"Quant à toutes celles et tous ceux qui survivent sous le seuil de
pauvreté, ils peuvent un jour passer de la désespérance à la colère." Très juste, et pas qu’eux ! C’est déjà le cas, non !?
« L’establishment de Washington est passé maître dans l’art de prendre ses désirs pour des réalités. » Ou de ne pouvoir prédire que les effets de l’art dans lequel il excelle : sa stratégie du chaos - tant militaire que financier - transforme toute zone où elle s’exerce en bourbier, à croire qu’elle vise - à l’aune de sa monnaie de singe - à y réduire l’univers entier. « A moins d’un événement extérieur imprévu, ce sera le principal mouvement des six prochains mois. » Nonobstant votre enthousiasme « propagandiste », Vladimir Poutine apparaît bien trop bon stratège pour se hasarder à prédire l’état du Moyen-Orient d’ici seulement un mois : nul ne le pourrait. Après être venu bousculer le consensus sur le dépeçage Moyen-Oriental proposé par l’Occident à ses alliés Ottomans, Kurdes et Saoud, les dindons de la farce s’agitent : après une attaque turque contre un chasseur russe échouant à mobiliser l’OTAN, c’est une dynastie arabe aux abois qui - maintenant représentée à la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU - crache tout à la fois son mépris des droits précités à la face de son allié occidental et défie ouvertement le Perse haï. Depuis les très « connectés » printemps arabes, j’ai toujours été persuadé que la partition de l’Irak et la chute d’Assad n’étaient que le prélude à l’attaque concertée de l’Iran, appelée tant par les faucons U$ que - sinon son état-major - par Bibi Netaniaouh lui-même et les puissances sunnites. Il a fallu toute l’habileté diplomatique de Vladimir Poutine pour écarter ce casus belli, mais les velléités ne s’en sont qu’exacerbées dans le chef des tenants des stratégies impériales ainsi mises en échec.
Alors que les bases du Moloch-Baal financier s’effritent inexorablement, le risque d’un tout pour le tout impérial et le spectre d’un conflit débouchant sur un anéantissement nucléaire de l’Iran ou de l’Europe nont jamais été aussi menaçant : rien de plus dangereux qu’un fauve acculé ! Bien impossible dans une telle configuration de prévoir l’avenir - tant de la Syrie que du Moyen-Orient, de l’Orient ou de l’Europe. Tout devrait se jouer dans les quelques mois qui viennent !
En vous présentant mes meilleurs vœux de bonheur, santé et prospérité pour l’’An neuf !