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Samson

Samson

"J’ai connu ce qu’ignorent les Grecs : l’incertitude."
(Jorge Luis Borges / La loterie à Babylone)

Tableau de bord

  • Premier article le 14/01/2015
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Derniers commentaires



  • Samson Samson 7 octobre 2015 16:50

    "MM. Valls, Hollande, Sarkozy, il vous faut redescendre sur terre, en d’autres temps, c’est aux réverbères qu’on les retrouvait pendus les méprisants !"
    On ne peut mieux dire !
    Si on compatit au sort du malheureux DRH bousculé et déshabillé, on ne peut qu’espérer que ses émoluments soient à la hauteur de la dangereuse responsabilité qu’il accepte d’endosser.
    Que ces truands qui nous gouvernent et nous spolient impunément n’apprécient guère de se voir ainsi signifier le lynchage auquel ils s’exposent n’a rien de bien étonnant mais, nonobstant leurs vains couinements, il s’avère fort jubilatoire de voir de temps à autre l’extraordinaire violence sociale à laquelle ils soumettent une majorité de la population se retourner sur ceux qui l’organisent et l’exercent. smiley



  • Samson Samson 7 octobre 2015 16:03

    « L’objection instinctive à la pratique du sacrifice, à savoir la répulsion à faire souffrir et à tuer des êtres innocents, n’est qu’une objection superficielle. »

    Si l’on se réfère à la perspective anthropologique ouverte par l’œuvre considérable et magistrale de René Girard sur la question (La Violence et le Sacré, Le Bouc Émissaire, ...), le sacrifice, omniprésent dans toutes les sociétés primitives, a pour fonction essentielle de détourner et soulager l’accumulation des tensions et d’une violence inhérente à toute vie en société en la catalysant sur une victime substitutive à la fois suffisamment représentative que pour être efficace et suffisamment étrangère au groupe que pour ne pas l’exposer en retour à l’interminable et très destructeur cycle de la vengeance.

    Si l’émergence des lois et de la puissance des appareils d’états substitue au cycle de la vengeance celui d’un appareil législatif et judiciaire tout puissants qui s’en approprient le monopole, c’est au prix - n’en déplaise à Rousseau - de l’occultation de cette terrifiante violence sociale apparemment inhérente à notre « nature » humaine.

    Ce déni du sens et cette profonde ignorance de l’efficacité du mécanisme sacrificiel à apaiser les tensions au sein du groupe expose fort malheureusement ce dernier à sa « contamination » sans parade par une violence dont les outils de la raison s’avèrent dramatiquement impuissants à parer l’escalade toujours plus aveugle.

    La très compréhensible répulsion des modernes à tuer des êtres innocents - leur souffrance pouvant être réduite du fait de l’évolution technique - nous expose faute de substituts « valables » au danger très réel d’en massacrer bien plus, à l’occasion d’une de ces flambées cycliques d’irrationalisme et de fanatisme dont l’histoire nous expose d’innombrables exemples : l’Europe de nos parents se réduisait il y a seulement septante ans à un immense champ de cendres et de ruines.

    « La chair et le sang sont offerts sur les autels de toutes les villes et villages de France tous les dimanches sans que la prise d’une vie animale soit nécessaire. »

    Mais encore y faut-il l’indispensable cohésion sociale nécessaire à son efficacité ! A noter l’originale substitution opérée par le Christ, au prix de sa propre vie, d’un rituel sacrificiel agricole (transsubstantiation du pain et du vin) au rituel pastoral (agneau premier-né), jusque là seul efficace depuis la malédiction de Caïn.
    Pour rappel, tout sacrifice est substitutif et à l’origine humain.

