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SEPH

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  • Premier article le 24/05/2010
  • Modérateur depuis le 02/08/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • SEPH SEPH 25 mai 2013 10:12

    Hollande est un homme de droite et un colonialiste. C’est un prédateur pour le compte du capitalisme et des banques

    Qu’il dégage avec toute sa clique de sionistes qui nous gouverne.



  • SEPH SEPH 24 mai 2013 22:10

    MALGRÉ LES SUCES DE L’ARMÉE SYRIENNE CONTRE LES TERRORISTES, CETTE GUERRE EST LOIN D’ÊTRE TERMINÉE CAR LES USA ET ISRAËL PRÉPARENT LA RÉPLIQUE SUR MER ET SUR TERRE :

    Alors que l’armée syrienne continue sa reconquête de la province centrale de Homs visant la ruptures des lignes d’approvisionnement de la rébellion à partir du Liban voisin tout en assurant ses propres lignes d’appui logistique entre Damas et le littoral, une autre guerre plus silencieuse a lieu en mer près des côtes entre Chypre et le littoral syro-palestinien.

     Au début de la crise syrienne, des unités navales de la marine syrienne, l’arme la plus faiblement dotée des forces armées de ce pays, a harcelé un navire d’écoute allemand qui s’était trop rapproché des côtes syriennes. Avec l’intensification des engagements au sol face à une rébellion de plus en plus féroce et bien orientée, l’armée syrienne, débordée sur plus d’un front, ne put surveiller son littoral sans une aide discrète mais efficace des russes. Notre blog a déjà évoqué la multiplication de navires et de submersibles non identifiés à proximité ou à l’intérieur des eaux territoriales syriennes. Une information gardée secrète jusqu’à hier fait maintenant état de multiples incidents navals depuis des mois dont un impliquant un submersible israélien. Ce dernier aurait été détecté par la marine russe et aurait été pris en chasse à 0230 (heure locale) de la matinée du 02 mai 2013 par deux unités de surface de la marine syrienne appuyées par des hélicoptères de lutte anti sous-marine de type Kamov KA 25 .

    D’autres informations émanant de « volontaires » étrangers venus combattre le régime syrien laissent entendre que certains « officiers de liaison » ont été débarqués en Syrie à partir d’un ou de plusieurs sous-marins. Le commandement des forces aériennes syriennes a ordonné il y a plus de trois mois de chasser tout submersible suspect des eaux territoriales après avoir détecté la présence de l’un d’ente-eux près du littoral de Lattaquié à quelques 150 mètres de profondeur.

    Ce qui est certain est que la Méditerranée orientale est depuis 18 mois infestée de navires d’écoute et de guerre électronique appartenant à des pays de l’Otan. La marine russe s’y renforce également de manière significative.

    Israël dont les activités navales sont en hausse constante, utilise des submersibles perfectionnés et modifiés de fabrication allemande (classe Dolphin). Certains de ces sous-marins font partie du dispositif de « dissuasion » nucléaire de Tel-Aviv.

    Des sources proches de la base navale de Tartous évoquent la découverte de "faux rochers maquillés" contenant du matériel d’écoute (information publique rapportée par les médias) près des principaux ports, notamment à Lattaquié. Ils parlent également de drones marins et sous marins de plus en plus nombreux. En parallèle, des centaines de ballons-sonde d’espionnage « piégés » survolent la Syrie depuis Israël.

    La Russie, l’un des principaux alliés de Damas, lui fournit des missiles anti-navires 3M55 Yakhont. Une cargaison de systèmes de missiles anti-aériens de type S-300 est en route vers la Syrie. Au Liban, le Hezbollah libanais est accrédité d’une certaine capacité navale, notamment après que ses éléments aient réussi, lors de la guerre de juillet 2006, à atteindre une frégate israélienne au large du Liban à l’aide d’un missile doté d’anti contre-mesures électroniques.

