@Fifi Brind_acier Bien sûr, depuis le plan Sicco-Mansholt - j’étais encore môme quand les agriculteurs en colère ont dévasté Bruxelles pour s’y opposer -, l’’€urope n’a eu de cesse d’assassiner la paysannerie et désertifier les campagnes pour promouvoir le secteur agro-industriel. C’est l’interdiction - promue par l’€urope - de la traction chevaline sur les routes roumaines qui a provoqué le scandale des lasagnes à la viande de cheval. Mais dans cette évolution, les lobbies agro-industriels ont trouvé en la FNSEA et le gouvernement français des alliés de poids : avec le brevetage des semences, le puçage des troupeaux, des normes phytosanitaires astronomiques d’épandage, ..., la France est - tous gouvernements confondus - en pointe du mouvement. Si je n’ai individuellement d’autre pouvoir pour résister aux lobbies, il me reste au moins celui d’acheter local, de me nourrir bio et de refuser de consommer de la merde. Qu’une majorité de citoyens français et européens en prennent conscience, et les marchés et producteurs s’adapteront à la tendance. PS : lors de mon dernier séjour dans l’Hexagone, j’ai été assez « scotché » de voir des « militants » écolos prendre leur bagnoles pour s’approvisionner - bio ou pas - chez Leclerc alors qu’il y avait un producteur bio à 300 mètres de chez eux (et je n’invente rien !)
@foufouille Ben non, tout dépend où vous vous approvisionnez. Tous les détaillants bio (je ne parle pas des chaînes de distribution) ne ciblent pas le bobo, et au moins, vous en avez pour votre argent. Je suis allocataire social et, alors même que je n’ai pas de jardin, je mange bio. Je mange moins, mais mieux, et çà fait plus que compenser !
"- à acheter des fruits et des légumes « bio » ; - à éplucher les légumes et les fruits quand cela est possible, à
laver les fruits que l’on ne peut pas éplucher, comme le raisin ;«
Tout l’avantage des fruits et légumes bio est précisément qu’il suffit de les laver, et que les nutriments contenus dans la peau enrichissent l’alimentation. Comme, à poids égal, ils contiennent nettement moins d’eau, cela les rends plus nourrissants et augmente - parfois très sensiblement - leur durée de conservation. Faute de jardin et ne disposant que d’un maigre budget d’allocataire social, j’ai heureusement la chance que mon fournisseur bio n’aligne pas ses tarifs sur le pouvoir d’achat des bobos, la différence de prix reste donc raisonnable et est très largement compensée par la qualité : il m’en faut moins pour être rassasié et je ne jette rien.
Quand on pense que - vu qu’il n’y avait que çà à l’époque - nos grands-parents ignoraient tout du »bio", je me dis qu’on vit vraiment une époque formidable !
La plupart du temps, les infos les plus pertinentes sur la profondeur - avec ou sans vaseline - de notre vassalité sont directement exprimées par les responsables U$ et ne sont consultables que sur leurs médias. C’est dire l’indépendance de nos merdias et le courage de ces marionnettes à la botte qu’on ose nous servir pour politiciens ! Rien que de très normal : la seule responsabilité qui leur reste quand le Titanic coule et que l’accès aux chaloupes n’est réservé qu’à la première classe est d’éviter d’inconsidérément déclencher le « sauve-qui-peut » et un mouvement de panique général.
Comme chantait Arno : « Putain, putain ! C’est vachement bien, On est quand même tous des €uropéens ».
« Ce qui est utilisé comme argument, c’est la contestation de l’objet d’intérêt général. » Si j’ignore lequel des trois critères a été enfreint pour contester l’objet d’intérêt général, il semble - du point de vue de l’administration fiscale développé dans votre billet - qu’il relève d’« errements » gestionnaires.
Pour ce que j’en comprends, chaque association reste donc libre de sa propre conception de l’intérêt général et - tant qu’elle en respecte les prescrits et ne confond pas sa gestion avec le contenu de la poche de ses gestionnaires - prétendre au bénéfice de l’exemption fiscale !
Si je n’éprouve aucune espèce de sympathie pour CIVITAS ou pour toute autre forme d’intégrisme - laïcard compris -, le souci paraît donc en l’occurrence moins relever de la rigueur philosophique que comptable.
Tous les coups sont certes permis pour défendre la « bonne cause », mais arguer donc des malversations des organisateurs pour dénoncer les options philosophiques des membres ne permet qu’entretenir une confusion qui ne fait guère honneur aux valeurs que vous-même prétendez si ardemment défendre en d’autres circonstances.
En vous présentant, comme à l’accoutumée, l’expression de mes cordiales salutations !