Je fais partie de ceux que Charasse qualifient d’intégristes du logiciel libre. Cela fait plus de 10 ans que j’utilise exclusivement des logiciels libres et que je fais partie de la bande des « communistes » (comme dirait Billou, mais Billou se trompe complètement, je serais plutôt anar, même si je vis assez bourgeoisement) qui participe au développement de Linux. J n’ai donc strictement aucune raison de porter Charasse dans mon coeur.
Par contre, en matière d’héritage, je serais pour des mesures infiniment plus radicales. Je suis favorable à une imposition à 100 % de l’héritage, demeurent réservés les souvenirs personnels (hors bijoux somptueux), les demeures familiales de niveau modeste, etc.
La suppression de l’héritage est un moyen de rétablir, à chaque génération, l’égalité des chances. Chacun doit faire ses preuves personnelles et ne peut pas compter sur ses ascendants. Le simple fait que des parents aisés aient la possibilité d’offrir les meilleures études (ou formations) possibles à leurs enfants est déjà un avantage considérable.
Cette suppression me parait indispensable en ce qui concerne les outils de travail. Une entreprise confiée à des idiots ne peut que péricliter. Comme l’on dit souvent : « le grand-père était un aigle, le fils un faucon et le petit-fils un vrai con ! »
Le malaise (c’est un euphémisme) français me semble venir du fait qu’elle est dirigée essentiellement par des héritiers : voir les Laurence Parisot, Arnaud Lagardère et autres et autres Serge Dassault qui n’ont fait que détruire l’instrument dont ils avaient hérité.
Bon, vous allez me dire, bien facile de pontifier lorsque l’on n’est pas en situation. Il se trouve que j’ai été en situation. J’ai hérité de mes parents une somme relativement modeste (modeste comparée aux noms cités précédemment, environ 600.000 €). J’ai accepté cet héritage, je l’ai transformé en fondation pour construire et ouvrir une école dans un pays du sud qui, chaque année, permet accueillir une vingtaine d’enfants pour un cycle primaire complet (5 ans). Le financement total est assuré pour au moins trente ans, plus si les fonds sont bien gérés. La fondation et l’école portent le nom de mes parents, normal, il s’agit de leur bien.
Pour moi, je suis déjà très heureux que mes parents aient pu me payer d’assez longues études qui m’ont permis de trouver facilement un emploi bien rémunéré.
cephale nous dit :
« Heureusement pour lui, la violence dans les banlieues est arrivée à point nommé pour détourner l’attention des électeurs avant les municipales. »
J’abonde dans ce sens. À croire qu’on a fait exprès de susciter cette violence.
Des médias aux ordres, cela n’a partiquement rien à voir avec un statut juridique privé/public.
Des médias français, on ne peut même pas dire qu’ils sont aux ordres, c’est encore pire, ils prévoient les intentions, d’informatifs, ils sont devenus flagorneurs.
Les journalistes français s’aplatissent devant Sarkozy, tout au moins en public (il faut bien gagner sa vie) parce qu’en privé, c’est une tout autre chanson. Par contre les journalistes étrangers ne se privent pas et disent ce qu’il ont envie de dire, et la France sarkosienne n’en sort pas grandie.
Tout d’abord le titre : "La France en état de Sarkogavage
Puis, en vrac :
....La France est certainement la seule démocratie à connaître une telle omniprésence médiatique de son chef d’Etat. Impossible d’échapper à cette Sarkomania qui tourne au Sarkogavage des oies télé-hypnotisées. Le sommet a été atteint hier soir où, pendant trois quarts d’heure devant les caméras de TF1 et de France 2, le président de la République a répété jusqu’à l’indigestion les formules qu’il n’a cessé de mouliner toute la semaine. ...
... Pour l’instant, par son immense talent de bonimenteur, Nicolas Sarkozy tire tous les avantages de cette occupation massive des médias audiovisuels. Mais il ferait bien de se rappeler le funeste exemple du président Giscard d’Estaing qui, lui aussi, mobilisait les caméras. Or, il fut rejeté par les Français, qui se sont fatigués de lui à force de le voir tous les soirs dans leur salon. Trop, c’est trop. ...
ALP047 a dit : ... Ainsi, officiellement, la présence militaire américaine diminue, reste sous la coupe de l’amérique ....
Il y a quelque 30 ans, Nixon avait déjà mis en pratique ce type de politique. Il appelait ça la « vietnamisation », c’est à dire le remplacement de troupes étatsuniennes par les troupes d’un « gouvernement » sud-vietnamien aux ordres de Washington. On sait comment cela s’est terminé : par une lamentable débacle des USA !
ALP047 a dit : ... (c’est volontairement que je mets une minuscule à amérique ou américains). ...
Les termes corrects sont : États Unis d’Amérique (USA) pour le pays et étatsuniens pour les habitants.