Et vous lisez Pouchkine avec votre russe ? En traduction, comme vous dites, parce que le niveau de langue élevé, avec lequel la lecture n’est pas un travail mais un plaisir, ne s’acquiert pas rapidement. C’est un gros travail et beaucoup de temps, et la plupart de gens n’ont pas la possibilité (et le plus couvent l’envie) de s’investir autant. Autrement dit, vous ne maîtrisez pas les nuances et les argots, donc il vaut mieux profiter du travail d’un spécialiste - un traducteur - ce que fait la plupart de gens.
Donc, l’anglais est une passerelle qui donne accès à d’autres cultures et un vecteur d’enrichissement sans rival.
Il donne l’accès aux écrivains anglophones. Au fait, c’est quoi "écrivains vernaculaires" ? Et depuis quand l’Inde est devenu un pays marxiste ?
De plus, l’anglais est vivant et couvre les cinq continents.
Parce que les autres langues ne le sont pas ? Et cette couverture est souvent au niveau "yes" et "no", parfois même pas.
Oui, c’est maintenant la culture dominante et il faut être de mauvaise foi pour ne pas le reconnaître.
Dominante, oui. Et tellement présente, que la moindre des choses serait de découvrir autre chose que ça. Par ailleurs, cela ne change rien à l’idée du libre choix de langues à apprendre. Je lis en VO en 5 langues, l’anglais n’en fait pas partie (bien que s’il le faut, je peux lire un article et le comprendre), et ça me va très bien. Mon cerveau n’est pas extensible à l’infini, les traductions de l’anglais sont surabondantes, et dans d’autres langues j’ai accès aux livres qui ne sortiront pas en français ni en anglais.
Avez-vous lu le message ? Ceux qui veulent choisir l’allemand (avec une minuscule, car langue et non personne), n’ont pas cette possibilité, car l’État a décidé autrement. Renseignez-vous.
Arunah, en reprenant votre style, sachez que Pouchkine n’a pas appris le russe uniquement avec sa nounou (ou няня, comme vous le précisez ) Son père était assez connu parmi l’aristocratie par ses poésies en russe, son oncle brillait avec ses pamphlets et calembours (toujours en russe), sans parler de la grand-mère, pour laquelle le français était, disons, non dominant. Oui, le français était à la mode, mais ce ne sont pas les écrivains russes ayant écrit en français qui sont restés dans l’histoire. Une copie vaut toujours bien moins que l’original.
La culture ne se limite pas à l’anglais et les écrivains anglophones, alors que chacun apprenne une langue de son choix. Sans oublier les traductions qui nous font découvrir plus de cultures que des langues que nous pouvons apprendre.
Je ne commenterai pas votre description de l’espéranto, car votre ignorance du sujet est évidente, mais, pour répondre à votre question, j’aime les fraises fraîches, en compote, séchées, en confiture etc., et je vous rappelle que la plupart des fraises se trouvant sur le marché sortent du labo... comme l’espéranto, quoi