    Par ailleurs, le Secrétaire d’Etat US, John Kerry, qui a reconnu les progrès réalisés par l’armée syrienne au sol a bien averti que ces progrès sont « temporaires ». En langage clair, cela signifie qu’après avoir observé et tenté d’identifier les tactiques du Hezbollah libanais à Al-Qussayr, Washington ne restera pas les bras croisés en cas où l’armée syrienne continue sur sa lancée vers Alep pour anéantir les voies d’approvisionnement venant de Turquie. Le Sénat US a d’ailleurs presque achevé les formalités visant à « légaliser » la fourniture massive d’armes à la rébellion syrienne et les groupes radicaux étrangers qui se battent à ses côtés.



  • SEPH SEPH 22 mai 2013 18:16


    Le gouvernement iranien réprime les femmes ?

    Le dogme selon lequel l’Iran n’est pas un endroit sûr pour les femmes et le gouvernement iranien réprime et élimine les femmes fait foi pour beaucoup de gens dans le monde, et la raison n’est autre que les machinations machiavéliques des médias dominants. Il n’y a pas une parcelle de preuve attestant cette affirmation, alors qu’il en existe énormément pour confirmer le contraire.

    Tandis que les femmes d’Arabie saoudite, alliée inconditionnelle des États-Unis, n’ont ni le droit de vote ni celui de conduire une voiture, les femmes iraniennnes fréquentent les universités, les instituts scientifiques et même les postes gouvernementaux. Le Ministre iranien de la Santé, le Docteur Marzieh Vahid Dastjerdi, est une femme. La Vice-Présidence pour la science et la recherche est assurée par une femme.

    Pendant plusieurs années, c’est une femme, le Dr Masoumeh Ebtekar, qui était à la tête du Département de l’Environnement. Selon le Ministère des Sciences, de la Recherche et des Technologies, 60% des nouveaux étudiants inscrits dans des universités iraniennes en 2012 sont du genre féminin.

    J’ignore quels critères les opposants au gouvernement iranien basent leur jugement sur la situation des femmes iraniennes. Depuis la Révolution islamique de 1979, le Parlement iranien (Majlis) a plusieurs députées à chaque session. Si le nombre de députées n’est pas égal à celui des parlementaires du genre masculin, ce n’est pas parce que le gouvernement impose des restrictions. C’est simplement parce que les gens n’ont pas voté pour elles ! Je pense que dans certains cas le gouvernement a même été plus indulgent avec les femmes qu’avec les hommes.

    C’est une coutume internationale non écrite que les femmes, comme les hommes, soient recrutées pour le service militaire, mais en Iran, les femmes sont exemptées de la conscription parce que le gouvernement pense que cela pourrait leur nuire. Donc, quelqu’un peut-il me dire de quelle façon le gouvernement iranien réprime les femmes ?


    Savez-vous qu’il y a plus de femmes à l’Université que d’hommes !!!!



  • SEPH SEPH 22 mai 2013 17:33

    L’IRAN EST UN PAYS MODERNE, COMME LE PROUVE LE DERNIER RAPPORT DU FMI qui est daté du mois d’août 2011.

    L’article de Georges Stanechy nous fait le résumé de ce rapport :

    "A sa lecture, loin des diatribes hystériques coutumières, ce pays de 75 millions d’habitants, trois fois la France en superficie, apparaît comme un des meilleurs exemples actuels de gestion économique d’un Etat ! 

    Cinquante et une pages de contorsions, pour reconnaître, après visites, inspections, discussions, passage au microscope des statistiques et de leur méthodologie d’élaboration (3), que de fantastiques progrès sont en cours.

    En dépit de la fréquence des tremblements de terre (dont celui du 14 août dernier), exceptionnelles sècheresses [… severe drought … in 2008/09…] (4), embargos, sanctions, anathèmes, et autres “coups tordus” (5).

    Jusqu’à concéder une croissance annuelle de 3,2 % pour le dernier exercice (l’année fiscale iranienne se termine ou commence le 20 mars de chaque année). (6) Avec des réserves en devises de 100 milliards de dollars, estimées à 109,7 milliards pour 2011/2012, pour être précis. (7)

    Qui dit mieux ?...

