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  • spartacus1 spartacus1 8 août 2007 19:07

    Totalement irréaliste ! Je suis ingénieur de formation et je pense savoir un peu de quoi je parle.

    L’eau n’est, somme toute, que la « cendre » de la combustion (oxydation) de l’hydrogène, au même titre que le gaz carbonique (CO2) est la « cendre » de l’oxydation du carbone.

    La réaction d’oxydation dissipe de l’énergie. La réaction inverse, c’est à dire l’extraction de l’hydrogène de l’eau (ou du carbone du CO2") et qui s’appelle réduction consomme une énergie strictement équivalente à celle procurée par l’oxydation.

    On peut parfaitement dissocier l’eau (opérer une réduction) en lui procurant de l’énergie. Lors de l’oxydation de l’hydrogène obtenu, on récupérera exactement la même quantité d’énergie que celle que l’on avait fournie pour la dissociation. Donc, en principe, un bilan énergétique nul, mais il y a un gros bémol : les deux opératins successives ont provoqué une augmentation d’entropie et l’énergie obtenue est moins utilisable que l’énergie fournie. Bon, j’arrête ici, je ne vais pas faire un cours de thermodynamique.

    Concernant la transformation de la masse en énergie, c’est bien se qui ce passe dans une centrale nucléaire (on parle alors de conservation du couple matière-énergie). Après la fission d’un noyau d’uranium, la masse totale des produits de fission est légèrement inférieure à la masse du noyau d’uranium, une partie de la matière s’est transformée en énergie. La transformation inverse, énergie vers matière, peut se faire dans des accélérateurs de particules (par exemple au CERN), cela n’a strictement aucun intérêt pratique, mais un très grand intérêt en recherche fondamentale.



  • spartacus1 spartacus1 8 août 2007 14:24

    @Grasyop

    Je vous remercie de votre appréciation de mon message. Dans la mesure ou le droit constitutionnel est l’une de mes marottes, c’est un plaisir pour moi que d’en parler.

    Sous la 5eme République, l’exécutif commande au législatif par la dissolution (ce qui est une grave entorse au principe de séparation des pouvoirs). Au contraire sous la 4eme République c’est le législatif qui commandait à l’exécutif par le biais de la censure qui, si elle était votée, entrainait immanquablement la chute du gouvernement (pas mieux au plan de la séparation de pouvoirs), cause de l’instabilité gouvernementale.

    Une partie de solution consiste à supprimer totalement la dissolution du législatif par l’exécutif et à supprimer également la motion de censure, ou si ce n’est supprimer totalement la censure, faire en telle sorte que ce soit une censure morale, disant : « nous ne sommes pas d’accord », mais pas une censure menant à la chute du gouvernement.

    En ce qui concerne les pays étrangers, je ne peux que difficilement répondre pour les pays nordiques.que je connais mal. Par contre je connais un peu mieux la Suisse (j’y ai travaillé) et plus spécialement le canton de Genève (j’habites à 3 km de la frontière).

    La situation est relativement compliquée en Suisse car c’est une confédération d’États (les cantons), en fait maintenant, plutôt une fédération. Il y a donc différents niveaux de pouvoir, essentiellement pouvoir fédéral (central) et pouvoir cantonal (local). Les trois ordres de pouvoir (législatif, exécutif, judiciaire) se retrouvent à ces deux niveaux.

    1) Le législatif, sur le plan fédéral. Le parlement est bicaméral :

    a) Une chambre, 200 membres, le conseil national, est le représentant du peuple. Le conseillers sont élus à la proportionnelle intégrale (avec un quorum de 5 % je crois), les cantons forment les circonscriptions, le nombre de conseiller par canton est proportionnel à la population du canton. Cela assure la représentation la plus équitable possible de la population.

    b) L’autre chambre (46 membres), le conseil des États, est le représentant des cantons, deux conseillers par canton, indépendamment de la population. Le mode d’élection dépend des cantons, soit proportionnel, soit majoritaire. La tendance est nettement à une représentation proportionnelle.

    2) L’exécutif, sur le plan fédéral. Les sept ministres (Conseillers fédéraux) sont élus, tous les quatre ans, par le parlement, en respectant un savant dosage appelé « formule magique ». La formule magique n’est pas un impératif constitutionnel, mais une simple pratique mise en place il y a plus de cinquante ans. Elle consiste essentiellement à élire des Conseillers fédéraux en plus ou moins en proportionnellement à l’importance des partis au parlement et également proportionnellement à la zone linguistique, ce n’est pas toujours tâche aisée. Il est rarissime qu’un Conseiller en place ne soit pas réélu, mais cela arrive et encore tout récemment. Le gouvernement ne peut en aucun cas dissoudre le parlement. Le parlement, une fois le gouvernement élu ne peut pas le faire chuter. En cas de forfaiture d’un membre du gouvernement, il pourrait être destitué au terme d’une procédure assez complexe, mais, à ma connaissance, ce cas n’est jamais arrivé.

    3) Le judiciaire, sur le plan fédéral. Relativement peu important, car, si les codes pénal, des obligations et autres sont fédéraux, les codes de procédure sont eux cantonaux et la justice est administrée par les cantons. Il existe un Tribunal fédéral, qui statue sur certains délits, en particulier l’espionnage et ceux liés à l’emploi d’explosifs (qui sont du ressort fédéral) et qui fonctionne comme autorité de dernier recours, fixant la jurisprudence.

    4) Le législatif à Genève. Une seule chambre (100 membres), le Grand Conseil, élu par le peuple à la proportionnelle intégrale (avec un quorum de 7 %). La chambre ne peut pas censurer le gouvernement.

