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srobyl

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Je ne demande qu’à être convaincu (en un seul mot) par vos arguments

Tableau de bord

  • Premier article le 11/02/2009
  • Modérateur depuis le 10/03/2010
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Derniers commentaires



  • srobyl srobyl 11 avril 2010 19:20

    pardon..esbroufe. J’ai confondu avec la malbouffe (intellectuelle)



  • srobyl srobyl 11 avril 2010 19:16

    En effet...la note de « vie de classe » ! Quel délire ! Avec cette nouveauté fumeuse, on accrédite chez les élèves l’idée selon laquelle, l’Ecole est un lieu « à part » où les écarts de conduites sont hautement probables... En gros, si tu n’as pas transformé de prof en porte-manteaux à l’aide de fléchettes ni violé tes congénères, et si tu n’a pas foutu le bordel, t’as 18 quoi...On récompense ce qui devrait aller de soi, ce qui n’est qu’un comportement normal.... Mais par contre, surtout pas trop faire bobo au coeur par des punitions (pardon, des sanctions)
     On oublie, comme le souligne l’auteur, de rappeler encore et encore que de pouvoir aller à l’école, c’est une chance que tous les gosses de la planète n’ont malheureusement pas. J’ai eu en Afrique des classes de 54 élèves, et malgré le manque d’expérience (20 ans) et bien entendu aucune formation à l« autorité », on aurait pu y entendre une mouche voler. Autre temps, autres pays, ... 



  • srobyl srobyl 11 avril 2010 14:16

    @ jean

    C’est bien là le noeud du problème. Les pouvoirs publics, et leurs relais médiatiques voient prioritairement en l’Ecole (tous niveaux confondus, excepté le supérieur) une machine de garderie dont la fonction essentielle est d’assurer la mise entre quatre murs des enfants et des adolescents. Il suffit d’entendre les lamentations aux JT, quand il y a une grève dans l’EN...La préoccupation, c’est rarement « mon enfant aura-t-il de la culture en moins ? » mais souvent « comment vais-je faire pour qu’il soit gardé »...Croit-on encore à l’Ecole en tant que système d’émancipation, d’accession à l’autonomie, à la réflexion, en un mot à la liberté ? C’est bien la question que je me pose..Il faut vraiment que les grèves s’éternisent pour qu’on commence à sussurer un doute : « n’y aura-t-il pas de retard dans le programme ? » Sur font d’angoisse d’employabilité, bien sûr et non de crainte d’une quelconque atteinte à ce qui devrait faire la composante n°1 d’un être humain digne de ce nom, à savoir l’édification de ses connaissances. Comment en serait-il autrement, quand le premier « personnage » de l’Etat, pure émanation du populo qui l’a majoritairement élu, se torche avec la Princesse de Clèves ? 
     Des trublions dans les classes, pourquoi pas, mais en aucun cas à l’extérieur. Ni près du bureau de M. le Proviseur, ce qui gênerait la digestion de son café-crême -croissant, et encore moins dans les rues ! Sauvageons, va !
     D’où cette obsession du maintien en classe coûte que coûte, alors qu’on sait très bien, eux comme nous, qu’il existe des cas d’élèves qui n’ont qu’une idée en tête : semer la pagaille avec peut-être, inconsciente, l’envie d’être exclu définitivement d’un système qu’ils vomissent. J’’en ai rarement rencontré , mais je sais que dans certaines boîtes, ils sont légion.
    Alors que faire ?



  • srobyl srobyl 10 avril 2010 22:16

    Entièrement d’accord, Paul Villach, avec votre analyse.
    Le programme de mise à mort de l’Ecole Publique, programme aux multiples facettes, se poursuit inexorablement. 
    Extrait d’une conversation entre une de mes stagiares qui avait de gros soucis de discipline dans sa classe et le chef d’Etablissement :
     « ce qui se passe exactement dans votre salle, une fois que vous y êtes enfermée avec vos élèves,ON- S’EN-FOUT  ! Pourvu que le calme règne !
    Ca donne déjà une vague idée de la haute estime que les principaux portent à l’acte pédagogique. Ce qu’ils veulent c’est du tape-à-loeil, que la vitrine de leur boîte soit bien bling-bling, avec une multitude d’ »actions éducatives, à base d’options spectaculaires, des classes « de découverte » mais surtout, surtout, pas d’indiscipline dans leur boîte. Qu’on ne catalogue pas leur bonbonnière dans le registre des établissements à problèmes. Ca fait penser à ce vieux colonel, interrogé sur les tortures et qui disait « je ne dis pas que ça n’a pas existé, mais ...pas chez nous, en tous cas. » 
    Si l’Armée est la Grande muette, l’E.N. est la grande menteuse. J’ai même vu, à l’approche de la rencontre des profs avec les parents, un Principal demander à un collègue amateur de plongée et qui revenait de la Guadeloupe, d’exposer sa collection de coquillages comme si elle venait de ses élèves après étude du milieu marin !. 
    Quand un système est basé sur le mensonge et l’esbrouffe, il ne faut pas s’étonner qu’il se condamne à disparaître un jour



  • srobyl srobyl 9 avril 2010 18:58

    Intéressante analyse...La question finale est bien vue et est à elle seule une réponse supplémentaire...« Ca sert à quoi ? » 
     Une bonne moitié des Français sont désabusés, ne croient plus ni aux urnes ni aux manifs « bon enfant »...Savent plus quoi faire, recroquevillés comme un animal qui n’a plus beaucoup d’issues...Pas bon signe.
    Si comme c’est probable la tendance des gouvernants à les prendre pour des cons se confirme, saccentue, et la crise aidant, le sursaut risque un jour d’être très violent. On n’a pas encore atteint la « masse critique » avant la réaction en chaîne... smiley

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