Anti-US et anti-islamiste incurable.
Quant à mes ennemis, ces gens qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, amenez-les ici et égorgez-les en ma présence.
Signé : Jésus de Nazareth, in La Bible, Luc 19.27
Le problème le plus grave est que maintenant le journaliste participe à l’info.
Il n’y a plus de frontières entre journalisme d’investigation et journalisme d’opinion (si cela a jamais existé d’ailleurs).
Le « journaliste » livre l’évènement (sous la forme qu’il a choisie), émet un jugement (les usagers sont pris en otages par les cheminots) et s’arroge le droit de poser des questions alors qu’en bonne logique, il doit lui aussi se soumettre à l’interrogation puisqu’il prend parti .
Quand j’étais petit (il y a environ mille ans), il arrivait à mon père de recevoir des touristes de passage. Nous passions nos étés à la ferme, avec les moyens de la ferme comme tu peux l’imaginer pour n’importe quel français moyen ou plus aisé. A part la différence de décor et quelques détails d’outillage et d’ameublement, c’est la même chose : on utilise les moyens du bord.
J’ai déjà passé de courts séjours dans les campagnes françaises et ça m’a rappelé furieusement les campagnes algériennes. Rien de fondamentalement différent. Peut-être qu’il y a plus de mécanique, des vaches plus grasses mais l’essentiel reste le même. Si tu n’es pas misérable, tu disposes du minimum vital et tu t’arranges avec ce dont tu disposes : après tout, tu es en vacances et on veut justement passer quelques jours dans un environnement moins conventionnel et plus « naturel ».
Ces touristes justement, dégustaient la cuisine, remerciaient et distribuaient les sourires.
Le problème était qu’ils commentaient la chose sans prendre aucune précaution, croyant stupidement qu’un campagnard et son petit garçon ne devaient EVIDEMMENT pas comprendre un traître mot de français. Vous pensez ! un si petit gars, en CM2 au grand maximum, dans un pays arabe, ils n’ont même pas imaginé...qu’on passait seulement quelques jours de vacances à la ferme et qu’on habitait en ville.
C’était stupéfiant : ils avaient une interprétation des choses hallucinante.
« C’est remarquable ! même pauvres, ils ont un sens de l’hospitalité élevé. Ils ont dû puiser dans leurs réserves et nous avons peut-être englouti toutes leurs provisions. »
« Oui mais ce serait une offense que de ne pas faire honneur à leur cuisine »
« ah quand j’entends nos compatriotes râler, je voudrais qu’ils viennent faire un tour ici pour mesurer la dignité de ces gens »
Ces abrutis avaient tout faux : on était une famille relativement aisée. Leurs remarques me blessaient car un enfant ne supporte pas qu’on le traite de « pauvre ».
En réalité, mon père avait pris en sympathie ces gens qui avaient l’air perdu. L’air égaré de ces européens face à un monde extraterrestre. Il se disait qu’ils devaient chercher un contact humain, craindre de déclencher l’hostilité dans une ex-colonie qui pourrait en vouloir à tous les français. Il voulait casser la barrière qu’ils transportaient avec eux.
Et ces cons faisaient de l’anthropologie à deux balles !
D’abord je pose une question simple : ADZ aurait pu « s’occuper » de ces enfants. Pourquoi le Tchad et pas le Congo ?
Inutile de me parler de la guerre : ce sont des enfants en détresse au même titre que les autres. La différence est que l’anarchie ambiante du côté du Darfour et la fréquence des avions militaires ne sont pas les mêmes qu’au Congo.
cela dit : Je trouve que Médecins du Monde, ou Médecins sans frontières et toute autre ONG qui surfent sur le droit d’ingérence dans toutes ses déclinaisons (« DROIT » qui d’ailleurs n’a aucune existence réelle, c’est un abus de langage et un abus de confiance) sont des organisations qui au final se révèlent maléfiques.
Elles sont plus un cheval de Troie du colonialisme que la manifestation de la solidarité internationale.
Les pays du Sud sont ce qu’ils sont : commercez avec eux, respectez-les mais ne jouez pas les nouveaux missionnaires plein de pitié.
Vous oubliez juste une chose : aux USA, on n’a plus besoin d’un président pour contrôler le pays.
Le rôle des institutions politiques et même le droit constitutionnel US n’ont plus grande valeur.
C’est une mafia capitaliste qui dirige. Elle dispose de plus de deux mandats : elle utilise les présidents comme fusibles ou comme représentants de commerce.
Que ce soit un démocrate ou un républicain importe peu et la distinction s’estompe depuis une cinquantaine d’années.
La meilleure preuve est dans la politique extérieure US : que vous soyiez islamiste, dictateur, psychopathe ou même si vous jouez carrément du chapeau, du moment que vous êtes pro-US, vous n’avez rien à craindre.
C’est pour ça que les jugements de valeur concernant Chavez ou Castro, venant des US ou de leurs alliés ne valent strictement rien.