    Dans l’acharnement des occidentaux à déstabiliser ce pays, rappelons les mesures foncièrement illégales au regard des résolutions de l’ONU et engagements internationaux. Celles d’entraver, d’empêcher l’Iran de se connecter au réseau bancaire international et donc au système de paiements internationaux, pour effecteur ses transactions commerciales courantes. (8) Au point qu’un pays comme l’Inde, qui importe 20% de ses ressources énergétiques de l’Iran (12 % en pétrole), éprouvait récemment des difficultés pour le règlement de son fournisseur. (9) Mais, la solution vient d’être trouvée : toutes les idioties, même les plus perverses, sont contournables…

    Obligés d’admettre que le pays connaît une croissance soutenue. Pas seulement grâce aux cours internationaux du pétrole et du gaz, mais aussi sous l’action conjointe d’une forte croissance du secteur agricole (“… strong rebound in agricultural sector and rapid credit expansion …”. (10) Auquel s’ajoute l’effet moteur d’une rapide extension du crédit en faveur d’un important secteur industriel, bien diversifié, tout particulièrement des petites et moyennes entreprises [… Iran has a relatively well-diversified economy with a sizeable industrial base…]. (11) Afin d’améliorer leur productivité, leur compétitivité, et faciliter la création de nouvelles initiatives.

    Le gouvernement Iranien tout en développant l’habitat social a limité, en effet, les crédits hypothécaires spéculatifs dans l’immobilier, généralement captés par une poignée (pour ne pas dire “mafia”…) de grands propriétaires et entreprises du bâtiment, pour concentrer les ressources financières disponibles sur l’investissement réellement productif. Ce que fait apparaître l’ “Index of real estate prices at constant prices in Tehran”, descendant de 110 en février 2008 à 75 en juin 2009, pour se stabiliser depuis à ce niveau. Un des rares pays où la spéculation immobilière est jugulée… (12)

    Tout en maîtrisant le risque d’inflation et améliorant les rentrées fiscales (“… Inflation was contained while fiscal and external positions improved …”. (13) Preuve que les grands équilibres macroéconomiques sont sauvegardés. Des finances ultra-saines, semblent se lamenter les experts. Aucun endettement auprès du FMI, ni accords spéciaux. (14)

    Mieux encore : les perspectives sont bonnes (With prudent macroeconomic policies, the medium-term outlook is positive…) avec une croissance estimée par prudence à 4,5 % (la cible étant 8%), avec une inflation chutant de moitié pour se situer au niveau des pays européens de 12 % dès 2011/2012. Malgré un doublement prévisible de ses importations de biens et de services, les réserves sont évaluées à 305,3 milliards de dollars en 2016/2017. Soit un triplement par rapport au niveau actuel ! (15)

    La lutte contre le chômage, notamment chez les jeunes, est une priorité du gouvernement et du parlement Iraniens. Avec un taux de 14,5 %, en 2010, il est comparable au niveau des pays européens. L’objectif immédiat étant de l’abaisser à 7% dès 2012. Politique volontariste, inscrite dans le 5° Plan de Développement Socio-Economique quinquennal [Socio-Economic Development Plan (2010-15)], lui-même intégré dans le plan de développement global du pays sur 20 ans : The 20-Year Outlook Plan (2005-25).

    L’Iran a créé 1,6 millions d’emplois lors du dernier exercice et vise, pour 2012, la création de 2,5 millions d’emplois. Avec comme objectif à terme : le plein emploi…

    Remarquable réussite des réformes économiques

    Au-delà de ces performances, ce qui est à retenir de la lecture du rapport du FMI c’est le “constat” de la remarquable réussite, à l’étonnement des experts eux-mêmes, portant sur la profonde rénovation en cours du système économique de l’Iran. Dans trois domaines majeurs, tout particulièrement :

    1. Réforme des mécanismes de subventions

    En décembre 2010, les subventions des prix de l’énergie et des produits agricoles ont été supprimées. Facteurs d’injustice sociale (le ’riche’ paye, pour des produits identiques, le même prix que le ’pauvre’) et de corruption (cf. les fortunes personnelles dans l’huile, le blé et le sucre, fondées sur ces mécanismes ...), les subventions sont extrêmement délicates à réformer. Il est essentiel de ne pas passer d’une injustice sociale, à une plus grave encore, accablant les précaires et les démunis. D’habitude, pour en oublier le volet social (la caste politique mettant la différence dans ses coffres), ces réformes provoquent les révoltes dites du « pain » ou de la « faim ».

