Je vais résumer en une phrase « Pourquoi n’y a-t-il pas qu’une seule langue unique dans le monde ? »
Ben, parce que c’est comme ça. Pourquoi on n’a pas une seule espèce d’arbres, et pourquoi les hommes ne sont pas tous de jolie couleur vert clair au pois roses ?
Plus de problèmes. Tout serait plus simple.
Et aller travailler en lévitant réduirait les gaz d’échappement.
Pourquoi veut-on parler avec son « copain » de l’autre côté de la planète ?
Parce que c’est parfois tellement sympa et amusant
Alors en esperanto, ou en anglais, ou en martien ? J’en ai vraiment rien à cirer.
La vitesse d’apprentissage d’une langue, je l’ai dit ne sert que ceux qui sont paresseux pour aller plus loin.
Alors tout le monde doit se mettre au chinois, pour ne pas être traité de "paresseux"
Mais il faut dire que les gens le sont : au lieu de faire une petite marche (bonne pour la santé) de Toulouse à Paris, ils prennent l’avion ou le train... Et je parie que si demain les progrès techniques nous permettaient d’apprendre une langue en une demi-heure, avec une machine à rayonnement hypnotique (comme dans les écrits de Poul Anderson) ou avec des piqûres spéciales (comme dans les écrits de Kir Boulytchov), la demande serait énorme.
Le jeu de Lego est génial, mais le vocabulaire reste la pierre d’achoppement de toutes les langues.
Mais si on peut faire dériver les mots à partir de la même racine, l’apprentissage va plus vite. Allez, sans chercher dans les dictionnaires, donnez-moi les adjectifs de "semaine", "soeur", "oncle" ?.. Pourtant, ce sont les mots que vous connaissez bien ;) En espéranto, c’est tout simple : semajna, fratina, onkla. Amusant le commandement de bord d’un avion qui commencerait à parler l’esperanto.
Ben oui, et s’il parlait le corse ou le zoulou, ça vous paraîtrait amusant ? Ceci dit, l’armée étatsunienne à même sorti un livret il y a quelques décennies :
Et il n’y a qu’un transfert par les gènes qui construit progressivement une langue dans la durée.
Moi encore une fois pas comprendre. Les langues ne se transmettent pas par les gènes, je sais de quoi je parle : j’ai enseigné la génétique dans une école de médecine de mon pays natal
Vous n’imaginez quand même pas que je peux (ou veux) vous l’interdire ?
« La motivation vous sert de départ. L’habitude vous fait continuer. », disait quelqu’un.
Ce quelqu’un n’a raison que partiellement. Si on VEUT apprendre une langue, c’est la motivation qui aide à ne pas lâcher, supporter les moments où on en a marre (eh oui, même la langue la plus aimée qu’on veut apprendre à tout prix peut donner ces moments-là), occulter l’image des natifs désagréables (là aussi, il y en a dans toutes les langues)...
Évidemment, à l’époque, j’avais 15 ans, la motivation n’y était pas, mais c’était au prof d’avoir le charisme pour se faire respecter.
Le prof doit se faire respecter, mais on ne sort pas de l’école avec un niveau élevé d’une langue, tout comme l’école ne fabrique pas de physiciens, chimistes, historiens etc.
Les enfants-éponges existent bel et bien. C’est la période où le cerveau est le plus maléable, où l’apprentissage doit être le plus rapide.
Si on met l’éponge dans trop de liquide, elle arrête d’absorber. Faites un essai
Seul la langue maternelle reste le pilier fondateur de référence
Sans aucun doute. Et c’est elle qui doit être maîtrisée absolument.
La motivation vient en « pratiquant » et avec le besoin de pratiquer avec des impératifs professionnels par exemple.
Pas toujours... Il y a des gens qui sont obligés par le boulot, mais la vraie motivation n’y est pas. De même que certains immigrés (qui devraient pourtant maîtriser la langue du pays), traînent la patte et apprennent à contrecoeur, sans jamais arriver à la maîtrise des finesses.
Combien de mots de vocabulaire sont nécessaires pour dire qu’on connaît une langue ? Question qui ressemble à cette autre "combien d’arbres font une forêt ?".
Il n’y a pas de réponse précise. C’est très variable. Et il faut d’abord définir ce que c’est "connaître une langue".
Bosser par soi-même, je connais, je n’ai pas besoin qu’on m’en donne le push.
C’est plus chic avec un anglicisme ?
Si vous connaissez, alors n’accusez pas le prof, les habitudes ou les impératifs professionnels. Employez cette énergie pour l’apprentissage des langues que vous voulez (ou pour autre chose).
L’allemand, je le regrette très fort, je n’étais pas un élève suffisamment patient, le prof pas assez sévère et l’année d’étude en allemand ne m’a pas servi à grand chose pour la pratique
Et bosser par soi-même ?.. En vivant pas loin de l’Allemagne, sans aucun rideau de fer qui vous sépare, avec une possibilité d’écouter la radio, les chansons, voir la télé, lire les livres, rencontrer les natifs... Désolée de vous vexer, mais c’est votre motivation qui n’était pas vraiment forte. Il est plus facile de mettre ceci sur le dos du prof (pas assez sévère... et s’il était trop sévère, l’excuse serait qu’il vous a dégoûté de la langue - ce qui arrive vraiment). De plus, il est davantage déculpabilisant de propager cette légende sur les enfants-éponges (mettez-nous une langue dans la tête tant qu’on est petits, parce que plus tard trop la flemme de bosser). C’est vrai qu’ils sont bien dotés pour les langues, mais ils oublient plus vite (et mieux) que les adultes, les exemples sont légion.
Bref, il faut admettre que l’apprentissage des langues est un gros travail, mais avec assez de motivation on y arrive. Sans se faire trop d’illusions tout de même... mais c’est vrai également pour les enfants.