@Enabomber Oui ! L’approche de l’article m’a semblé vraiment intéressante ! Et je n’aimerais pas être jeune aujourd’hui ! Dans les années ’70, ma jeunesse, tout le monde croyait sincèrement qu’on pourrait changer le monde ! Après le TINA de Margaret Thatcher et la mise en place du Nouvel Ordre Mondial néo-libéral, les perspectives sont devenues nettement plus désespérantes, et pas que pour les jeunes !
Merci de votre commentaire ! Sans vouloir me flatter, il y arrive ! Et comme il me prend parfois le sentiment que je ne fais rien d’autre que radoter, c’est toujours agréable !
@Samson Ps : Je me permets de joindre le lien vers cet article qui me semble alimenter de manière intéressante la réflexion sur les temps que nous vivons et les défis qu’ils posent !
« Malheureusement, les dirigeants européens sont loin d’être à la hauteur de l’enjeu. » D’autant moins que - tant aux niveaux économique que stratégique -, leur vassalité à Washington et aux lobbies qui y règnent entrave de longue date toute velléité de réflexion ou d’évolution indépendante et en concordance avec les intérêts des Européens. Quant à Erdogan - tout comme les salafistes de celle du Califat - il rêve de la restauration de l’Empire Ottoman, ce qui n’a rien pour contrarier les intérêts U$, que du contraire !
@Bernard Moreau Irak, Tunisie, Libye, Egypte, Syrie constituaient autant d’états autoritaires, dans une conception paternaliste pour part héritée du socialisme soviétique. Leurs dirigeants étaient tous plus ou moins des « tyrans », peu soucieux des droits de l’homme ou de la liberté d’expression, les standards de confort ou de liberté qui y prévalaient n’étaient certes pas les nôtres et le chômage y frappait de plein fouet une jeunesse aspirant à mieux vivre. Mais tous ces états investissaient une part considérable des ressources tirées de la manne énergétique dans les équipements et infrastructures d’accès à l’eau, à l’irrigation, à l’alimentation, au logement, à l’instruction, à la santé et aux soins, ... - soit si on se réfère à la pyramide des besoins de Maslow.dans la satisfaction des besoins essentiels de leur population. Si même la Tunisie s’en sort mieux que les autres et si l’armée égyptienne ne s’en est pas laissé conter, que reste-t-il de l’Irak après la chute du tyran ? Quels effets à l’enthousiasme philosophique sponsorisé par l’OTAN de la révolution libyenne sinon le chaos, la distribution et la dissémination à travers tout le Sahara de stocks insensés d’armements qui ont déstabilisé toute la région, jusqu’aux destructions des tombeaux de Saints à Tombouctou ? Quant aux Syriens, faut-il attribuer au seul refus d’Assad de se laisser renverser la responsabilité des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés du fait d’e leurs appartenances ethniques et religieuses pourtant - comme en Irak - respectées jusque là ? Sans même parler du faux nez que constitue pour Al-Nostra (ex- Al Quaeda, désormais fréquentable !) l’Armée Syrienne de Libération, et des mouvements incessants d’équipements et d’instructeurs U$, anglais, français, turcs et arabes que Vladimir Poutine s’attache maintenant à « neutraliser » ?
Le combat pour la démocratie brandi par l’Occident et ses très « démocratiques » alliés Sa oud ou qataris, alimenté par ses réseaux sociaux - les jeunesses nord-africaines et arabes étaient du moins connectées -, financé, équipé et soutenu plus ou moins discrètement par ses armées n’a à mon sens servi qu’à assurer ses propres intérêts énergétiques en faisant fi de toutes les valeurs humanistes dont il continue à très hypocritement se parer.
Et si même l’enfer était pavé de bonnes intentions et les intentions occidentales réellement bienveillantes, qui peut un seul instant ajouter foi à une promotion de la démocratie qui impliquerait pour préalable d’en ramener les « bénéficiaires » survivants à l’âge de la pierre, dans les ruines, les massacres et la désolation ? Pas moi, et pas en mon nom !
@lsga « Elle organise sur son territoire un apartheid (selon son premier ministre lui même) » Je suis bien conscient des errements idéologiques et mentaux qui caractérisent ces bien tristes temps ! Quoiqu’en dise l’hidalgo pour fancy-fair féru de novlangue qui s’agite comme premier ministre de « gauche », la langue française retient « ségrégation » pour terme approprié. Méfiez-vous ! Ces glissements de vocabulaire ou - comme on les appelle maintenant - ces éléments de langage sont bien loin d’être aussi anodins ou innocents qu’ils le paraissent !