    Les autorités Iraniennes y ont été attentives, l’enjeu étant un énorme transfert équivalent à 15% du PNB : 60 milliards de dollars. Agissant sur trois plans, avec un sens de l’organisation exceptionnel : une intense campagne de communication, une action sociale méticuleusement menée, et une redistribution soigneusement contrôlée.

    Les produits pétroliers, électricité, et blé, en particulier, ont subi une forte augmentation. Pendant une période transitoire, le montant économisé est redistribué aux ménages sous forme d’une allocation en espèces librement utilisable (30 milliards de dollars), aux entreprises pour activer leur restructuration et leur modernisation en termes d’économies d’énergie (15-18 milliards), et aux administrations publiques pour financer leur modernisation (10-12 milliards). 

    Les experts du FMI, ébahis, parlent de plein succès dans la mise en place de cette réforme (The successful early implementation of the subsidy reform…), jusqu’à en reconnaître les avantages immédiats : amélioration de la redistribution des revenus, réduction de la pauvreté, et stimulation de la demande intérieure (… improving income distribution, reducing poverty, and supporting domestic demand…). (16)

    A retenir que l’indice de pauvreté, établi à 2 $ par jour, est tombé de 12 % à 2% à la suite de cette réforme. Le coefficient GINI passant de 0,45 à 0,37. Effet collatéral positif : l’augmentation des produits pétroliers a diminué leur consommation (jusqu’à 20% de baisse pour certains carburants) et réduit la pollution… 

    2. Réforme du Système Bancaire et des Finances Publiques

    Depuis deux ans, l’Iran s’est engagé dans une vigoureuse réforme de son système bancaire sous le contrôle d’une Banque Centrale connue pour la qualité de son encadrement et son efficacité. Mixant établissements privés et publics, mettant de l’ordre (à la fureur des “barons” locaux…) dans l’immense secteur des 1700 coopératives de crédits, privatisant quatre grandes banques pour les inscrire à la côte de la Bourse de Téhéran [ Tehran Stock Exchange – TSE ], cette action se poursuit dans deux directions.

    La première, l’exigence du renforcement des capitaux propres, réserves et provisions des banques. La deuxième, le “nettoyage”, et la récupération, des prêts à risques ou des créances litigieuses, dans le jargon du métier : les NPLs (Non-Performing Loans).

    Ce dernier travail, toujours en cours, provoque une forte “opposition” de certains intérêts privés “hauts placés”, habitués à ne pas rembourser les considérables crédits bancaires dont ils ont bénéficié pour édifier leurs fortunes personnelles… Mais, le FMI en prend acte : le montant global de ces prêts est tombé de 24,5 % en janvier 2010 à 13,5 % en mars 2011. Comme quoi : quand on veut, on peut… (17)

    Parallèlement, l’Etat Iranien a entamé un programme de privatisation d’entreprises et activités non liées à des services publics et à la défense nationale : 589 entreprises ont été privatisées pour une valeur de $ 83 milliards. Contrairement au schéma classique qui consiste, dans les économies émergentes notamment, à les brader à des intérêts étrangers en cheville avec de richissimes familles locales, les autorités ont veillé à une scrupuleuse répartition des actions :

    - 20 % détenues par l’Etat

    - 40 % réservées aux foyers à faibles revenus

    - 40 % sous forme d’introduction en Bourse

    Cette politique d’assainissement et de restructuration induit deux effets positifs :

    => La forte attraction de la Bourse de Téhéran auprès des Iraniens, perçue non pas comme un lieu de spéculation hasardeux (économie-casino) mais comme un vecteur de valorisation de l’épargne dans des investissements productifs. C’est une des Bourses qui a connu la plus forte croissance en valeur (200 %) dans le monde, depuis 2009.

