@olivier cabanel Et encore, si nos vieilles pétaudières fissurées rempilent pour encore dix ans, pourvu qu’elles tiennent jusque là, rien d’improbable à ce qu’on nous resserve le même boniment à l’échéance !
@Spartacus Hors « gauchistes » et autres imprécations de rigueur - mais vous lirais-je encore avec le même plaisir si vous adoptiez un style plus « châtié » - , tout à fait d’accord avec vous sur le fond ! Le citoyen ou l’individu me paraît bien meilleur juge de l’utilisation de ses dons que la plus impartiale et rigoureuse amicale des fonctionnaires de Bercy, d’autant que son jugement sur ce qui relève ou non de l’utilité publique pourrait être fâcheusement influencée par de basses considérations idéologiques, électorales, ... Cordiales salutations et meilleurs voeux pour l’An neuf !
@Samson Et de fait, pour que tous puissent en profiter, cette générosité devrait plutôt être étendue sous forme d’un impôt négatif à ceux qui ne gagnent pas assez pour en payer ! Je suis dans ce cas, et mes modestes participations à certaines associations - tant françaises que belges, dont Agoravox - pourraient s’accroître d’autant, ce qui ne pourrait que bénéficier à la vitalité des initiatives que j’ai plaisir à supporter à hauteur de mes maigres moyens.
"C’est une « générosité » de l’Etat qui coûte cher en réduction d’impôts :
« - 1,240 milliard d’euros en 2013,
1,335 milliard d’euros en 2014,
pour 2015, les prévisions sont de 1,435 milliard d’euros. »«
Tout dépend comment on l’envisage : c’est une forme de subsidiation d’associations qui pour certaines ne pourraient subsister autrement. Et les limiter aux associations caritatives, c’est en priver un tas d’associations culturelles (musées, théâtres, chorales, découverte du patrimoine, animations pour le 3ème âge, ...), sportives ou environnementales, des sites d’information alternatifs, ..., toutes initiatives dont la raison sociale n’est pas moins utile à la collectivité.
Si cette »générosité« s’avère donc coûteuse au fisc, elle me le paraît bien moins qu’une subsidiation directe et à même hauteur de ces associations et de leur objet social. Je ne doute pas - tant en France qu’en Belgique - de l’urgence sociale à laquelle nous confrontent les laquais de Goldman Sachs et la BC€ mais, plutôt que décourager les incitants fiscaux aux bonnes volontés - commençons déjà par refuser d’encore couvrir l’encours du Titanic Dexia, ou les indécents montants de certains subsides aux magnats de la presse hexagonale (Hachette, Lagardère, Bolloré, ...) et leurs actionnaires.
Quant à l’appel de la présidence à la générosité du public, elle mérite bien la subsidiation d’une représentation de »Tartuffe" à présenter dans tous les restos du cœur de France et de Navarre !