"En 2020, 10,8% des hospitalisations en réanimation ont concerné des patients atteints de la COVID19. Les durées de passages en réanimation ont été deux fois plus longues pour cespatientsque
pour les autres : 14,5 jours en moyenne en réanimation pour une prise en charge COVD-19 contre 7,7
jours pour les patients non Covid (cf. Figure 12). Entre 2019 et 2020, le nombre de journées en unité
de réanimation a augmenté de +10,5%"
Voilà, la réanimation, c’est +10,5%. La réanimation c’est aussi le service avec le plus de gardes et extremeemnt sous tension du fait de la complexité de la discipline et de ses impératifs vitaux (y a pas beaucoup de panarie en réanimation).
Dernier commentaire de ma part sur cet article puisque la censure règne.
Cet article présente une version tronquée de la réalité. En effet, l’auteur ne prend pas la peine de montrer le taux d’occupation des services concernés par la prise en charge du COVID-19. Or, il avoue disposer de l’information puisqu’il me demande d’aller la chercher moi même dans les sources dont il dispose.
Il noie cette prise en charge sur la totalité des services offerts par l’hopital publique, ce qui est ridicule car l’ensemble des services ne peuvent répondre à une prise en charge aussi spécifique.
La conclusion de 2% du nombre d’hospitalisation est factuelle mais le nombre d’heures travaillées, la prise en charge spécifique (mesures barrière face à un voirus inconnu, etc...) n’y est pas exposé alors qu’il s’agit de données essentielles pour comprendre la surcharge des services hospitaliers concernés.
Les conclusions de cet article sont donc fallacieuses.
Le silence de l’auteur, lui, est plus que révélateur.