    Toutefois, l’analyse des experts du FMI considère qu’il ne s’agit pas d’une bulle spéculative mais d’un fort dynamisme créé, sur de solides fondamentaux, par la restructuration de l’économie sous forme de privatisations, fusions et acquisitions (… staff analysis suggests that stock prices have not yet reached bubble levels, with supportive fundamental factors, including high levels of IPOs, having been at play…). (18)

    => Le rial Iranien est apprécié à sa juste valeur, après une dévaluation technique intervenue le 8 juin dernier, de 11,5 %, démultipliant l’exportation de ses produits non pétroliers, tout particulièrement (qui avaient déjà évolué de $ 6,4 milliards en 2004 à 26,3 milliards en 2010, atteignant 30% de ses exportations).

    Ni “sur”, ni “sous” évaluée, la monnaie du pays correspond aux grands équilibres macroéconomiques (…The macroeconomic balance approach estimates an equilibrium current account (norm) from a set of fundamentals employing a generalized method … no evidence of exchange rate misalignment … broadly in line with its medium term fundamentals.) Signe évident d’une bonne gestion des finances publiques. (19)

    3. Maîtrise de la gestion des exportations de gaz et de pétrole

    Le volet certainement le plus prometteur pour l’avenir du pays : la gestion maîtrisée de ses richesses pétrolières et gazières. L’Iran, membre de l’OPEP, étant un des premiers producteurs mondiaux et le deuxième pays, après la Russie, à détenir les plus importantes réserves de gaz. Leur contrôle, dans l’indépendance de leur exploitation et la bonne affectation de leurs revenus, est considéré comme un vecteur essentiel de développement et de garantie pour les futures générations.

    Les Iraniens se souviennent que Mossadegh, leur premier ministre régulièrement élu et réputé pour son intégrité, avait été renversé par un putsch militaire manipulé par les services spéciaux occidentaux en 1953. Il avait eu le tort d’exiger la présentation des livres comptables de l’exploitation du pétrole et du gaz monopolisés par les compagnies étrangères qui pompaient, exportaient, et réglaient à l’Etat ce que bon leur semblait ; et de les nationaliser…

    La révolution iranienne de 1979 a permis l’éviction des grandes compagnies occidentales qui en pillaient les ressources naturelles dans l’impunité, sous couvert d’une des plus atroces dictatures de l’Histoire, celle d’un empereur d’opérette : le Shah. A présent, c’est donc une seule compagnie nationale qui contrôle l’exploitation et l’exportation de ces ressources : National Iranian Oil Company (NIOC).

    Mais, pas n’importe comment. Pour bien assurer la traçabilité des flux, deux ensembles de procédures et de comptes budgétaires, étanches, rigoureusement surveillés, ont été mis en place pour le suivi et la répartition des revenus provenant des exportations énergétiques (20) :

    => Le premier, affecte et ventile les recettes budgétées sur un taux estimé ($ 75 le baril [1 baril ≈ 159 litres environ] pour le budget 2010/11, par exemple) :

    - 63,5 % au Budget de l’Etat

    - 20 % au Fonds de Développement National (National Development Fund - NDF), destiné en priorité au financement des infrastructures (il est interdit au gouvernement d’y effectuer le moindre emprunt)

    - 2 % au Budget des régions (notamment non productrices de pétrole ou éprouvant des difficultés économiques)

    - 14,5 % aux fonds propres et réserves pour la compagnie nationale elle-même (NIOC) : investissements / prospection-production-recherche-développement.

    => Le second, est destiné à réguler les surplus, ou les diminutions, de recettes par rapport au prix du baril estimé lors de la préparation et de l’application du budget de l’Etat : variation des cours internationaux en hausse ou en baisse, diminution ou augmentation en quantité des exportations de pétrole ou de gaz.

    Pour le moment, les chiffres sont à la hausse par rapport au prix du baril antérieurement budgété, notamment en raison des hausses de cours ($ 80-90 en moyenne le baril, actuellement). La différence est, en ce cas, affectée pour :

    - 85,5 % à un Fonds de Stabilisation du Pétrole (Oil Stabilization Fund – OSF), dont 50% sont versés en fin d’année fiscale au Fonds de Développement National

    - 14,5 % aux fonds propres et réserves pour la compagnie nationale elle-même (NIOC) : investissements / prospection-production-recherche-développement.

