30 ans ancien de chez Coutts and Co, HSBC et depuis peu dans uen banque privée Genevoise. Ancien diplômé du CERAM Sophia Antipolis, je suis un libéral minarchiste covaincu.
Je continue a parler gras il semblerait, je viens de remarquer quelque chose :
« Le linguiste très connu, polyglotte exceptionnel,Claude Hagège, s’élève dans un de ses livres récents contre l’expansion planétaire de l’anglais, sa tendance à la monopolisation dans les échanges, qui se ferait aux dépens de la diversité des autres langues et des spécificités culturelles qu’elles véhiculent : Combat pour le français, (Odile Jacob-2006). »
vous dites que Claude Hagege s’eleev contre l’expension planetaire de l’anglais, donc l’anglais est vise, contrairement a ce que vous dites.
Le francais est l’une des dix langues les plus parlees au monde, sauver la langue francaise revient a sauver la France aussi, les declinologues (dont vous parlez dans votre texte) sont les pieds sur terre. Pour avoir voyage pas mal (malgre mon jeune age je vous vois venir Monsieur Celmar), je vois que le Francais attire parce qu’il ya une histoire, parce que la France donne une idee de pays de la culture, des rois, de Napoleon, du Louvre, etc... Mais jamais les gens apprennent le Francais pour des questions de travail (ou rarement).
Le globish est un anglais correct, ne vous deplaise, connaitre 1200 mots en anglais est deja bien et permet de se faire comprendre de facon presice dans son champs d’action professionnel, ce qui est suffisant. Car avant tout l’apprentissage de l’anglais est du en majeure partie au travail. On n’apprend rarement l’anglais par gout pour la langue, on l’apprend parce que pour avoir des emplois interesants il faut souvent parler anglais.
L’anglais comme vous le dites est une langue tres riche en mots, si mes souvenirs sont bons, pour dire le mot lumiere il y a une dizaine de mots differents.
Veuillez me pardonner mais lorsque vous dites :
« On peut résumer son constat attristé par une de ses formules : »Sont face à face une force et une valeur. La force est celle du profit... Quant à la valeur... c’est la culture.« Seule l’intervention de l’Etat peut permettre à notre langue de résister face au rouleau compresseur de l’anglais-américain, comme le montrent les exemples hongrois, finnois, tchèque, estonien, hébreu moderne, etc., qui ont réussi à survivre et à s’adapter à la modernité. »
Mon poil d’horrible liberal a tendance a se herisser, « la force du profit », je ne vois pas ou est le mal ? Expliquez-moi quel est le but premier d’une nation (j’utilise ici le terme correctement) c’est de s’enrichir tant sur le plan culturel que materiel non ? Si les anglos-saxons parviennent a generer des profits, ou est le probleme ?
Vous parlez de culture, comme si les anglais et americains n’en avaient pas (avantage ici aux anglais), ce qui est regrettable.
Mais la ou j’ai particulierement la moutarde qui me monte au nez, c’est lorsque vous dites que seul l’Etat est en mesur de promouvoir notre langue. Et la je suis en total desaccord avec vous, c’est nous les francais et francophones a promouvoir notre langue, a montrer qu’elle est belle et vivace, c’est a la france de retrouver son pouvoir economique afin qu’elle deviennent aussi une langue des affaires dans le futur, en quoi l’Etat peut-il aider ? En diffusant des spots de pubs dans differents pays ? Par les Alliances Francaises ? Oui par ce biais c’est possible, masi l’impact restera limite. Penser que l’Etat francais a le pouvoir de ralentir la croissance du Globish est une aberration, excusez-moi de le dire.
Vous parlez de langues comme le tcheque, c’est une langue slave qui a ete « protegee » longtemps pendant le communisme, tout le comme le Bulgare (je le connais c’est donc plus simple d’en parler), mais la encore les termes anglais arrivent.
Le Hongrois et le finlandais sont des langues qui « s’autoprotegent », car elles sont uniques et completement differentes des autres, elles n’ont subit que peu d’influence dans leur elaboration dans le passe et cela persiste plus ou moins aujourd’hui.
En aucun cas l’Etat peut empecher l’affluence de nouveaux mots dans les langues. La communication reste une priorite pour les etres, nous sommes curieux de connaitre le mode de vie de personnes dans d’autres pays, pour cela il faut dialoguer, communiquer, pourquoi pas le Globish ?
