythes, rituels, chants et danses associés au nouveau cycle.
« Ils méditent sur l’homme, sur son devenir, sur sa conscience, sur le bien et le mal qui animent l’homme. Sans le vouloir et s’en rendre compte ils tendent vers une certaine transcendance dépassant l’homme, vers un domaine que les religions attribuent à Dieu.En quelque sorte ils tendent vers une analyse de Dieu, une analyse purement humaine et rationnelle, débarrassée des croyances religieuses ! »
Mouais !!!
Qu’on ait ou pas la foi ne relève que de notre conviction profonde - soit notre certitude intime -, mais cela conditionne à son aune notre existence et notre appréhension du monde.
Faute de foi, il peut donc être tentant pour l’athée de vouloir réduire la beauté à ses équations ou la réalité du monde aux perspectives fort étroites qu’en dégage le rationalisme mais, toujours confronté à l’inexplicable ou l’inexprimable d’une réalité « plurielle », cela le réduit à une réinterprétation strictement matérialiste - et parfois hautement folklorique par débarquements d’aliens ou autres « petits gris » interposés - de ces mythes même auxquels il s’empresse de dénier toute autre forme de vérité ou d’autorité.
Mémoires de nos pères transmises par les religions et vivifiées de leurs cultes et rituels, les mythes offrent au croyant le cadre référentiel à sa « foi », un guide de l’âme durant son incarnation et un langage pour exprimer l’Indicible : leur merveilleux participe pleinement de l’enrichissement d’un imaginaire dont il ne tient en aucun cas à se « débarrasser ». Faute de l’avoir « expérimenté », vous ne pouvez comprendre en quoi consiste une « transcendance » qui conditionne un intellect auquel elle ne se limite en aucun cas : convenons simplement que cela dépasse votre entendement !
Quant aux Goldman Sachs boys de la BC€, du FMI ou de l’OMC et leurs tristes laquais qui nous assujettissent, vous avez parfaitement raison et qu’ils en soient maudits : ce sont nos destins qu’ils offrent en holocaustes aux sombres autels du Moloch-Baal financier !
@Elliot Où trouvez-vous donc des « lettres de noblesse » à l’anti-sémitisme ? Juger inique la politique d’un état, et faire en conséquence pression - par le biais du boycott notamment - pour qu’il la modifie est une chose : étendre sur des bases « ethniques », culturelles ou religieuses, la responsabilité de cet état à tout un peuple en est une autre qui n’a rien d’honorable. Si les lobbies, tant sionistes qu’islamistes ou « identitaires », se plaisent à entretenir la confusion, elle ne sert pourtant qu’a alimenter et entretenir haine et bêtise. Même si les sirènes des médias nous y invitent quotidiennement, évitons pour notre dignité d’y sombrer corps et âmes !
« ... cette œuvre cinématographique, sociale et humaine peut-elle être vue par des élèves de terminale ? » A l’âge où certains sont déjà admissibles sous les drapeaux, pourquoi pas ? Idéalement, la projection devrait s’intégrer dans le cadre d’une réflexion plus large sur l’avenir, la réalité du monde dans lequel nous vivons, les relations masculin-féminin, ... telles que proposées dans le cadre des cours de religion, de morale laïque, de philo ou tout cursus adéquat au débat. Du point de vue de l’enseignement, une telle projection n’a réellement de sens que si, au delà de la « conscientisation » et du choc, elle se prolonge et ouvre sur la parole, l’échange et la réflexion. A envisager avec les équipes pédagogiques concernées, donc !
Soit un boulot d’information et de soutien - notamment en matière d’accès aux guichets numériques - de plus transféré à des associations d’entraide et de guidance sociale déjà débordées par la paupérisation massive et elles-même confrontée au $pciali$me 2.0 des coupes budgétaires tous azimut ! Alors même que suite aux résultats des dernières élections régionales et départementales, tous les ténors politiques du temps proclamaient en cœur avoir compris le « message » de l’électeur, le dernier reliftage ministériel - tout dans la continuité du marasme présent - n’en manifeste aucune prise de conscience. Comme partout en €urope, on arrive, quand on y est pas déjà, à l’os ! Pour que la France puisse continuer à fièrement se revendiquer de sa devise et de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, ne conviendrait-il qu’elle cesse d’urgence de fabriquer toujours plus d’exclusion en n’y prétendant répondre que par la seule surenchère sécuritaire ?