    Pour encore mieux valoriser ses ressources et éliminer un certain nombre d’intermédiations, l’Iran a inauguré mi-juillet dernier sa propre Bourse internationale des produits pétroliers sur l’ile de Kish (surnommée la perle du Golfe Persique), à l’entrée du Golfe Persique : The Kish Commodity Exchange. Les transactions quotidiennes sont estimées à 50.000 barils/jour pour commencer. Mais, il est à prévoir une forte croissance de ce type de ventes. Ainsi, le jeudi 18 août 2011, 500.000 barils de pétrole brut ont été vendus au prix d’ US $ 105,49.

    Cette gestion des ressources pétrolières et gazières « en bon père de famille » est une rareté dans la région, habituée aux gaspillages pharaoniques dans les achats d’armes ou la construction spéculative de multiples tours de bureaux et appartements aux hauteurs démentielles, avec vue imprenable sur le désert …

    Bien sûr, des critiques sont distillées dans le rapport du FMI. Curieusement, elles ne portent pas sur des chiffres, des catégories d’investissements, des éléments techniques. Non. Uniquement : sur des orientations idéologiques. L’Iran est en retard, réticent, dans l’instauration de l’Ultralibéralisme ou du Capitalisme Sauvage, censés procurer prospérité et bonheur à l’espèce humaine. Têtus, ces Iraniens…

    Néanmoins…

    Prétendre aujourd’hui, comme le fit Galilée en son temps, qu’après observations la Terre est ronde et non pas plate peut s’avérer dangereux. Nos pays prétendument “laïcs” se révèlent, en effet, inflexibles quant au respect des croyances et dogmes édictés par les grands prêtres de la propagande de l’Empire. Implacable religion “mondialisée”, avec son Clergé et son Inquisition.

    Espérons que les experts du FMI s’étant permis quelques libertés à l’égard des injonctions cléricales de la démonologie actuelle, sous forme de propos objectifs ou mesurés sur l’Iran, ne soient pas excommuniés, brûlés en place publique ou médiatique, pour “blasphème” et “hérésie”…"

    Georges Stanechy

    Source :http://www.legrandsoir.info/iran-rapport-fmi-aout-2011.html



  • SEPH SEPH 20 mai 2013 18:49

    UN PEU D’HISTOIRE

    On sait maintenant que le slogan «  Une terre sans peuple pour un peuple sans terre » n’était qu’une tromperie sordide ! Loin d’être un désert, il y avait là-bas des centaines de villes et villages, des cultures prospères, des jardins, des êtres humains de religions diverses.

    Lorsque les forces britanniques d’Allenby sont entrées en Palestine en 1917 pour libérer sa population du joug de la domination ottomane, les Juifs en Palestine étaient une petite communauté ne dépassant pas les 56.000 âmes.

    En 1944 , un peuple de plus d’un million d’humains vivait sur cette terre et la cultivait ![1]

    Selon les archives du Mandat Britannique qui va de 1920 à 1948, les Juifs possédaient à la fin du mandat 1.490.000 dunams (dunam = 1000 mètres carrés) des terres de Palestine. Cela représente 5,5% de la Palestine, ou 7% de la superficie d’Israël (20.250.000 D.). 


    Donc 93% de la surface d’Israël sont des terres palestiniennes où les Palestiniens vivaient depuis des siècles. Ils détenaient la terre selon la loi islamique, sous diverses classifications de propriété, mais elles étaient toutes prévues pour le bien du peuple

    Ainsi, sous le Mandat Britannique, les Juifs grâce à l’immigration, ont réussi, à la fin du Mandat en 1948, à accroître leur nombre à environ 600.000 personnes (soit 30% de la population totale).