Je ne sais pas enlever le gras de mon texte, je n’ai coche aucune option afin d’en jouir.
Votre texte parle d’equilibre des pouvoirs, bien soit, mais dans equilibre des pouvoirs j ;y vois equilibre des pouvoirs : economiques, politiques, intellectuels, culturels, etc...
Or je crois que dans mon commentaire j’y fait reference sous la justification economique, en essayant de donner une justification a l’emploi de l’anglais dans le contexte du business.
Je vous remercie en tout cas, cher professeur, de me rappeler que je dois lire le TEXTE et rien que le TEXTE et excuser-moi de donner ma propre opinion, il est vrai qu’en cours de philosophie donner son opinion dans la dissertation n’etait bien vu que lors de la conclusion.
« Comme le décrit très bien la sociologue Isabelle Stengers dans son livre « La sorcellerie capitaliste », les ténors de l’industrie ne croient pas une seconde au « moins d’Etat ». Au contraire, l’industrie en a absolument besoin pour mettre en place des batteries de réglementations qui soustrairont un maximum de domaines à l’appropriation des gens et les feront tomber dans son escarcelle, par brevets et homologations interposées »
Vous donnez le fond du probleme, les grandes entreprises ne font que s’adapter a leur milieu, comme nous le faisons tous, elles ont l’oportunite de creer des groupes de pressions pour faire voter des lois qui les avantagent, pourquoi se priver ?
L’erreur que vous faites est de mettre cela dans le girons du capitalisme, or le capitalisme c’est la libre concurrence, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, l’Etat faussant bien trop souvent les cartes. La DADVSI a ete un exemple frappant de ce disfonctionnement de notre republique. En theorie le pouvoir legislatif n’a pas de limite ni de domaines dans lesquels il ne peut pas legiferer, l’absence de limite evoque en moi une peur assez importante. Nos institutions montrent leurs limites justement en n’en donnant aucune aux actions de l’Etat.
Donner moins de pouvoir a si peu de gens (meme elus) serait un bien, car les entreprises ne seraient plus derriere ce genre de loi debiles et devraient se confronter a la concurrence. Je vois venir ceux qui disent que c’est de l’ultraliberalisme, ce n’en est pas, puisque le liberalisme tend a justement limiter les pouvoirs de l’Etat afin que les grandes entreprises et les autres ne puissent pas imposer des lois afin de les avantager sur le terrain de la conccurence.
Mon cher Zakla, 40 millions de personnes aux etats-unis qui n’ont pas de couverture sociale, savez-vous seulement comment fonctionne le systeme americain ? Je pense que non sinon vous ne diriez pas cela, c’est vrai il est tres complique, le public n’est aussi etendu qu’en France, mais des udgets enormes y sont affectes.
Mais pour ne revenir a nos moutons avec la langue, l’anglais devient une langue internationale du business pour deux raisons :
- la premiere c’est le fait que le debut de son apprentissage est simples
- La seconde c’est le pouvoir economique des anglo-saxons a l’heure actuelle et leur pouvoir culturel egalement.
J’abonde dans votre sens, le francais des medias devient une veritable novlangue (cf. 1984 d’Orwell) on agglutine des mots pour attenuer le sens de ceux-ci et donc ne pas choquer celui qui l’ecoute. Par exemple le clandestin devient un sans-papier pour nos medias, clandestin qui designe une personne non autorisee a se trouver sur un territoire ou un endroit donne a une connotation pejorative, on l’a donc gommee avec sans-papier qui lui est un nom commun a part entiere maintenant et n’a pas encore la meme connotation pejorative. Le terme de clandestin etant relie a l’image de non respect de la loi.
Notre langue evolue, mais pas forcement dans le bon sens, les medias n’ont de cesse de creer de nouveaux mots, par exemple les professeurs n’ont pas le droit d’enseigner le marketing, mais la mercatique, mot invente pour l’occasion et qui ne veut rien dire.
L’email devient le courriel dans le genre inutile on fait pas mieux.
Le terme de citoyen a lui-meme carrement perdu toute son escence pour ne devenir qu’une justification a des taxes ou autres arguments politiques.
La solidarite meme n’a plus son sens, car a la base elle est acceptee par ceux du groupe (d’ou l’invention du contrat social qu personne n’a jamais signe), bref la Novlangue est partout dans nos medias, elle avance doucement mais surement...