C’est juste l’enfance de l’art idéologique que de comparer le smicard qui au bout de 6 mois aura réussi à thésauriser 1000 € (qui lui serviront à avancer l’achat de sa voiture d’occasion dans les 2ans) avec l’actionnaire dont seuls les intérêts constituent ses revenus.
Celui là n’aura pas à subir la pression du travail et du restant à vivre une fois acquitté son loyer, ses factures etc... Dans ces conditions, il est bien plus simple d’apprendre le subjonctif entre 2 cours de tennis à Rolland Garros.
« Notons que nombre de produits financiers sont le résultat de la réglementation. Les produits dérivés dont il est question dans l’article sont une réaction aux risques de change induits par le décrochage des monnaies avec l’or, décision politique. Avec des monnaies adossées à une valeur physique il n’y en a pas besoin. »
Je ne suis pas d’accord sur ce point. Mais on s’éloigne du sujet.
Industrie financière. Industrie... La finance n’est pas une industrie comme une autre justement de par sa position qui détermine toutes les autres industries :
- robinet du crédit
- exécution des opérations élémentaires (dépôt, retraits, virements, etc...)
L’importance (tant qualitatif que quantitatif) de ce système est telle qu’un mouvement de masse vers des monnaies locales me semble improbable et que si changement il doit y avoir, il s’operera par le haut, en modifiant profondemment les institutions.
Avec comme principes pour le système bancaire :
1 - la localité
2 - la non-recherche du profit immédiat
3 - la déprivatisation qui est la seule solution à l’application de la condition 2
Je parle d’un changement dans les structures, notemment les structures qui délivrent du crédit. Et ce changement fondamental est la restitution du crédit aux agents économiques et la confiscation du crédit à des monopoles bancaires qui de fait constituent des prises d’otages sur la société marchande toute entière.
Dès lors que l’on interdit des pratiques, il n’y a pas besoin de régulation ou de contrôle prudentiel. On interdit, point final.