    LE TEMPS A PASSE ET, PEU A PEU, LA RÉALITÉ S’EST DÉVOILÉE

    On sait maintenant que l’Etat d’Israël est le résultat d’une colonisation violente qui a débuté bien avant la guerre de 1940/45…. Et qu’elle n’a que très peu de lien avec la «  solution finale » .

    On sait aussi, depuis l’ouverture d’une partie importante des archives israéliennes, que la création de l’Etat d’Israël a été réalisée en commettant un véritable crime contre l’humanité  : une nettoyage ethnique !

    Le plan, dit « Plan D » , élaboré par Ben Gourion et froidement exécuté par les milices sionistes visait à « désarabiser » le pays en tuant les opposants, en expulsant les populations et en rasant villes et villages.

    Il fut méticuleusement mis en œuvre dès 1947, près d’un an avant la proclamation de l’État d’Israël, le 14 mai 1948.

    Ainsi, grâce à leur puissance militaire, les forces juives ont conquis 78% de la Palestine en 1948 et ont dépeuplé 675 villes et villages, laissant seulement 15% des citoyens palestiniens sous domination des forces juives. Cette zone de Palestine a été appelée Israël. La population expulsée représente 6.320.000 habitants (2008) qui sont des réfugiés depuis 1948.

    L’objectif de créer un Israël ethniquement « pur » n’a pas vraiment été atteint puisque «  seulement » 750 000 à 800.000 palestiniens furent expulsés, quelques milliers de civils exécutés et 531 villages rasés.

    Et qu’il reste encore des Palestiniens sur cette terre.

    Il a fallu de nombreuses années pour que, peu à peu, les détails de cette ignominie soient accessibles au public ! [2]

    Même les historiens sionistes reconnaissent aujourd’hui l’existence de ce plan… En minimisant son importance et les conséquences de son contenu, évidemment.



    UN BREF ETAT DES LIEUX

    Avec la myriade de villages militairement isolés les uns des autres, la Cisjordanie, où vit la majorité du peuple palestinien, ressemble indéniablement aux “réserves indiennes“ des Etats-Unis.

    L’ensemble de ce territoire est sous le contrôle de l’armée israélienne qui fait régulièrement des incursions dans la maigre zone A (4% du territoire !) qui est, en principe, sous le contrôle de l’Autorité palestinienne.

    La zone B, dite mixte, est en réalité totalement contrôlée par Israël.

    Sachant que l’Autorité palestinienne n’a aucun pouvoir sur la zone C, il suffit de regarder la carte pour se rendre compte que Abbas et le Fatah ne contrôlent plus rien, excepté ce qu’Israël décide de lui déléguer, momentanément !

    Seul Gaza peut encore être considéré comme territoire sous autorité palestinienne.

    Objectivement parlant, Gaza est devenu le “plus grand camp de concentration à ciel ouvert du monde“[3] avec ses 1,6 million de personnes enfermées dans un espace de 360 km2… 7 fois moins que le Luxembourg !

    Selon l’ONU, cette population passera à 2,1 millions en 2020 ce qui portera la densité à 5.800 habitants au km2.

    En août 2012, des responsables de l’ONU ont averti [4] : si des mesures ne sont pas prises contre le blocus qui continue à leur être imposé, les conditions de vie des habitants de la bande de Gaza vont s’aggraver d’ici 2020.

    En Cisjordanie, Israël poursuit chaque jour le vol de l’eau, les destructions de maisons et les expulsions pour l’installation de colonies. A Jérusalem-Est, le régime développe la « judaïsation » en chassant les habitants, sous l’œil complice des États-Unis et des pays de l’Union européenne.

    Une des techniques utilisées pour s’accaparer les terres est de décréter que tel champ ou telle oliveraie devient zone militaire.

    Une fois les occupants expulsés, l’armée décide que ce n’est plus une zone militaire… Et la cède aux colons !

    Il faut y ajouter ce honteux mur (760 km prévus) qui empiète un peu plus sur les terres palestiniennes. Quand il sera achevé, 9,5 % de la Cisjordanie sera côté israélien ! [5] et privera les habitants de leurs récoltes, d’accès à leurs puits, à leur famille.

