@Spartacus « Vous avez voté pour qui ? » Pas eu l’occasion de participer, mais j’ai néanmoins - et comme beaucoup d’autres - fêté dignement les résultats de la dernière présidentielle : - non que la victoire d’un « Moi Président » qui n’était que le flasque remplaçant du satyre programmé du FMI m’ait réjoui, mais bien l’éviction d’une girouette hyperkinétique dont « la République des Copains » à contribué à ridiculiser la France aux yeux de toute la planète, - et non que je me sois bercé d’illusions sur le $ociali$me du vainqueur, le choix même de son prédécesseur à la candidature présidentielle annonçait déjà la parfaite continuité politique de ce qui constituait alors l’UMP$.
Cocus, les Français réduits à l’indigence d’une telle offre politique l’étaient de toute façon !
Toujours ravi de vous lire ! Cordiales salutations !
@Gilles Mérivac « Les commanditaires des attentats doivent bien rigoler. » Encore plus à constater votre aveuglement ! Car s’ils fournissent le discours, c’est bien la politique d’aménagement urbain qui a mené à la ghettoïsation et aux zones de non-droit, la terrifiante désinvolture de nos politiques face à la croissance de la précarité qui fournissent désespoir et absence d’avenir pour terreau propice à l’éclosion actuelle du radicalisme. Pour souvenir, quelles réponses, quelles réflexions, quelles réformes suite à l’alarme qu’aurait dû constituer la révolte des banlieues à l’automne 2005 ? Hors la suppression de la police de proximité, je n’ai rien vu, pas même de karcher ! Ce ne sont plus des émeutiers à qui nous sommes maintenant confrontés, mais de redoutables fanatiques. Faut-il vraiment s’en étonner ?
Mais je vous concède volontiers que si même des solutions sociales se mettaient en place, elles ne permettraient que sur le long terme de renverser la vapeur, ce qui ne s’accorde guère aux échéances électorales !
Les black-block avaient déjà été utilisés à Nantes pour réprimer avec succès la manif contre l’aéroport NDDL. Les ressortir place de la République confirme au moins une chose : avec l’armée dans les rues et quitte à instrumentaliser l’état de siège, nos $ociali$tes se montrent particulièrement soucieux de mater toute tentative d’expression citoyenne quant aux réels enjeux écologiques et sociaux de la COP21, au risque sinon de saborder le show - et rater l’occasion de fourguer quelques EPR. (On me confirme néanmoins de bonne source que Nicolas Hulot ne sera pas assigné à résidence ! Ouf ! )
L’automne s’avère particulièrement « chaud » ! Après la vaine humiliation infligée à la démocratie et au peuple grecs, après la catastrophe migratoire toujours en cours, déclenchée par l’impéritie de politiques occidentales aussi cyniques et vénales qu’inaptes à l’anticiper, c’est Vladimir Poutine qui balaye et rebat d’un revers tous les atouts et perspectives de la stratégie occidentale au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, en prenant un soin tout particulier à exposer et souligner la vassalité française à Washington et le trouble rôle de ses alliés.
Tandis que la misère s’accroît de manière exponentielle dans toute l’€urope, le choc provoqué par le massacre du Bataclan offre à nos politiques l’opportunité du consensus nécessaire à décréter l’état de siège et prendre tous les moyens nécessaires à juguler toute velléité d’expression à la colère, la frustration et la rage conçues par une foule grandissante de « sans-dents » - ou menacés de le devenir -, à la veille tant d’un sommet international au départ destiné à redorer le blason de la France qu’à la veille d’élections régionales attendues sans surprise comme l’occasion d’une « raclée » à l’establishment.
Gouverner, c’est prévoir ! J’imagine qu’à trop sentir le vent du boulet, nos politiques s’attachent maintenant avant tout à contenir la trop prévisible ’explosion : à seulement parcourir les colonnes d’Agoravox, on peut déjà s’en faire une bonne idée ! Encore faudra-t-il que le « soufflé » redescende, et faute de toute politique cohérente à s’y attacher, on pourra bien lever l’état de siège tout en affichant sa fermeté, mais rien ne sera résolu ! Et ils le savent, ce qui - avec l’armée dans les rues - ne laisse pas d’inquiéter !