    Salutations ! smiley



  • Samson Samson 4 octobre 2015 20:45

    « Sans Internet, et sans les réseaux sociaux, aucun Parti politique anti européen ne peut voir le jour. »
    De fait !
    Les réseaux sociaux n’en constituent pas moins une des armes de propagande massive les plus abouties de l’Empire.
    Car s’ils permettent l’échange, la communication et l’organisation d’une « dissidence », certains réseaux sociaux - les plus populaires - centralisent à peu de frais l’identification de ses membres ou sympathisants,, notamment par un traçage fin des surfs de l’usager : même s’il ne like pas, l’usager est identifié sur chaque site visité qui lui propose par le bouton ad-hoc. Inutile même d’effrayer le chaland en installant de grosses boîtes noires chez son FAI, il suffit à nos chaussures à clous (et aux autres) de demander gentiment les infos désirées, et naturellement verser leur écot !
    Ou de l’art de vivre sous l’œil de Sauron (ou Big Brother si vous préférez) !

    Salutations ! smiley



  • Samson Samson 4 octobre 2015 17:55

    « ... je m’européanise dans un humanisme circonspect ... »
    Chapeau ! A constater la consternante indigence à laquelle se réduit actuellement le dogme €uropéiste, vous avez bien du mérite !

    « Ainsi les sacralisés réseaux sociaux, qui n’ont du réseau que la masse informe et suiviste d’un méga zinc malfamé et de social que l’illusoire impression de compter dans cette infecte tambouille, dictent leurs borborygmes aux médias traditionnels trop frétillants de pouvoir afficher leur modernité en phase avec les miasmes anonymes. »

    Malheureux, ne critiquez pas les réseaux sociaux ! L’expérience en démontre l’écrasante supériorité sur tous les médias main-stream traditionnels à diffuser sous forme de buzz viraux la propagande de la Pensée Unique et, en réduisant toute velléité de discours critique au rang du slogan facile, à uniformiser esprits et opinions sur les standards bienfaisants de la novlangue.
    Il suffit pour s’en convaincre de voir leur effet déterminant dans la genèse des « printemps arabes » : nos nouveaux jihadistes sont maintenant conditionnés et lobotomisés au point d’être convaincus de lutter contre le Satan U$. Si ce n’était à ce point tragique, ce serait drôle !

    Et merci pour l’« ochlocratie » : je ne connaissais pas le terme mais je ne manquerai pas de le placer dès mes prochaines conversations !

    Satutations ! smiley



  • Samson Samson 4 octobre 2015 15:29

    « Cette très préjudiciable erreur pourrait se résumer, sous forme d’interrogation, de la sorte : un artiste, quel que soit son talent ou son génie (que je ne nie certes pas à Roegiers), peut-il tout se permettre au regard de la réalité, sans risquer de tomber dans un révisionnisme de mauvais aloi ? »

    Excellente question, merci infiniment de l’avoir posée !!!
    L’œuvre de Georges Simenon se suffisant largement à elle-même et à mon bon plaisir, je ne me prononcerai pas sur un bouquin de Roegiers que je n’ai de toute manière aucune intention de lire. Vraiment désolé pour l’obole aux actionnaires de Grasset !
    Quant à redéfinir les critères de bienséance et de bon goût sans nul doute indispensables à la validation d’une « authentique » licence artistique, nous comptons beaucoup sur votre indispensable contribution : nul doute que la collaboration de votre grand esprit à la marche du siècle et de l’humanité saura plus avant nous guider et nous illuminer des évidences positives (et j’espère progressistes !!!) de sa profonde sagesse.

    « L’indécence narcissique a une limite, qui n’a rien avoir avec l’art en tant qu’absolu : celle du respect, sur le plan humain, pour autrui ! »
    Mais à étendre ce respect d’autrui jusqu’au lecteur, vous vous exposez à voir illico débarqués des plateaux télévisés et catalogues de rentrée littéraire cette foule de marchands de soupe nombrilistes qui se revendiquent comme vous des titres ronflants de « philosophes » pour mieux nous assommer de leurs lieux communs propagandistes.
    Ce billet aurait-t-il seulement lieu d’être ? smiley

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