    Dans certains cas – Al Walaja[6] avec ses 2000 habitants est l’exemple le plus connu – le village est carrément enfermé par cette muraille.

    En 2004, Israël a été condamné par la Cour de Justice Internationale de La Haye.

    Elle a exigé la destruction du mur ainsi que le démantèlement des colonies installées au delà de la Ligne Verte de 1967… Israël a répondu par le mépris en continuant à ériger la barrière et en accélérant la colonisation en Cisjordanie !

    Il est vrai que, comme le proclamait Sharon : « Israël a le droit de mettre les autres en procès, mais certainement personne n’a le droit de juger le peuple juif et l’État d’Israël  » [7]

    Qui peut d’ailleurs encore croire un seul instant que cette muraille a comme objectif d’empêcher les attentats terroristes quand on sait qu’elle est loin d’être hermétique : chaque jour, environ 15.000 ouvriers palestiniens la franchissent clandestinement pour se faire exploiter comme travailleurs « illégaux“… et sous-payés, évidemment. 



    Le nettoyage ethnique n’a pas cessé depuis 1947… Seulement la méthode ! :


    En effet, Netanyahou menace les Palestiniens d’expulsions massives, il le fera d’autant plus facilement que Israël est un état raciste où l’apartheid règne depuis sa création.

    Ainsi, Jonathan Cook écrivain et journaliste basé à Nazareth, Israël membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine nous apprend que :

    « Israël a refusé de reconnaître une nationalité israélienne à l’instauration du pays en 1948, faisant ainsi une distinction inaccoutumée entre « citoyenneté » et « nationalité ». Même si tous les Israéliens sont qualifiés « citoyens d’Israël », l’État, lui, est défini comme appartenant à la « nation juive », c’est-à-dire non seulement aux 5,6 millions de juifs israéliens mais encore aux plus de 7 millions de juifs de la diaspora.

    Le statut spécial de nationalité juive est un moyen pour saper les droits de citoyenneté des non juifs en Israël, spécialement pour le cinquième de la population qui est arabe. Quelques 30 lois en Israël privilégient spécifiquement les juifs, notamment dans les domaines des droits relatifs à l’immigration, à la naturalisation, à l’accès à la terre et à l’emploi.

    Grâce à l’apartheid, il est donc facile pour le gouvernement Israélien de chasser de leur pays tous les non juifs pour laisser la place aux juifs venus de pays étranger. Le but est de faire d’Israël un État juif peuplé que de juifs, véritable sanctuaire d’une religion qui dérape vers des pratiques sectaires. Israël a pour obsession l’agrandissement de son territoire pour accueillir le maximum de juifs.


    Ce pays fait régner le terreur autour de lui. Il n’hésite pas à kidnapper des enfants palestiniens pour faire que la peur s’empare des palestiniens.

    En effet,les forces israéliennes ont arrêté en une année environ 700 enfants palestiniens, et les traduire en cour martiale sous l’inculpation pour jet des pierres sur des véhicules ou des soldats israéliens. 97 pour cent d’entre eux ont été soumis à la torture, et 14 pour cent d’entre eux étant soumis à des agressions sexuelles, ou la menace d’agression sexuelle. Ceci est révélé par la journaliste israélienne Amira Hass, dans un journal « Ha’aretz ».

    De plus, 1337 enfants assassinés par l’armée israélienne et les colons depuis le soulèvement d’Al Aqsa

      • Israël est donc un Etat terroriste.


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    [1] 752 048 personnes selon un recensement anglais de 1922 et de plus d’un million en 1944 selon le « Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs »

    [2] « Le Nettoyage Ethnique de la Palestine » de Ilan Pappe (Fayard, 2006)

    [3] Selon le dictionnaire : lieu fermé de grande taille créé pour regrouper et détenir une population considérée comme ennemie

    [4] « Le Parisien » du 27/8/2012

    [5] Laurent Zecchini dans son article «  Prières contre le mur de Crémisan » (Le Monde du 19-20 août)

    [6] Voir le reportage « La bataille d’Al Walaja » (www.france24.com/fr/20100723)

    [7] A la BBC le 25/3/2001

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