    5) L’exécutif à Genève. Sept membres, les conseillers d’État, élus par le peuple à la majorité qualifiée. Mais l’habitude est prise d’élire des conseillers plus ou moins en proportion des partis en présence au législatif. À noter qu’actuellement, Genève a un gouvernement en majorité à gauche (2 socialistes (g), 2 verts (g), 1 libéral (d), 1 radical (d), 1 démocrate chrétien (d)) et un parlement assez fortement majoritaire à droite. Et cela semble marcher beaucoup mieux que lors de la dernière législature où il y avait majorité à droite, tant au gouvernement qu’au parlement, mais il s’agissait essentiellement d’incompatibilités personnelles au niveau du gouvernement.

    6) Le judiciaire à Genève. N’ayant jamais eu affaire à eu, je ne connait pas trop bien en pratique. L’indépendance, sans être totale est réelle, si le législative fixe l’enveloppe budgétaire, la justice est largement indépendante quant à son administration. Le procureur général (plus ou moins analogue à notre garde des sceaux) est élu directement par le peuple. Comme, si je ne me trompe pas, les procureurs et juges d’instruction. Il existe un Tribunal administratif, traitant des conflits entre administration et administrés, ses membres sont également élus par le peuple.

    Voilà, un bref résumé, reprenant l’essentiel de ce que je connaît mais je peux aussi me tromper et je ne m’offusquerait aucunement qu’un meilleur connaisseur modifie ce que j’ai dit, pour autant qu’il le fasse dans le sens de la vérité.



  • spartacus1 spartacus1 8 août 2007 08:10

    Complément au message précédent !

    En fait, plus de 200 ans après la révolution, la France peine encore à se sortir de la royauté absolue. Pour caricaturer, je dirai que tout les cinq ans, elle élit un monarque, mais cela ne suffit pas à constituer une démocratie.



  • spartacus1 spartacus1 8 août 2007 08:06

    Concernant la non séparation des pouvoirs en France, je ne peux que rejoindre Forest Ent.

    Et pourtant, c’est un français, Montesquieu, qui est, en grande partie le théoricien de la séparation des pouvoirs (en fait, il parlait de distributions des pouvoirs). Idéalement, il existe 3 pouvoirs qui doivent être indépendants les uns des autres :

    1) Pouvoir législatif

    Propose et adopte de nouvelles lois. Contrôle le pouvoir exécutif par le biais du vote du budget et de l’approbation des comptes.

    2) Pouvoir exécutif

    Il gère la politique courante de l’état : fait respecter la loi, politique étrangère, dirige l’administration.

    3) Pouvoir judiciaire Il contrôler l’application de la loi et sanctionner son non respect. À noter que Montesquieu n’a pas trop développé ce dernier pouvoir.

    En France, nous sommes assez loin de respecter ces impératifs démocratiques. Les principales entorses sont au niveau de l’indépendance des 3 pouvoirs :

    - L’exécutif agit sur le législatif par le biais de la dissolution. Les députés élus, ne voulant pas prendre le risque de ne pas être réélus, craignent la dissolution et ont une propension à obéir aux injonctions de l’exécutif. C’est sans doute la plus grande des pratiques non démocratiques, celle qui fait du parlement français un parlement de béni-oui-oui. C’est ainsi que le parlement abdique totalement son rôle, ne propose plus de loi, ne faisant qu’approuver les lois proposées par l’exécutif (qui d’ailleurs, en bonne démocratie, ne devrait pas avoir de lois à proposer).

    - Le l’exécutif agit sur le judiciaire, le garde des sceaux est une réalité contrevenant à la séparation des pouvoirs. Sans parler des multiples interventions d’un ex-ministre de l’intérieur (devenue entre-temps président, ce qui ne va sans doute pas arranger les choses) dictant pratiquement aux juges les verdicts à rendre. Au chapitre du judiciaire, la France pourrait s’inspirer d’un pays pourtant producteur de bananes, le Costa-Rica (encore qu’il s’agisse d’une des trop rares démocraties d’Amérique centrale). Au Costa-Rica, la justice est totalement indépendante, recrute et gère elle-même son administration et se finance en levant ses propres impôts.

    - Le législatif peut agir sur l’exécutif par le biais de la motion de censure. Cette entorse est en fait théorique, parce que, par le biais de la dissolution, le législatif est en fait totalement soumis à l’exécutif.

    Il est piquant de constater que les pays qui respectent le mieux la séparation des pouvoirs sont aussi ceux qui tirent le mieux leur épingle du jeu : pays nordiques, Suisse.



  • spartacus1 spartacus1 5 août 2007 06:15

    @Bateleur du Tarot qui a dit :Ce qui m’afflige dans ce fil de commentaires, c’est de voir tant de donneurs de leçon bien pensants se révolter de constater que le président qu’ils ne semblent ne pas avoir élu à réussi à faire libérer des personnes condamnées à mort et emprisonnées à tord depuis huit ans, je dit bien REUSSI à les faire libérer !

    Depuis HUIT ans, vous, grands donneurs de leçon vous avez fait quoi à part condamner Guantanamo ?

    Qui était au pouvoir durant ces huit dernières années ?

    N’était-ce pas un certain J. Chirac, membre du RPR puis de l’UMP ?

    Durant ces dernières huit années, un nommé N. Sarkozy n’a-t-il pas été ministre, et même ministre d’état, no. 2 du gouvernement, durant 7 ans ?

    Alors la question qu’il faut poser est celle-ci Qu’on fait J. Chirac et N. Sarkozy pour faire libérer les infirmières durant ces huit années ?

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